Enthousiasme !
avril 11, 2008 par mcf01
Un message nous est laissé sur ce blog :
“Petit message aux créateurs de ce blog :
L’initiative de départ était intéressante mais j’ai l’impression que l’enthousiasme n’est plus là. Je me trompe ?“
Oui : Le mouvement lancé par Olivier Sautel il y a quelques mois maintenant est en phase de structuration. Nous approchons peu à peu de la cent cinquantaine d’adhérents. Nous sommes tous très pris par nos propres activités professionnelles et la gestion de ce blog constitue une surcharge de travail qui n’est pas toujours simple à assumer. C’est ce qui explique le ralentissement du rythme des “posts” que nous y plaçons.
Nous organiser : Comme cela a été expliqué précédemment, la Société des Maîtres de conférences n’est pas un syndicat mais une tentative d’organisation de notre corps. Ce dernier apparaît comme étant très divisé en raison des objectifs professionnels parfois fort différents des uns et des autres : agrégation, voie longue, concours interne … Pour l’heure, la prise de contacts se poursuit et les idées s’échangent.
Un exemple : le débat du moment concerne les MCF HDR et leur aptitude à suivre un étudiant qui souhaite faire une thèse et postuler au CNU. Il existe une règle non écrite qui veut que “partir” au CNU avec un directeur de thèse n’ayant pas le statut de professeur constitue un handicap supplémentaire. Bien évidemment, nous trouverons toujours des exemples de thésards qualifiés alors que le directeur de thèse était MCF, mais c’est à la marge. Cela l’est d’autant plus qu’un MCF refuse souvent de suivre la thèse d’un candidat ayant des velléités universitaires par peur, précisément, que cela lui porte préjudice.
Nous serions à cet égard très heureux que d’une part des professeurs s’expriment sur la question et que d’autre part, le CNU se fende d’une délibération confirmant officiellement qu’une thèse dirigée par un MCF est appréciée sur les mêmes bases que celle dirigée par un professeur.
Colloque - Débat : Nous travaillons à l’organisation d’un “colloque” dédié la place des MCF dans l’enseignement supérieur. Il devrait nous donner l’opportunité de nous réunir et de débattre de manière plus visible encore. Plus de précisions dans quelques semaines sans doute.
Pour conclure, la forte fréquentation de ce blog, pourtant en jachère depuis de (trop) nombreuses semaines et le nombre croissant de messages reçus nous conforte dans notre démarche : oui, notre statut est perfectible ! Assez de cet immobilisme et de cette peur des “représailles” professionnelles trop souvent évoquée dans vos messages. Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche doit aujourd’hui prendre conscience de la réalité de notre situation. Lorsqu’il nous sera imposé, demain, d’assurer le même nombre d’heures de cours qu’un professeur de Lycée, il sera évidemment trop tard pour nous faire entendre.
Agissons dès à présent. N’oubliez pas que seul le nombre fait la force : REJOIGNEZ-NOUS*.
* Nous nous engageons, évidemment, à la confidentialité concernant le nom de nos adhérents.
Vous rejoindre ? Volontier. Mais pouvez-vous m’indiquer par quel moyen svp ?
Vous pouvez nous contacter par mail : MCFdroit@yahoo.fr
Vous pouvez contacter le président de l’association (Olivier Sautel) : oliviersautel@tele2.fr
Cordialement
Sur la question des thèses dirigées par des MCF mon expérience de rapporteur dans divers organes me fait croire qu’il n’y en a pas beaucoup, mais il n’y a apparemment pas de statistiques globales là-dessus dans les différentes enquêtes sur les études doctorales… En connaissez-vous
@Norbert
Pas de statistiques globales à notre connaissance. Il serait en fait intéressant de savoir quelle est la proportion de MCF qui refusent des thèses pour ne pas faire courir de risques aux doctorants lors du passage au CNU. Il serait tout aussi intéressant de connaître la proportion d’étudiants qui ne vont pas voir un MCF pour diriger leur thèse précisément parce qu’ils ont le souhait d’embrasser la carrière universitaire.
Nous enquêtons. Affaire à suivre !
Merci, mais mon interrogation ne visait pas à un sondage approfondi des coeurs et des reins… Il s’agit déjà tout simplement de savoir combien de thèses sont effectivement dirigées par des MCF, si possible par section.
Je ne connais qu’une personne qui a fait une thèse avec un MCF.
