1 – GAUDEMET Sophie
2 – D’AVOUT d’AVERSTAEDT Louis
3 – AYNES Augustin
4 – BINCTIN Nicolas
5 – TROPPOZ Edouard
6 – AUBRY Helene
7 – GODOCHOT Sara
8 – LOKIEC Sara
9 – CHAINAIS Cecile
10 – PICHARD Marc
11 – FERRIER Nicolas
12 – HONTEBEYRIE Antoine
12 – BORIS Evelyne
13 – SEGONDS Marc
14 – PIN Xavier
15 – GRIMALDI Cyril
16 – BICHERON Frederic
17 – GENICON Thomas
18 – REMY Benjamin
19 – TRANCHARD Laeticia
20 – PERREAU-SAUSSINE Louis
21 – CHANTEPIE Gael
22 – ROUVIERE Frederic
23 – JULIEN Jerôme
24 – PARROT Karine
25 – DONDERO Bruno
26 – ZOLYNSKI Celia
Bravo chers collègues. Vous avez réussi un concours difficile. Et n’oubliez pas que vous avez été Maîtres de Conférences
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L’AGREGATION 2006-2007
DROIT PRIVE ET SC. CRIMINELLES
EN QUELQUES CHIFFRES
. 32 facs présentes au concours
. 241 inscrits
. 28 lauréats
. soit 12% des inscrits
Légende:
(a) nombre d’inscrits au concours par fac
(b) nombre de lauréats par fac
(c) rapport lauréats par fac/nombre d’inscrits par fac
(d) rapport lauréats par fac/ total des lauréats
Les facs d’appartenance sont celles où la thèse a été soutenue.
……………(a)…(b)…(c)…(d)
Aix-Marseille..19…..2….11%….7%
Bordeaux…….11…..1….10%….4%
Caen…………3…..0…..0%….0%
Chambéry……..1…..0…..0%….0%
Dijon………..3…..1….33%….4%
Grenoble……..3…..1….33%….4%
Le Mans………1…..0…..0%….0%
Lille……….11…..0…..0%….0%
Limoges………2…..0…..0%….0%
Lyon II………1…..0…..0%….0%
Lyon III…….10…..0…..0%….0%
Montpellier….16…..1…..6%….4%
Mulhouse……..1…..0…..0%….0%
Nancy………..3…..0…..0%….0%
Nantes……….6…..0…..0%….0%
Nice…………8…..0…..0%….0%
Orléans………3…..0…..0%….0%
Paris I……..43…..5….12%…18%
Paris II…….41….12….29%…43%
Paris V………4…..0…..0%….0%
Paris IX……..1…..1…100%….4%
Paris X………6…..2….33%….7%
Paris XI……..2…..0…..0%….0%
Paris XII…….3…..0…..0%….0%
Pau………….4…..0…..0%….0%
Poitiers……..6…..0…..0%….0%
Reims………..3…..0…..0%….0%
Rennes……….1…..0…..0%….0%
Rouen………..3…..0…..0%….0%
Strasbourg……5…..0…..0%….0%
Toulouse…….16…..2….13%….7%
Tours………..1…..0…..0%….0%
Petite question : il me semble pourtant qu’un lillois a été agrégé à ce concours, en tout cas quelqu’un du Nord.
72% viennent de Paris si mais calcul sont bons et cela ne dérange personne !!!!! merci pour ces stats si elles sont justes.
Edouard Treppoz (et non Troppoz) était en poste en tant que MCF à Lyon III…
Et c’est reparti:
Vu au JO de ce 9 mars 2008:
Arrêté du 4 mars 2008 fixant les modalités d’inscription en vue de pourvoir des emplois de professeur des universités dans les disciplines juridiques, politiques, économiques et de gestion pour le premier concours national d’agrégation de l’enseignement supérieur
http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000018230142&dateTexte=
Bonne chance aux candidats
POUR CEUX QUI NE SONT PAS ENCORE EN VACANCES, UN EXTRAIT DU RAPPORT SCHWARTZ (p. 60) ;
“”Dans les disciplines juridique, politique, économique et de gestion, il existe deux concours nationaux d’agrégation, le premier est ouvert aux titulaires d’un doctorat ou d’une HDR et le second aux maîtres de conférences et maîtres-assistants âgés d’au moins quarante ans et comptant au moins dix années de service. Contrairement aux concours prévus dans les autres disciplines, les candidats présentent pour le premier concours au moins trois leçons et leur
affectation est fonction de leur rang de classement au niveau national 75. En 2007, sur 377 candidats enregistrés, 102 ont été admissibles avec un âge moyen compris entre 35 ans et 7 mois pour les hommes et 36 ans et 6 mois pour les femmes. 70 % des lauréats étaient MCF de classe normale et 18 % n’étaient titulaires d’aucun corps de l’Enseignement supérieur.
Le rapport de la Cour des comptes sur la Fonction publique de l’Etat de 2001 soulignait le coût très élevé de ce type de concours : près d’1 M€ pour 650 candidats en 1997 et 1998. Des travaux récents ont mis de surcroît en évidence que ces jurys nationaux ne sont pas à l’abri d’effet de réseaux (note 76).”"
QUELLES SUITES ?
L’argument du coût est fallacieux: on compare l’agrégation avec les autres modes qui fonctionnaient gratuitement (même le CNU à l’époque, mais il y a de petites indemnités depuis). Cela va peut-être changer avec les nouvelles méthodes car il n’y a aucune raison de travailler gratuitement pour les comités de sélection…
Ceci dit, cela fait moins de 1500 euros par candidat, ce qui n’est pas beaucoup par rapport au coût de recrutement d’un cadre supérieur.
Quant aux effets de réseau, cela concerne les économistes, mais c’est normal: ils sont les champions du marché…
Bonjour,
selon le Rapport SWARTZ, “Des travaux récents ont mis de surcroît en évidence que ces jurys nationaux ne sont pas à l’abri d’effet de réseaux”.
