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Soutien à Patrick Mistretta

Source http://sinelege.hypotheses.org/1026

Soutien à Patrick Mistretta

18 juillet 2011

Par

Nous, enseignants-chercheurs des universités, exprimons notre opposition au veto opposé par le président de l’Université de Clermont au recrutement en qualité de professeur de M. Patrick Mistretta dans la section 01.

L’Université de Clermont-Ferrand a ouvert un poste de Professeur « voie longue ». Cette voie de recrutement est réservée aux maîtres de conférences titulaires de l’habilitation à diriger des recherches qui ont accompli 10 années de service (dont 5 en qualité de maître de conférences titulaire ou stagiaire) dans un établissement d’enseignement supérieur. Le candidat doit être auditionné par un comité de sélection. La décision de ce comité doit être validée par le conseil d’administration de l’Université. Enfin, le C.N.U doit formuler un avis sur les candidats retenus par l’établissement.

M. Patrick Mistretta a été classé 1er sur ce poste, décision validée par le conseil d’administration de l’Université. Le C.N.U a émis un avis très favorable sur lui.

Malgré l’ensemble de ces faits, la convergence des instances universitaires et du C.N.U sur les qualités du candidat et l’adéquation de son profil au poste ouvert par l’université, le président a décidé de s’opposer au recrutement de M. Mistretta en s’appuyant sur l’article L. 712-2, alinéa 9, du Code de l’éducation aux termes duquel  « aucune affectation ne peut être prononcée si le président émet un avis défavorable motivé », sous réserve des dispositions statutaires relatives à la première affectation des personnels recrutés par concours national d’agrégation de l’enseignement supérieur.

Le droit de veto du président de l’université ne saurait être utilisé à contre-courant de l’avis convergent d’instances composées de professeurs des universités. La position du président de l’université de Clermont s’analyse comme une ingérence injustifiée dans la liberté et l’indépendance des enseignants-chercheurs.

Appel à signatures:

Cette décision apparaît particulièrement inquiétante. Ainsi, tous les enseignants-chercheurs désireux de manifester leur opposition, peuvent le manifester en adressant leurs nom, prénom et qualité à Jean-Baptiste THIERRY (Jean-Baptiste.Thierry-at-univ-nancy2.fr) ou en insérant un commentaire à ce billet. La liste des signataires sera adressée au président de l’université de Clermont et au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche

Nous reproduisons ci-après un texte qu’il est utile de conserver sous le coude …

JORF n°0061 du 12 mars 2008 page 4502
texte n° 37

ARRETE
Arrêté du 5 mars 2008 relatif à la procédure d’inscription après deux refus sur les listes de qualification aux fonctions de maître de conférences et de professeur des universités par les groupes du Conseil national des universités (année 2008)

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Parmi les questions qui nous sont posées figure souvent celle des maîtres de conférences et professeurs associés. Nous reproduisons donc ci-après le décret de 2002 qui porte l’essentiel du dispositif applicable à ces postes particuliers.

JORF du 9 août 2002 page 13660

DECRET
Décret n° 2002-1069 du 6 août 2002 modifiant les décrets n° 85-733 du 17 juillet 1985 relatif aux maîtres de conférences et professeurs des universités associés ou invités et n° 91-267 du 6 mars 1991 relatif aux enseignants associés ou invités dans certains établissements d’enseignement supérieur relevant du ministre chargé de l’enseignement supérieur
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Plusieurs questions nous ont été posées et nous ne parvenons pas à trouver de réponses textuelles précises aussi avons nous décidé de les soumettre à la collectivité :

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  • Quels sont les textes qui définissent la notion de jeune équipe de recherche et ses modalités de reconnaissance ?
  • Une jeune équipe de recherche peut-elle être établie sur plusieurs universités ?
  • Peut-on être rattaché à une jeune équipe de recherche et à un laboratoire ?
  • Quels sont les textes applicables à la reconnaissance et au fonctionnement des laboratoires de recherche ?

Merci par avance pour les pistes de réponse que vous pourriez apporter.

Séquence publicité … d’utilité collective : depuis quelques jours, le site "En direct des facs de droit" fonctionne à nouveau. Cet espace a pour vocation la diffusion d’informations relatives à la vie des établissements à dominante juridique :

  • Conférences et colloques
  • Masters
  • Soutenances de thèses
  • Parutions d’ouvrages
  • Initiatives locales …

Des développements sont à terme envisageables : textes de cours ou conférences, diffusion de corrigés, interwiev(s) etc.

Il est apparu ces dernières semaines que l’on reprochait aux enseignants chercheurs de ne pas être assez visibles notamment à l’international. Il convient donc d’y remédier. Ce site se fixe cet objectif. Pour l’heure, la fréquentation moyenne est de près de 2000 personnes/jour dont un tiers de l’étranger ce qui montre l’intérêt du dispositif. L’une des clefs de la réussite de cette opération repose sur la transmission de l’information de la part de ceux qui sont présents sur les établissements c’est-à-dire VOUS !