Elle a été qualifiée et recrutée du premier coup.
J’en tire la conclusion qu’il vaut mieux être dirigé par un MCF qui est prêt à s’investir sans compter plutôt que par un professeur surchargé de doctorants et timide à la détente.
Juste un témoignage pour prolonger la discussion et alimenter le débat : je suis régulièrement sollicité par des étudiants pour les suivre en thèse. Je n’accepte que s’ils n’envisagent pas une carrière universitaire.
Evidemment, je le regrette mais s’il y a l’ombre d’un risque que mon statut de MCF pèse sur leur (non) qualification au CNU, je ne veux ni le prendre ni leur faire prendre. C’est assez frustrant je le concède.
TOUS les MCF avec lesquels j’ai discuté de cette question m’ont fait la même remarque.
“Lorsqu’il nous sera imposé, demain, d’assurer le même nombre d’heures de cours qu’un professeur de Lycée, il sera évidemment trop tard pour nous faire entendre”
***
Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a saisi le Procureur de la République, en application des dispositions de l’article 40 du code de procédure pénale, pour un “faux courrier” intitulé “charges d’enseignement et heures complémentaires” qui usurpe la signature du Directeur général de l’Enseignement supérieur, Bernard Saint-Girons. Le ministère dément formellement le contenu de ce faux courrier qui évoque une augmentation de la charge d’enseignement des enseignants chercheurs..
Valérie Pécresse a demandé à l’Inspection générale de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) de mener une enquête administrative sur ce “faux courrier”. Elle a aussi demandé au Directeur général de l’Enseignement supérieur Bernard Saint-Girons, de porter plainte pour faux, usage de faux, diffusion de nouvelles fausses et usurpation de fonctions.
Valérie Pécresse, “condamne cet acte, qui est indigne des traditions démocratiques et du débat de nos universités”
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21207/le-ministere-saisit-le-procureur-de-la-republique-pour-un-faux-courrier.html
Etrange histoire, non ?
Concernant la crainte que vous évoquez à propos des MCF HDR : quel est finalement aujourd’hui l’intérêt pour un maître de conférences d’avoir un tel statut ?
Bonjour,
Je confirme pour ma part les propos de mon Collègue et ami Stéphane DARMAISIN.
Comme tout le monde, j’ai eu l’occasion de rencontrer d’excellents étudiants de MASTER.
Mais à ceux qui me demandent de les diriger en thèse, je suis malheureusement obligé de les mettre en garde qu’il y a “peut-être” un risque pour eux au CNU…
Sans doute va-t-on me rétorquer que c’est du “grand n’importe quoi” et qu’il n’y a jamais eu de “sélection” entre les thèses “profs” et les thèses “MCF”.
Il n’empêche : combien de MCF peuvent-ils se targuer d’avoir fait partie du jury de thèse du brillant doctorant dont tout le monde parle dans les couloirs de la Fac ?
Pour ma part, en 9 ans d’exercice, il ne m’a jamais été demandé de faire partie d’un jury de thèse dite “universitaire”.
S’agissant des thèses dites “professionnelles” en revanche…
Pour “A propos des HDR”, il faudrait d’abord relever qu’il n’est pas tout à fait pertinent de parler de “statut” car il n’y a aucune règle ou position statutaire spécifique pour les MCF qui ont obtenu le diplôme d’HDR.
En revanche, l’HDR les habilite à diriger des recherches et ceci facilite les constitutions de jurys de mémoire de master recherche où il doit y avoir deux HDR au moins.
Bonjour à toutes et tous,
Veuillez pardonner cette intrusion d’un professeur mais je voudrais l’intérêt pour les maîtres de conférences de co-diriger des thèses avec des professeurs.
La co-direction associant un maître de conférences à un professeur présente plusieurs avantages :
- elle fait disparaître tout risque pour le futur docteur d’être moins bien traité que ses condisciples lors des qualifications ;
- elle permet aux maitres de conférences de diriger des thèses à vocation universitaires ;
- elle concerne non seulement les maîtres de conférences titulaires d’une habilitation à diriger des recherches mais également ceux qui n’ont pas encore passé cette habilitation puisqu’il suffit qu’un seul des deux co-directeurs soit statutairement apte à diriger des recherche. J’ai pu constater que les scientifiques pratiquent cela depuis déjà plusieurs années et que chez eux, le nombre de co-directions est d’ailleurs un des critères pris en considération pour présenter l’habilitation.