Difficile de croire que ce ne soit pas le cas lorsque l’on songe qu’au terme du concours 2006-2007, 72 % des candidats reçus étaient parisiens (si j’en juge par les statistiques aimablement fournis par Frédéric).
Et sur les derniers concours, combien de “petites facs” peuvent-elles se targuer d’avoir eu des admis ?
Cela dit, difficile de faire autrement avec un concours où toutes les épreuves se déroulent à l’oral, avec une subjectivité nécessairement exacerbée.
Dans la même position qu’un membre du Jury, ne souhaiterait-on pas voir son “poulain” définitivement admis plutôt qu’un inconnu ?…
Le pire étant ces facs qui ne mettent plus de postes au concours pour mieux les demander l’année d’après et faire venir “leurs” candidats à la mutation. Il suffit de regarder leur recrutement des dernières années pour s’apercevoir qu’elles n’ont jamais recruté quelqu’un formé dans une autre faculté.
Sans réforme (mais laquelle ?) le localisme aura toujours de beaux jours devant lui…
A Norbert et quelques autres,
Effectivement, je crois qu’il est tès pertinent de comparer un concours qui a un coût très élevé avec les autres concours (passés ou présents) qui n’en ont pas (dans les mêmes proportions). Concernant l’institution des comités de sélection, je crains que ses membres soient défrayés aussi bien que les anciens membres des commissions de spécialistes.
Si tu dis que les effets de réseau ne concernent que les économistes, je suis rassuré (…)
Mais le plus important n’est pas là. Pour les plus jeunes, je rappelle que nos deux concours nationaux d’agrégation (sections 1 à 6 du CNU), aussi pertinents soient-ils, n’existent pas pour l’immense majorité des sections du CNU (plusieurs dizaines). A ma connaissance, le système qui est appliqué par nos collègues, aussi éminents que nous, fonctionne bien. La recherche française dans les sciences dites dures n’a pas, me semble-t-il, à rougir. Quelle pertinence à maintenir les deux concours nationaux d’agrégation, pour les seules sections 01 à 06 ?
On sait que cette voie de recrutement des PR, exceptionnelle dans l’enseignement supérieur mais ô combien défendue par nos pairs (juristes, économistes et gestionnaires), favorise le recrutement de PR trentenaires (certes brillants mais inexpérimentés et parfois rapidement avocats) et le maintien de l’immense majorité des MCF dans leur statut jusqu’à leur retraite. Est-ce là la meilleure façon d’inciter des MCF (les 2/3 du corps des enseignants-chercheurs) à poursuivre leurs activités avec foi ? Pour ceux qui ont travaillé ou qui travaillent dans des universités pluridisciplinaires (tant mieux ou tant pis pour les autres) l’injustice est particulièrement ressentie et vécu tout au long d’une “carrière”. Alors que toutes les sections CNU permettent raisonnablement à nos collègues MCF de passer PR après avoir fait leurs preuves pendant un certains nombre d’années, les MCF des sections 01 à 06 comptent sur les doigts d’une main le nombre de postes proposés chaque année au plan national à la voie longue (PR de seconde zone chez nous mais seuls PR partout ailleurs). L’espoir s’éteint chaque jour un peu plus pour les quinquagénaires et les quadragénaires (jamais aussi nombreux qu’aujourd’hui) MCF de droit, d’économie et de gestion ; au même moment l’espoir grandit pour nos collègues MCF dans l’ensemble des autres sections du CNU.
Pour ma part, sauf à la marge, je ne crois pas sincèrement et en toute objectivité que ce soit le prix de l’excellence. le ratio avantages-inconvénients doit être pesé sérieusement par le pourvoir politique, avec des MCF parmi ses conseils pour éviter que d’autres ne soient à la fois juges et parties.
Bonjour,
Vous pouvez ajouter à la liste des “MCF de droit, d’économie et de gestion” ceux de science politique, qui sont confrontés aux mêmes problèmes (le MCF Jérôme Valluy milite depuis longtemps pour la disparition de l’agrég de sc. po, par exemple).
Certains en viennent même à passer leur HDR en sociologie, afin de pouvoir candidater sur des postes de professeur dans cette discipline soeur.
Bonjour,
j’aimerais savoir si le concours d’agrégation est maintenu tel quel. Beaucoup d’entre nous, MCF en province, n’ont pas les moyens financiers de passer ce concours à Paris, en particulier la leçon de 24 heures: le concours coûte environ 8 000 €.
Merci de vos réponses.
Ayant malheureusement une certaine expérience du “concours” d’agrégation, je pense qu’il est salutaire de souligner que ce mode de sélection ne présente aucune garantie réelle contre les abus du parisianisme et du favoritisme:
-aucun candidat n’est anonyme
- le nom des futurs reçus “circule” généralement bien avant la fin du concours
- le président constitue lui-même le jury, donc il n’y a aucun contre-pouvoir au sein de ce dernier
- enfin les résultats parlent d’eux-mêmes : 75 % des reçus viennent ou ont fait leur thèse à Paris I ou II, c’est quand même bizarre, non ?
Personnellement, j’ai vu des gens brillants éliminés, et des médiocres être reçus avec les honneurs.
L’agrégation vient de la IIIème République, et ce n’est pas un hasard si dans les pays qui sont à la pointe de la recherche scientifique (USA, Japon, Israël, etc), ce mode de recrutement n’existe pas.
Pour empêcher les abus, plusieurs propositions peuvent être faites :
- imposer la présence de non-universitaires à parité (notaires, huissiers, magistrats, etc.)
- retirer au président le pouvoir de constituer lui-même le jury
- instaurer une autorité de contrôle.
Pour info, certaines universités acceptent de prendre en charge tout ou partie des frais engagés par leur personnel pour passer l’agrégation. Je suppose que cela diffère selon les endroits, mais par ex. Strasbourg a voté un remboursement des frais à hauteur de 5000 euros pour les admissibles.
Effectivement, certaines facultés remboursent une partie des frais des admissibles. C’est une aide appréciable, mais sur le fond, cad la question du sérieux et de la déontologie du “concours”, ça ne change le problème principal. C’est un problème important, mais ce n’est pas le problème numéro 1.