Il vous suffit donc de transmettre un mail aux adresses suivantes :

N’hésitez pas par ailleurs à faire circuler l’adresse du site  à vos collègues ou étudiants, n’hésitez pas à placer des liens sur votre propre site !

www.facsdedroit.fr

Enfin, après la liste des facultés de droit françaises et la liste des facultés de droit étrangères sur le net (cette dernière se complète progressivement), une liste des universitaires sur internet devrait également être mise en place dans les prochaines semaines, suivie d’une liste des sites d’étudiants en droit. N’hésitez pas à transmettre toute adresse dont vous auriez connaissance.

Merci par avance

Au début du mois de février, Franz-Olivier Giesbert publiait dans Le Point un édito particulièrement remarqué des enseignants chercheurs. Si ce n’est déjà fait, vous pourrez en prendre connaissance ci-après. Nous sommes apparemment nombreux à trouver l’article insultant. Nous faire reprocher la qualité de notre travail de la part de quelqu’un qui doit avoir sa carte de presse et qui n’a même pas fait l’effort d’enquêter sur le sujet est, pour reprendre ses termes, "navrant". Il faut savoir qu’Olivier Beaud participait jusqu’à il y a peu à ce journal. Il adresse aujourd’hui une lettre à Franz-Olivier Giesbert pour lui indiquer qu’il cessait sa collaboration avec le périodique. C’est ce courrier que nous reproduisons. Notre collègue fait ici preuve d’une grande cohérence avec ses propres convictions et il faut saluer sa décision. Lire la suite »

La lettre des 122

Institut Universitaire de France : « LA LETTRE DES 122 »
à Monsieur N. Sarkozy, Président de la République Française

Le mercredi 11 janvier 2009, (cette lettre a été rendue publique ce jour)

Monsieur le Président,
Nous, membres de l’Institut Universitaire de France (IUF), tenons à vous faire part de la stupéfaction que nous avons éprouvée lors de l’audition de votre discours du 22 janvier dernier à l’occasion du lancement de la réflexion pour une stratégie nationale de recherche et d’innovation.
La recherche menée au sein des Universités françaises ‐ souvent en association avec les grands organismes de recherche français – est d’une qualité et d’une diversité reconnue internationalement. L’IUF, par sa richesse disciplinaire, par son recrutement fondé sur une évaluation internationale des candidatures –si tant est que le fait du Prince ne vienne pas interférer comme nous avons hélas eu à le regretter pour la première fois cette année‐, et par l’indépendance accordée à ses membres, associée à une évaluation a posteriori, constitue une excellente synthèse du modèle français de recherche universitaire. L’IUF n’est pas « l’arbre qui cache la forêt » : il regroupe des enseignants‐chercheurs et des enseignantes‐chercheuses représentatifs de la qualité de la recherche développée dans leurs universités, y compris celles de taille moyenne ou faible.

Monsieur le Président, nous n’acceptons pas les sarcasmes qui ont émaillé votre discours. Les métaphores –« immobilisme », « frilosité », « repli sur soi »‐ sont aux antipodes de notre réalité quotidienne et de la passion que nous consacrons à notre travail. Nous n’acceptons pas non plus les contre‐vérités : budgets prétendus en hausse, résultats de la recherche française prétendus en retrait de ceux d’autres pays, prétendue absence de l’évaluation de nos métiers. Nous sommes habitués aux vérifications, aux débats, aux confrontations. Chaque jour, nous devons argumenter pour défendre une idée, une découverte. Nous ne pouvons croire que notre Ministère ignore cela. Il aurait dû vous en
informer ou tout au moins vous auriez dû l’écouter.
Nous, universitaires de divers horizons et aux avis parfois divergents sur la manière d’envisager le fonctionnement de l’Université, sommes donc unanimes : le manque de considération dont vous avez fait preuve à l’égard du monde de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur le 22 janvier dernier a eu et aura des effets catastrophiques, dont notre réaction aujourd’hui veut témoigner. Il s’écoulera du temps avant que la majorité des enseignants‐chercheurs et enseignantes‐chercheuses de notre pays recouvre un semblant de confiance en ses dirigeant(e)s.

La recherche universitaire constitue le monde de l’exploration des inconnues. Il n’est pas celui de l’immédiateté, de la rentabilité à court terme et du paraître. La qualité de ses productions ne se mesure pas systématiquement avec des indicateurs chiffrés et des classements internationaux. Si l’Université est construite sur la seule finalité économique, cela ne peut que limiter sa vocation et contribuer à détruire la culture. Nous ne contestons pas le besoin de réformes. Mais celles‐ci doivent être construites en concertation et en tenant compte de l’identité universitaire.

Avec nos sentiments les plus respectueux pour la fonction que vous incarnez. Lire la suite »

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