- avec un brin de cynisme, j’ajouterai que si le candidat échoue à la qualification la responsabilité en retombera sur le professeur tandis que s’il réussit, on remarquera que sa thèse était co-dirigée par un maître de conférences.
Ainsi, la co-direction avec un professeur ne comporte que des aspects positifs pour les maîtres de conférences et je crois qu’il conviendrait de temps en temps d’en rappeler la possibilité car beaucoup d’enseignants-chercheurs, maîtres de conférences et professeurs, l’oublient, l’ignorent ou n’y ont jamais songé.
Bonne continuation
Stéphane Caporal
Professeur de droit public
Un MCF en droit est ne peut être qu’un supplétif. Il ne pense, pas ne croit pas, ne dirige pas et surtout n’écrit pas. Même s’il écrit, son écrit ne peut justifier une référence bibliograhpqieu au sein d’un ouvrage rédigé par un professeur ou par ses porte-flingues.. Une opinion de MCF ne peut en aucune manière prétendre alimenter la doctrine (cf. Jestaz & Jamin qui ne font qu’enfoncer une porte ouverte). Dans une certaine mesure on peut étendre le raisonnement aux Pr non agrégés (sauf quelques exceptions) voire à certains anciens agrégés n’ayant pas transformé pour des raisons diverses (agrég de complaisance, syndrome de la mort subite post sacre).
Seuls les chercheurs étrangers, ignorants de nos dogmatismes et blocages mentaux et habitudes maffio-parisiennes diverses, peuvant paradoxalement appréhender la qualité scientifque de la recherche en droit parce justement eux lisent sans a priori et font ce que maints pami l’élite s’abstiennent de faire.
Lutter contre les pratiques universitaires françaises dans les Facultés de droit relève de la lutte contre les moulins à vent. La place pour le science du droit entre les corporatismes divers, les réactionnaires transis et les soi-disant progressistes qui se fourvoient dans du marxisme de salon, cette place est mince. La cooptation-agrégative a encore de très beaux jours devant elle.
Les élites ont failli, l’agrégation n’est plus qu’une parodie d’elle-même, les recrutements à tous niveaux (de l’agrégé au moniteur de bibliothèques sont gangrénés dans une proportion très inquiétante.
Alors se poser la question de savoir si une MCF peut diriger une thèse revient à se poser la question de savoir si, en droit, un incapable peut gérer ses affaires et celles des autres.
Ecarter au CNU ou dans la leçon sur travaux de la pseudo-agrég un candidat dirigé par un MCF évite pour le “rapporteur” d’avoir à avoir un cas de conscience pusqu’il n’aura même pas à regretter de n’avoir lu que l’intro.
Par ailleurs on peut se poser la question de savoir si un blog, un association, un corporation de MCF n’a pas pour triste vocation de constituer un Aigris-clubs en train de pleurer sempiternellement sur leur sort (à tort ou à raison d’ailleurs), renfoçant les classes supérieures dans le sentimentsqu’ils ont en-dessous d’eux une bande de sous merdes socialisantes ou encore de simples “fonctionnaires” avec leur cortège de revendications identitaires à la con.
La seule véritable solution consiste à supprimer le corps des MCF qui ne bénéficie d’aucune justification technique quant à son existence.
ita missa est
Même remarque que fabrice riem que je connais par ailleurs rires…
Pour abonder dans le sens de Stéphane Caporal, je crois que le problème MCF/PR, tel qu’il est notamment perçu par Mistinguette, est vraiment un problème de juristes, sans doute pour une grande part lié au fonctionnement de l’agrégation. Dans les autres sections (pas seulement scientifiques : chez les littéraires, ou même dans des sections culturellement assez voisines des nôtres, je pense à la 24), il est quasi impensable que devienne professeur un MCF non HDR, et un MCF qui n’ait pas effectivement démontré une capacité de direction de travaux de recherches. D’où une activité de recherche, inégale sans doute, beaucoup plus importante chez les MCF non juristes que chez les juristes. Et, quoi qu’en dise Mistinguette, une très large indifférence des communautés scientifiques françaises respectives au statut de ceux qui écrivent des choses intelligentes. Tout n’est pas parfait ailleurs, bien sûr, mais les vrais enseignants-chercheurs, ceux qui ne font pas la chasse aux heures complémentaires mais produisent des travaux de qualité et animent la recherche dans leurs sections, ne restent pas MCF très longtemps, même sans agrégation.