Le problème numéro 1, c’est quoi, me direz-vous ? C’est tout simplement que l’agrégation n’est pas un vrai concours, contrairement à son appellation officielle et au discours qui l’environne.
Pourquoi ?
Parce qu
Effectivement, certaines facultés remboursent une partie des frais des admissibles. C’est une aide appréciable, mais sur le fond, cad la question du sérieux et de la déontologie du “concours”, ça ne change le problème principal. C’est un problème important, mais ce n’est pas le problème numéro 1.
Le problème numéro 1, c’est quoi, me direz-vous ? C’est tout simplement que l’agrégation n’est pas un vrai concours, contrairement à son appellation officielle et au discours qui l’environne.
Pourquoi ?
Parce qu’il n’y a AUCUN ANONYMAT des candidats. Les candidats connaissent les membres du jury – parfois ils travaillent avec eux depuis plusieurs années, quand ils ne vont pas manger ensemble régulièrement, et les membres du jury connaissent les candidats, ainsi que leur faculté, leur parcours et leurs relations.
Au dernier “concours” de droit public, 7 reçus -ou 8 je ne me souviens plus – avaient fait leur thèse avec un même membre du jury, et 3 avec un autre membre du jury. Et ce n’est là que ce qui apparaît de façon ostensible et vérifiable. Il faut rappeler que n’importe où ailleurs, dans un vrai concours, ce genre de choses ne peut pas arriver.
C’est ce genre de pratique qui explique que l’on puisse parfaitement être reçu en étant médiocre, voire mauvais, ou échouer en étant brillant le jour j parce qu’on a travaillé comme un fou et qu’on y croyait… C’est aussi ce qui explique que Untel, compétent, échoue, alors que Untel, du même niveau, réussit : le choix du jury s’est tout simplement fait sur des critères liés aux relations du candidat.
Merci pour ces précisions, cela me conforte dans l’idée de partir à l’étranger.
ça fait plasir de voir que les privatistes sont bien au courant des maguouilles de l’agrèg de droit public, surtout celle de 2008 qui a excellé en son genre.
On se sent moins seul d’un seul coup …
PS : autre cas de figure qui s’est présenté dans ce concours de la 02 en 2008 : lorsque un candidat est admis et que dans le jury, siège un très, très, très grand ami de son directeur ou directrice de thèse …( vacances ensemble, ect …) Est-ce normal ? NON. Il devrait là aussi avoir un déport du membre du jury concerné, comme cela serait exigé pour n’importe quel concours digne de ce nom.
C’est pour cela qu’aujourd’hui, en droit public du moins, ( en 01 je ne sais pas vraiment), l’agrégation ne veut plus rien dire et on rit doucemnt entre nous à propos de tel ou tel agrégé …
En 01, la moitié au moins des futurs reçus à l’actuel concours est déjà connue. Ensuite, il y a toujours quelques surprises et des candidats sans relations qui réussissent, mais ils sont rares…
Toto, je suis très content de voir que le langage de la vérité commence à s’épanouir sur internet. Je pense que les abus du système ne peuvent exister que parce que personne jusqu’à présent ne disait la vérité. Si elle vient à être dite et répétée, les choses pourraient changer. C’est ce que les sociologues américains appellent la “sunshine regulation” : faites apparaître au grand jour les injustices, les abus d’autorité, les discriminations, faite les connaître de tous, et les choses pourront peut-être changer. La racine de tous les abus, et c’est valable pour l’agrégation, c’est le tabou. En fait, pour en avoir discuté avec des professeurs (agrégés je précise), il me semble que tout le monde sait plus ou moins comment les choses fonctionnent réellement. Mais personne ne le dit. Donc les abus continuent…
Pour ce qui de l’agrégation de droit public, les faits sont là. Un certain membre du jury a bien formé ses 7 ou 8 élèves, puisqu’ils ont tous été reçus… Dans le même temps, des spécialistes de la même matière qui n’ont pas eu la chance d’être formés par lui, et dont certains étaient excellents, ont été éliminés…
Pour ce qui est de l’agrégation de droit privé, certains faits doivent soulignés. Lors du concours de l’année 2004, présidé par un parisien, connu pour la violence de ses propos anti-européens et très à droite, 24 reçus sur 28, soit 86 % des reçus avaient leur thèse dans une grande fac parisienne (le plus souvent Paris I ou Paris II). Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Lors du concours 2006, le président était d’Aix en Provence, et deux candidats de cette fac ont été reçus : une, qui avaient fait sa thèse avec lui, et un autre avec un collègue qui travaille dans le même laboratoire. Ils ont certainement eu la chance d’être bien formés.Quant aux autres candidats de la même faculté, et parmi eux certains étaient excellents, ils ont “échoués”. Pour le reste, la majorité des reçus étaient encore de Paris I ou de Paris II, et je ne parle même pas des fils de professeurs, quant ils ne sont pas en plus petits-fils de professeurs… à Paris I ou à Paris II !
En ce moment, l’agrégation de droit privé est en cours et ses ravages ont déjà commencé. On murmure déjà le nom des premiers au classement, et de très bons candidats ont d’ores et déjà été éliminés au premier tour.
“parisien, connu pour la violence de ses propos anti-européens et très à droite”
Ce genre de propos tenu a l abri de l anonymat n apporte rien a votre demonstration.
La personne que vous visez ainsi est un grand prof, brillant et integre intellectuellement, faisant honneur a la tradition doctrinale francaise et dont les ecrits demeureront.
On peut critiquer le concours d agregation sans verser inutilement dans l attaque personnelle, souvent injuste.
Je fais juste cette remarque dans l interet de ce blog qui doit rester respecte et credible.
@mcf droit prive
“parisien, connu pour la violence de ses propos anti-européens et très à droite”
je ne vois pas en quoi cette phrase est injurieuse ??? On pourrait tout autant dire que telle personne est très pro-européenne et très à gauche. C’est une manière de la qualifier sans tomber dans l’injure.