Un point de détail pour le message précédent : les sections CNU ne sont-elles pas composées à parité de MCF et de PR ?
c’est, il est vrai, un problème de juristes qui ne se retrouve pas dans les fac de lettres.
Ceci dit nombre de MCF publient en droit et souvent beaucoup et bien. Le problème n’est pas la production mais la perception de la production par le milieu qui reste statutairement indifférent à ce qui n’est pas produit par un pair. Il est rairssime de retourver, par exemple, dans un manuel d’agrégé parisien, de réferences à des travaux issus du cerveau (en ont-ils seulement un) de MCF. Un MCF par défintion parisienne (ce n’est pas vrai pen province mais ce sont des bouseux) est voué à faire des TD et, exceptionnellement on lui lâche une sucette-cours. Que ce soit la matière de spécialité du MCF importe pas ou peu. Le sacre agrégatif, chez nous, emporte une sorte de présomption irréfragble de compétence “ad retraitam”. les anciens racontent “leur”concours comme les paras leur action d’éclat qui leur a valu…
Tout cela est à l’image de l’aristrate qui, quoique qu’orlénanisé et gentil avec le commun, n’en oublie jamais pour autant ce qu’il est (à tort ou à raison d’ailleurs car il n ‘y a
En droit toujours on peut très bien publier et rester MCF car les places voie longue sont souvent réservées à ceux qui ont occupé des fonctions administratives (bien ou pas ce n’est pas ici la question). On sait très bien que les squatteurs de Conseils universitaires divers bénéficient plus rapidement promotions que ceux qui ne font que leur métier, c’est-à-dire publier et enseigner.
En droit, quoique très gangrénée, l’agrégation est cependant et paradoxalement le mode de recutement qui laisse 20% de chance environ d’entrer dans le corps sans “facilités” pariseinnes ou apparentées (parisiens déguisés en candidats provinciaux). C’est donc 1 chance sur 5 environ pour un non “pressenti”. Les recrutements de MCF sont souvent ahurissants. Le nouveua pouvoir des présidents d’université risque d’accoucher du pire dans certains cas, et c’est un opinion partagée toutes tedances politiques confondues
c’est, il est vrai, un problème de juristes qui ne se retrouve pas dans les fac de lettres.
Ceci dit nombre de MCF publient en droit et souvent beaucoup et bien. Le problème n’est pas la production mais la perception de la production par le milieu qui reste statutairement indifférent à ce qui n’est pas produit par un pair. Il est rairssime de retourver, par exemple, dans un manuel d’agrégé parisien, de réferences à des travaux issus du cerveau (en ont-ils seulement un) de MCF. Un MCF par défintion parisienne (ce n’est pas vrai pen province mais ce sont des bouseux) est voué à faire des TD et, exceptionnellement on lui lâche une sucette-cours. Que ce soit la matière de spécialité du MCF importe pas ou peu. Le sacre agrégatif, chez nous, emporte une sorte de présomption irréfragble de compétence “ad retraitam”. les anciens racontent “leur”concours comme les paras leur action d’éclat qui leur a valu…
Tout cela est à l’image de l’aristrate qui, quoique qu’orlénanisé et gentil avec le commun, n’en oublie jamais pour autant ce qu’il est (à tort ou à raison d’ailleurs car il n ‘y a rien de plus stérile qu’une société égalitaire).
Sinon, en droit toujours on peut très bien publier et rester MCF car les places voie longue sont souvent réservées à ceux qui ont occupé des fonctions administratives (bien ou pas ce n’est pas ici la question). On sait très bien que les squatteurs de Conseils universitaires divers bénéficient plus rapidement promotions que ceux qui ne font que leur métier, c’est-à-dire publier et enseigner.
En droit, quoique très gangrénée, l’agrégation est cependant et paradoxalement le mode de recutement qui laisse 20% de chance environ d’entrer dans le corps sans “facilités” pariseinnes ou apparentées (parisiens déguisés en candidats provinciaux). C’est donc 1 chance sur 5 environ pour un non “pressenti”. Les recrutements de MCF sont souvent ahurissants. Le nouveua pouvoir des présidents d’université risque d’accoucher du pire dans certains cas, et c’est un opinion partagée toutes tedances politiques confondues.