@EMET
En fait, je pense absolument comme vous et ce blog est le seul qui puisse contenir une liberté de parole. Pour les autres blogs, aujourd’hui, c’est plus difficile, la parole est immédiatement contenue.
Sur le blog du Prof. Rolin ( un blog où il y avait aussi une liberté de parole), par exemple, lorsque les résultats ont été proclamés en juin 2008, plusieurs personnes, ( et pas seulement des recalés), ont pu vivement réagir pour pointer le clientélisme outrancier du concours 2008, des critiques qui ont été manifestement relayées et se sont répandues ( c’est de cette manière que je n’en ai entendu parler dans ma faculté et ai constaté, en effet, à la lecture des résultats les liens “incestueux” entre les admis et certains membres du jury).
C’est un tort de la part de certains universitaires de garder le silence car si l’agrèg a aujourd’hui si mauvaise presse parmi les universitaires , c’est en raison de ces pratiques qui sont tues et qui ont complètement délégitiméeet discrédité le concours.
Nous verrons si l’actuel concours de droit privé ne fait que conforter ces pratiques … ce qui est fort possible.
Généralement, il est reconnu aujourd’hui, au gré de ces années de clientélisme, dont le paroxysme fut atteint en 2008 pour la 02, que sur un concours à 30 places, 5 sont places vraiment jouables “honnêtement” c’est à dire sans réseau et sans appui et sur ses seules compétences et son travail. Au delà, c’est impossible; il faut de l’aide …
Bonjour,
Je viens d’être recalé à l’épreuve sur travaux. Beaucoup d’éminents spécialistes ne cessaient toutefois de me répéter que j’ai une excellente thèse, ils se sont probablement trompés. Avec le recul, je crois être arrivé un peu trop anonymement, la publication de ma thèse dans une très grande (et restreinte) collection n’étant pas encore annoncée. Pour le prochain concours j’essaierai d’arriver mieux armé, c’est-à-dire avec une très grosse publicité personnelle quant à mes travaux.
Ma fac n’est pas représentée au sein du jury, aucun des membres de mon jury de thèse ne figure dans le jury, aucun n’a eu à examiner mon dossier au CNU, bref j’étais un candidat parmis d’autres, cela m’a probablement été fatal.
Je constate tout de même que les 3 facs qui ont le mieux réussi à l’issue de la première épreuve sont, oh surprise, Paris 2, Paris 1, et Paris 10, toutes les 3 représentées dans le jury. Et ensuite, quelles sont les provinciales ayant le mieux réussi ??? Vous ne me croirez pas mais ce sont Bordeaux et Aix-Marseille! les deux autres facs représentées (je ne compte pas l’historien). Aix-Marseille a tout de même de droles d’habitudes, il suffit de comparer leurs résultats au CNU lorsque le Pr. Mestre présidait la section 01 et depuis qu’il n’y ait plus…
Autre fait troublant pour le concours 01 de cette année, un membre du jury et un candidat portent le même nom de famille et enseignent dans la même université parisienne…
anti-européen et très à droite : en gros, c’est extrême droite.
C’est gravissime de mettre une personne d’extrême droite ( ou très très à droite) quelque soient ses compétences, à la tête d’un jury d’agrégation qui pourrait être, subtilement, utilisé comme tribune. Surtout, c’est clair que certains candidats seront d’office ” écartés” pour des raisons idéoloqiques, sociologiques ou autre avec un tel Président de jury .
C’est comme mettre, comme pour le dernier concours d’agrégation de droit public, comme Président de jury une personne d’influence et de réseau. On a vu le résultat.
Les cabinets feutrés du ministère devraient prendre leur responsabité au moment de la nomination du Président du jury.
Bonne année à tous, malgré la folie des hommes …
@ 2009 et toto : il faut avoir bien peu d estime envers les membres du jury pour les accuser implicitement de laisser interferer des considerations politiques dans la selection des candidats, quels que puissent etre les defauts de l agregation externe par ailleurs. Personnellement je ne crois pas a ces interferences politiques, notamment s agissant de la personne incriminee plus haut, dont le devouement a l universite est notoire, et les travaux comme l enseignement respectes et admires de la grande majorite de ses collegues.
maintenant, @ tous. L idee de depart de l auteur de ce blog semblait de rendre public des propositions susceptibles d ameliorer la situation des mcf.
Or, actuellement c est bien d une degradation sans precedent de leur situation dont les enseignants chercheurs en general, les juristes et les autres enseignants en sciences humaines notamment, et les mcf de ces disciplines tout particulierement, sont menaces par le projet de reforme de leur statut, lequel prevoit la modulation des services.
Nous n avons su reagir avec suffisamment de rigueur a la loi sur l autonomie des universites et nous recueillons les fruits de notre passivite avec le projet de reforme des statuts, qui se presente comme la consequence logique de la loi d autonomie.
La recherche des moyens de faire echec a ce projet scelerat devrait etre la priorite des priorites ; et franchement, dans ce contexte, le proces instruit contre le concours d agregation, me semble a contre-temps. Ce n est pas le moment pour les enseignants chercheurs de se diviser dans des guerres pichrocolines, le ministere n attendant que cela pour passer en force, son refus d une quelconque concertation en l etat prouvant sa determination.
A 2009 et à MCF : Petite précision importante, avant d’être mal compris
Je n’ai pas parlé de “professeur “anti-européen et très à droite, j’ai parlé de “publications” anti-européennes, entendez très critiques voire virulentes envers la construction européenne. Par ailleurs, il me semble que le courant anti-européen se trouve, dans la frange droite de la droite classique. De la même façon, je n’ai pas parlé d’ “extrême-droite”, laquelle recouvre des individus peu recommandables et dont le discours n’est fondé que sur la haine, et non sur la science, et qui n’a rien à voir avec notre sujet. Au demeurant, on peut remarquer qu’il existe un courant anti-européen dans la gauche de la gauche (Chevènement, Fabius, etc.), alors la droite et la gauche classiques sont l’une et l’autre pro-européennes. Je n’ai rien dit d’autre, et ne souhaite rien dire d’autre, que ce soit bien clair sur ce point. Si j’ai suggéré autre chose, j’en suis désolé et j’espère cette fois être assez clair.
De même, si j’ai parlé d’un “parisien”, ce n’est pas pour viser une personne, que d’ailleurs je ne connais pas, c’est simplement pour dire que statistiquement l’essentiel des reçus provient toujours de Paris I ou de Paris II, quelque soit le président. Ce qui me semble étonnant, ne serait-ce que d’un point de vue purement mathématique : il y a 80 facultés à peu près en France, et il en y a 2 seulement qui emportent la mise à tous les coups, ce qui n’est pas conforme aux règles élémentaires de probabilité, sauf à considérer que les provinciaux sont majoritairement de mauvais juristes, ne sachant pas réfléchir, n’ayant pas les connaissances, etc. Mais si c’est le cas, il faut sérieusement se poser des questions : comment se fait-il que les provinciaux soient nuls ?
A part ça, je n’ai rien contre Paris, ni contre les parisiens, que ce soit là encore bien clair. Au contraire, je suis d’origine parisienne… Disons seulement que je relève une injustice mathématiquement établie.
Pour reprendre le sujet, voici donc ce que je voulais dire.
Il n’y a AUCUN ANONYMAT dans le “concours” d’agrégation. Aucun concours important de la fonction publique ne fonctionne, sauf erreur de ma part, sans anonymat : qu’il s’agisse de l’agrégation de philo, du concours de la magistrature ou du concours de commissaire de police… Si les résultats de ces concours s’apparentaient à ceux de l’agrégation de droit, il y aurait du grabuge.
Quand vous passez l’agrégation, le jury vous voit arriver, il sait qui vous êtes, avec qui vous travaillez, par qui vous avez été formé, dans quelle fac vous êtes, et même ce que vous pensez. Dans un vrai concours, à mon avis, cela ne doit pas être le cas. Je dis que si le “concours” d’agrégation 01 ou 02 garantissait l’anonymat des candidats, les résultats ne seraient pas les mêmes, car de toute façon, les règles devraient alors par hypothèse être changées.
Bonjour,
Pour rebondir sur les propos de “mcf droit prive”, il est évident que ce site ne doit pas être une tribune pour désigner à la vindicte telle ou telle personne.
Tout le monde sait que le concours de l’agrég est plus ou moins pipé en l’absence d’anonymat et je rejoins sur ce point la position d’”Emet”.
Quoi faire si ce n’est continuer à dénoncer ces dérives dont on peut espérer qu’elles parviennent, et cela semble le cas selon les auteurs de ce blog, aux oreilles du Ministère.
Pour autant, rien ne bougera comme d’habitude sauf sans doute à nous faire rentrer dans le rang chaque fois qu’on osera élever la voix. Le Ministère de l’Education ne vient-il pas récemment de lancer un appel d’offre visant à établir “une veille de l’opinion dans les domaines de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche”? Vous ne me croyez pas, allez lire sur le lien suivant, c’est stupéfiant (http://www.fabula.org/actualites/documents/26772.pdf)
Plus grave, tous les journaux annoncent au travers de nombreux articles, et alors même que le décret réformant notre statut n’a pas encore été adopté (sauf erreur de ma part), que, ça y est, les Présidents d’Université, du moins celles qui ont accepté de franchir le cap de l’autonomie, peuvent moduler les services, les primes… Un Directeur des ressource humaines a même été embauché à Clermond Ferrand, c’est vous dire…
Le problèmes est que, s’il n’y a aucune réaction, chacun d’entre nous risque bien un jour de se retrouver sous la férule d’un potentat local qui fera ce qu’il voudra.
A bon entendeur…
@mcf droit prive
Formuler des critiques sur le concours d’agrégation auquel se présentent de nombreux maîtres de conférences en 01 et 02 tous les 2 ans ( le présent blog n’est-il pas dédié aux maîtres de conférences) n’occulte en rien un autre débat, comme celui sur la réforme en cours qui nous touche en effet de plein fouet et ce de manière inquiétante. Ce sont simplement deux sujets distints et le débat sur l’un n’empêche pas une mobilisation ( impérieuse) sur l’autre sujet.
Mais, maintenant, s’il n’est plus possible de critiquer l’agrégation et les conditions de ce concours et si le champ de la critique doit être dicté ou balisé, il s’agit dans ce cas d’une autocensure qui conforte les partisans de l’immobilisme du concours d’agrégation.
Mais, compte tenu des nombreux maux ( pour utiliser un euphémisme) dont souffre ce concours, et qui sont mis au grand jour à chaque proclamation de résultats, la critique s’exercera d’une manière ou d’une autre à son encontre mais en d’autre lieux …
A bon entendeur et vivement les prochains résultats de la 01.
La priorité devrait, actuellement, être la résistance au projet sur le statut des enseignants-chercheurs, qui vise toute la communauté universitaire.
Les professeurs les plus éminents (de Paris 2 notamment, y compris ceux dont les opinions sont proches de l’actuelle majorité) semblent contre et commencent à essayer de peser par leur influence dans le débat (si celui-ci peut exister face à un ministère qui semble sourd).
Profitons de ce moment d’unité pour défendre la recherche et l’université, car avant d’être MCF nous sommes, comme les professeurs, des enseignants et chercheurs avec des valeurs communes. Il faut mettre en avant non pas nos divisions mais notre unité avant que les MCF disparaissent en tant que corps unitaire, remplacés par des individus de chaque université se livrant à une concurrence féroce pour la publication d’un article, l’anéantissement de la fac d’à côté ou le paiement d’heure complémentaires, voir la disparition de nos possibilités de recherche par écrasement sous le poids des heures d’enseignement imposées non payées et des tâches administratives.
Enseignants chercheurs de tout statuts unissez-vous…
A MCF01
Il faudrait effectivement ouvrir sur ce blog un topic sur le projet de décret Pécresse. Sur ce point, la mobilisation est possible et nécessaire.
A Raminagrobis
Tu dis que tout le monde sait que l’agrég est substantiellement ……, du fait de l’absence d’anonymat. Merci ! Ca fait plaisir de l’entendre, on se sent effectivement moins seul. Heureusement qu’il y a le net pour dire enfin la vérité, après 150 ans d’agrégation ! Heureusement aussi qu’il y a le rapport Schwartz pour dire publiquement que ce système abrite des “EFFETS DE RESEAUX”. Ca permet de rabattre le caquet à celui qui, agrégé lui-même, accusera d’aigreur celui qui se plaint de tout ça : un rapport officiel le dit explicitement. Ca permet aussi de démontrer que c’est un débat d’actualité, et non un crime de lèse-majesté.
D’après une étude mathématique d’un économiste de Toulouse – agrégé, précisons-le – un candidat “en lien avec le jury” a 50 % de chances d’être admis à l’agrég. Super le concours, il est plus facile que le concours de la poste ! Inversement, un candidat “sans lien avec le jury” a 10 % de chances d’être agrégé. Là, ça devient effectivement plus difficile. A moins bien sûr que vous ne la passiez 10 fois. Vous aurez alors mathématiquement une probabilité d’être reçu, sur les 10 ans, de 100- (9/10) puissance 10, ce qui fait à peu près 65%. Vos chances seront même supérieures dans ce cas à celles du premier échantillon de candidats. Comme quoi, il suffit de s’en donner les moyens !
Si vous prenez, par exemple, d’après ce qui vient d’être dit (je n’ai pas vérifié, c’est donc sous réserve), les résultats des éliminatoires du grand tournoi de 01 de cette année (on pourrait aussi prendre le concours 02 de l’année dernière), vous obtenez une confirmation statistique des travaux de cet économiste. Quelles facs s’en sortent le mieux ? Paris II, Paris I, Paris X (toutes représentées au jury) et en Province Bordeaux et Aix en Provence (représentées au jury). Autrement dit, vous pouvez être Kelsen, Hart ou Dworkin, si vous êtes seul dans votre petite fac, vous êtes complètement cuit, de toute façon personne ne vous écoutera. A moins que vous ne la passiez 10 fois . Mais dans ce cas, vous n’écrirez pas votre “Théorie pure du droit”, et vous ne serez ni Kelsen, ni Hart ni Dworkin, car vous aurez passé 20 ans à faire des leçons de 8 h (c’est dur la vie). Alors, bien sûr, il reste la voie longue. Hart et Dworkin à la voie longue ? Pourquoi pas ! A chacun selon son mérite comme on dit. Après tout, n’est-ce pas ce que proclame l’article 6 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 ?
Quelqu’un sait-il d’où sort le nombre des sous-admissibles ? S’agit-il de ceux qui ont obtenu la moyenne ou le jury s’est-il fixé un nombre maximum de candidats?
La critique est difficile à museler lorsqu’il s’agit de l’agrégation, tant ce concours semble injuste pour ceux qui n’ont pas réseau.
Prenez un candidat qui a très peu de liens ou de réseaux, qui avance en solo, et dont les directeur de thèse vit en ermite ( souvent les plus brillants) et n’est pas lié aux réseau d’influence universitaire que nous connaissons tous ( revues, éditions, direction de collection, CNU, ect ..,) en 01 ou en 02, eh bien c’est cuit pour ce candidat.
Il aura quasiment aucune chance d’être admis. Il aura très bien pu publié sa thèse ou écrit d’admirables articles de fond, cela ne changera rien. Le jeu est biaisé du fait de l’absence d’anonymat, justifiée officiellement par l’oralité des épreuves.
A la différence d’une personne qui aura profité du réseau qu’elle aura pu constitué via notamment son directeur de thèse.
Sur un concours, quelques places seulement ne sont pas réservées…c’est pour cela que de nombreuses personnes jettent l’éponge pour l’agrégation sachant que leur chances sont très faibles, proportionnellement à l’investissement personnel et financier.
En revanche, j’encourage ceux qui connaissent des membres du jury ( directement ou indirectement) ou appartiennent à des réseaux influents de s’y présenter , ( je sais, c’est cynique mais c’est la réalité) leurs chances sont grandes d’arriver jusqu’au bout.
PS : Bonne idée d’ouvrir un topic sur la réforme.
J’ai trouvé dommage que les recalés du concours droit public de 2008 n’aient pas intenté de recours devant le TA.
L’annulation du recours était largement jouable.
Cela va être difficile de trouver un cas aussi flagrant de partialité ( admis et membres du jury et certains faits troublants autour de ce concours ).
Il faut voir avec le concours de droit pivé de cette année.
Sinon, les prochains concours la joueront plus finement. C’est évident. Dommage même si on peut comprendre la menace des représailles, fréquente dans le mileu universitaire, surtout chez les juristes.
Autrement dit, l’agégation-réseautage- fils de … – ami(e)intime de …- a de beaux jours devant elle.
Quelques remarques sur ce flot de critiques sur l’agrégation de droit
- il n’existe pas de principe d’anonymat dans les concours administraifs ne serait-ce que parce que seules des épreuvres écrites permettent de garantir l’anonymat. En revanche, le principe d’impartialité s’applique mais la jurisprudence administrative n’est pas sans nuance sur le sujet. En tout état de cause, le simple fait qu’un membre du jury connaisse un ou plusieurs candidats n’entraine pas l’illégalité du concours (voir par ex. les concl. Aguila publiées à l’AJDA 2008 p. 2124). Pour autant, il pourrait être opportun d’imposer le déport au membre du jury lors du passage d’un candidat dont il a dirigé la thèse. Problème: risque de rupture d’égalité entre les candidats puisque la composition du jury ne sera pas la même pour tous. Au total, sauf à voir réapparaitre des épreuves écrites (c’est envisagé en remplacement de la 24h), c’est encore sur la déontologie des membres du jury qu’il faut compter…
- Je trouve excessif le discours du style “tout est joué d’avance grâce au réseau, à la provenance, etc…”.
Pour ce qui est de la surreprésentation des universités de Paris centre, il me semble qu’on oublie trop souvent qu’elles draînent dès la L3 de très bons étudiants venus d’ailleurs. Combien de ces candidats estampillés Paris 1 ou 2 ont fait tout leur cursus dans ces universités ? Probablement pas un majorité. Ce qui fait leur force est leur capacité à attirer les meilleurs étudiants (pas tous) des autres universités. Pas de suprise donc dans leurs résultats à l’agrég. Ayant suivi deux DEA à Paris 2, j’ai bien été obligé de constater que les meilleurs étudiants de ces promotions venaient d’autres universités parisiennes ou de région.
Par ailleurs, il me semble que l’agrégation donne chaque année son lot de surprises au sujet de candidats que l’on disait “agrégés par avance” par le réseau, la famille, etc. Cela ne suffirait-il pas?
- Petite remarque non dénuée de provocation sur ce site. Il existe un concours de recrutement plus contestable encore que l’agrégation dans ses modalités: c’est le concours de recrutement des maîtres de conférence. Quid de l’anonymat? quid de l’impartialité des membres des jurys?
Qu’en pensent les contempteurs du concours d’agrégation?
Bien d’accord sur le caractère encore plus contestable du recrutement MCF… pire que tout ! Les plus mauvais y arrivent parfois, ça arrive moins facilement à l’agrégation…
Allez, allez… moi qui pratique l’université depuis de longues années je vais tous vous mettre d’accord :
le concours d’agrégation est pourri… croyez-moi !
le concours de recrutement des MCF est encore plus pourri…
université = copinage et compagnie… les réformes en cours ne vont rien changer… bien au contraire !
sur ce… bonne année, bons enseignements et bonnes recherches car malgré tout nous exerçons le plus beau métier du monde… à condition de vivre dans une bulle…
Bonjour,
Comme quoi il y a bien malaise :
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/05/dans-une-lettre-a-sarkozy-les-presidents-d-universite-denoncent-l-etat-de-tension-sur-les-campus_1138178_3224.html
L’agrégation de droit n’est pas un concours, c’est une pratique de cooptation déguisée en concours. D’un point de vue moral, le vice réside dans le fait que cette cooptation est déguisée en concours au mérite par des épreuves longues, coûteuses et fatiguantes pour les candidats. Les candidats évincés sont présentés comme ayant échoué, alors qu’ils n’ont tout simplement pas été “choisis”. Quant à ceux qui ont été “choisis”, ils le sont très souvent pour des critères peu avouables…
EX : Richelieu est président du jury. D’Artagnan est candidat. Objectivement, il apparaît être le meilleur. Que va-t-il se passer d’après vous ? Sera-t-il major ? La réponse dans votre bibliothèque !
Outre ce vice fondamental, l’agrég a de nombreux effets pervers :
- elle dégoûte un jeune MCF de faire de la recherche, même s’il est brillant à l’origine (pourquoi se fatiguer vu comment ça marche ?) : la recherche est donc privée de nombreux travaux qui n’ont de cette façon jamais vu le jour.
- elle garantit à vie un statut d’ambassadeur avec immunité au candidat choisi, alors que dans tous les autres pays du monde, il doit constamment faire ses preuves (USA, Allemagne, par exemple) et peut très bien être doublé par ceux qu’il avait autrefois dépassés
-elle coûte cher en temps et en argent : un candidat candide (qui travaille en croyant que son mérite lui vaudra une reconnaissance) accomplit sur un an et demi de travail l’équivalent de 3 ou 4 services complets d’enseignement, sans parler de la recherche, la vraie, celle dans sa spé, mise en stand-by
- elle est complètement périmée : on est au XXI ème siècle ! La France est dans les dernières sur le classement de Shangaï, et ce n’est pas cette exception française qu’est l’agrég qui la fait monter : savez-vous combien de Prix Nobel d’économie sont agrégés ? La réponse est simple : ZERO.
Si j’ai un conseil à donner aux victimes méritantes et innocentes de ce système, c’est : partez à l’étranger, tentez votre chance en Angleterre ou aux Etats-Unis !
Là-bas, on a toujours au moins une petite chance. Pensez à Obama ! Lui, il n’est pas agrégé et, brillant comme il est, il aurait suscité une telle jalousie qu’il ne l’aurait jamais eue !
Motion très incisive publiée dans le Monde d’hier par 13 professeurs de discipline diverses contre le projet de réforme des statuts, dont deux juristes, Olivier Beaud (Paris II) et Guy Carcassonne (Paris X) :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/05/universite-pas-de-normalisation-par-le-bas_1138017_3232.html
Elle coïncide avec la lettre ouverte de la CPU (conférence des présidents d’université) à Nicolas Sarkozy, lui demandant de suspendre la réforme en cours, déjà évoquée par un précédent intervenant sur le fil de cette discussion :
http://www.cpu.fr/Actualites.240.0.html?&no_cache=1&actu_id=142
La résistance à la réforme s’amplifie. Les universitaires tentent de s’opposer à la propagande gouvernementale sur ce projet en informant le public sur la réalité de la situation universitaire. Il faut s’inscrire dans ce mouvement d’opposition au projet de réforme : il y a va de notre avenir à tous, particulièrement les mcf des sciences humaines qui seraient les premières victimes de la modulation des services.
Je ne suis pas tout-à-fait d’accord avec ce que je viens de lire de Toto.
Il y a sans doute, une fois que les poulains des membres du jury et de ceux de leurs copains ont été casés quelques places résiduelles (4 ou 5 ?).
Mais il ne faut pas penser que tout les candidats sans réseau peuvent concourir pour ces postes restants. Il y a des effets d’élimination mathématique, lorsqu’un membre du jury a déjà casé ses petits poussins de province, il a rempli son quota, un mcf de la même fac, non soutenu, n’a alors plus aucune chance, même sur ces postes résiduels. C’est aussi valable à l’échelle macro pour Paris I et II, même si elles font de l’abus de position dominante : j’ai déjà 19 casé des miens, je ne peux pas faire plus, etc.
Je pense qu’il n’est pas inutile de dénoncer ce système. Mon petit doigt à moi me dit que le ministère n’aime pas l’agég et qu’il ne fait pour l’instant que la tolérer. N’ayons aucune tendresse pour ceux qui profitent de ce système éculé.
J’oubliais : Bonne année 2009, et spécialement aux docteurs qui cherchent un poste et aux recalés sans réseau de toutes les agrég !
Et les sous-admissible sans réseau ? Ce serait quand même sympa de leur souhaiter aussi une bonne année !!!
Pas évident, en effet, d’arriver à se motiver pour la leçon de 8 heures à la lecture de tous ces commentaires… Mais enfin, on connaît la règle du jeu en s’inscrivant…
Je me demande si, en terme de réseaux, l’agrégation interne n’est pas la pire de toutes ?
Pour l’agrégation externe, le travail, des connaissances et la maitrise de certaines techniques sont en général exigés un minimum.
Pour le concours interne, une épreuve (sur deux) porte sur les travaux futurs ! On croit rêver !
@un MCF
“Mais il ne faut pas penser que tout les candidats sans réseau peuvent concourir pour ces postes restants. Il y a des effets d’élimination mathématique”
Mea culpa. Oui, j’ai été excessivement optimiste. Il y a très peu de chances pour ce qu’il faut appeler “les sans-réseau” dont je fais partie.
“Mon petit doigt à moi me dit que le ministère n’aime pas l’agég et qu’il ne fait pour l’instant que la tolérer. N’ayons aucune tendresse pour ceux qui profitent de ce système éculé”.
D’où l’intérêt de dénoncer ces pratiques inacceptables de réseautage et népotisme qui se sont installées défitivement au sein de l’agrégation et dont le seul remède est sa suppression.
@Flash Gordon
“- elle garantit à vie un statut d’ambassadeur avec immunité au candidat choisi”
Pire, c’est un staut d’intouchable qui se voit par la suite attribuer des fonctions, notamment éditoriales ou autres; bref “ils” se partagent le gâteau au vu et au su de tous. C’est ça le problème et les clopinettes aux MCF et encore moins aux non-MCF.
@ Sanrezo
Bonne année 2009 à Sanrezo et à tous les Sanrezos !
Effectivement, j’ai oublié les sous-a sans réseau. Je te souhaite d’être par erreur “choisi” (je dis par erreur parce que le fait de dire la vérité même seulement sur le net est déjà un signe de probité, donc en réalité d’inadéquation au système actuel, en clair de contrariété de profil), et sache que ça peut t’arriver, ce n’est pas impossible s’il reste 4 ou 5 places et que tu n’es pas déjà éliminé par ton CV nominatif bien sûr, ton passé universitaire (ou celui de ton directeur de thèse), ou par un effet de dépassement de quota (pour ta fac, toutes les places ont déjà été prises). Je serais heureux pour toi que ça ‘arrive. Donc courage. Sois bon, mais pas trop, ils n’aiment pas ça et s’en méfient. Et si tu réussis ET que tu n’oublies pas la vérité, alors tu feras partie de ceux, et ils sont rares, qui méritent la plus grande estime. Bonne chance !
@ Toto
En sciences politiques, la puissante Association des candidats aux métiers de la science politique demande officiellement, depuis une assemblée générale historique de 2007, qui a suscité des acclamations générales la suppression pure et simple de l’agrégation.
le lien: http://ancmsp.apinc.org/ (voir la revue Système D, n° 22, dossier spécial sur l’agrégation du supérieur)
En économie, la suppression a déjà été demandée par certains, dossier solide à l’appui. Il semble revienne aujourd’hui.
le lien : http://www.rue89.com/etienne-wasmer/poitiers-faut-il-refuser-un-candidat-promu-a-lagregation
En droit, tout le monde ne dit rien, car tout le monde a peur des représailles… et dieu sait qu’elles ne se feraient pas attendre. Mais le ministère (je précise sans en dire davantage que je sais de quoi je parle) ne serait pas forcément hostile à la suppression définitive de ce “truc”, qui n’existe qu’en droit/sc. po/éco/gestion, et qui va à l’encontre des évolutions actuelles (nationales internationales), et qui surtout coûte cher. Heureusement pour les juristes, il reste le net… comme en Chine !
Motion très incisive publiée dans le Monde de cette semaine par 13 professeurs de discipline diverses contre le projet de réforme des statuts, dont deux juristes, Olivier Beaud (Paris II) et Guy Carcassonne (Paris X) :
Elle coïncide avec la lettre ouverte de la CPU (conférence des présidents d’université) à Nicolas Sarkozy, lui demandant de suspendre la réforme en cours, déjà évoquée par un précédent intervenant sur le fil de cette discussion :
La résistance à la réforme s’amplifie. Les universitaires tentent de s’opposer à la propagande gouvernementale sur ce projet en informant le public sur la réalité de la situation universitaire. Il faut s’inscrire dans ce mouvement d’opposition au projet de réforme : il y a va de notre avenir à tous, particulièrement les mcf des sciences humaines qui seraient les premières victimes de la modulation des services.
Les concours d’agrégation ont leurs vertus ; le concours “voie longue” a les siennes. L’autonomie des établissements (avec le contrôle scientifique du CNU) devrait en toute logique conduire à faire disparaître, à tout le moins revoir, le très faible “quota” des postes ouverts à la voie longue au niveau national.
Laissons aux Universités le soin de gérer leurs postes de PR vacants (parfois de très longues années) en les autorisant plus largement à ouvrir des concours de recrutement “voie longue”. Les services de Mme Pécresse y songent-ils ? Arrêtons de décourager les MCF.
L’un des sujets donnés la semaine dernière au concours, pour la leçon de 24 heures avait été proposé lors de la dernière conférence d’agrégation parisienne, “le silence”, pour la leçon blanche …
Il faut décidément supprimer cette épreuve
Le silence, c’est un grand classique… Il n’y a rien à dire, ni à redire…
Quel sens critique !