Le CNU, composé à parité, peut parfois réparé ou compenser quelques injustices. Là, le nombre permet de tempérer l’inévitable corruption par le prédident que l’on observe dans l’agrégation. Mais de là à duire que le CNU est infaillible, il y a un pas que l’on hésitera à franchir.
Certes, le statut de MCF a des inconvénients. Le système n’est pas parfait, loin s’en faut. Cependant, ceux qui, par obligation, ont fait un passage par le privé constatent que le système universitaire est sans doute moins injuste que d’autres où les relations ont un rôle encore plus grand. Par ailleurs, pour les français moyens, distincts de l’élite intellectuelle ou économique, le maître de conférence n’est pas dans une situation si désastreuse, bien au contraire.
Le travail est plutôt intéressant, non ?
Des nouvelles de la Commission Schwartz ?
Je sais qu’elle doit rendre son rapport seulement fin juin mais peut-être que certains d’entre vous ont déjà bénéficié de quelques fuites ? Auquel cas, je suis preneur.
Il faut être sur ses gardes, l’avenir des MCF se joue en ce moment…
Quelques fuites (…
Les informations dignes d’intérêt, par leur source, qui circulent sur mon campus font état de la perspective suivante : doublement du service des enseignants-chercheurs (les PR seraient également concernés !) pour une augmentation du traitement à hauteur de 15 %. Même si cette fuite doit être vérifiée par des recoupements, les collègues qui ont appris la nouvelle ce jour ont réagi vivement.
A confirmer, mais proche du fameux slogan “Travailler plus (100%) pour gagner plus (15%).
“il faut être sur ses gardes, l’avenir des MCF se joue en ce moment…”
Mon pauvre ami il y a longtemps que notre avenir est tracé… corvée de chiottes pendant 30 ans ! Je serais très étonné que les Dieux ne se protègent pas en chargeant la barque des sous-merdes… pour reprendre l’expression de Mistinguette…
Les “corvées de chiottes” sont quand même beaucoup moins dures dans les petites facs. Le prestige en moins, la liberté en plus !
Très honnêtement je ne vois pas comment on pourrait “doubler” les obligations de service des enseignants-chercheurs.
Ces obligations sont déjà suffisamment lourdes, en tout cas dans les grandes facs parisiennes, qu’il s’agisse des professeurs ou des mcf, pour ralentir considérablement l’activité de recherche, à laquelle on ne peut plus guère se livrer que l’été.
Si elles étaient encore aggravées, il n’y aura plus de recherche du tout, et la relative faiblesse du salaire versé découragera les vocations.
Il ne me semble pas que nos obligations de services soient moindres que celles incombant aux universitaires dans les autres pays européens, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. Au contraire même, car certains pays bénéficient d’un bien meilleur encadrement universitaire.
Si les nouvelles alarmantes qui figurent dans le message précédent se confirmaient (mais je n’y crois pas trop), l’issue ne me semble pouvoir être autre qu’une mobilisation et une grève générales.
J’abonde dans le sens du message de “mcf droit privé” :
Je n’y crois pas trop à cette histoire.
D’autant qu’une augmentation de 15% contre un doublement de la charge constituerait une vaste escroquerie : les heures aujourd’hui considérées comme supplémentaires entreraient désormais dans la charge avec, au final, une feuille de paye sacrément amaigrie !
J’imagine plutôt un système de rémunération à la carte basé sur des primes accordées au “mérite” (évaluation des travaux de recherche ? implication dans l’établissement ?), le tout sous la férule du président d’Université… avec qui il sera plus que jamais nécessaire de faire copain-copain.
En tout cas - aujourd’hui - un mcf en début de carrière gagne 1700 euros net et des poussières.
Et ce malgré un niveau doctorat, des années d’investissement et un âge moyen de recrutement (toutes sections confondues) de 32 ans et 8 mois (source ministère).
Il y a de quoi rire.
Ou pleurer…
Allez, puisqu’il s’agit d’enthousiasme: les jurys des concours d’agrégation de droit privé sont en ligne.
Voir:
http://www.education.gouv.fr/personnel/enseignant_superieur/enseignant_chercheur/recrut_juridique.htm
Pour répondre à MCF droit privé concernant le poids des charges administratives et autres obligations, je pense qu’il est à peu près semblable en province ; moins il y a de personnel, plus il devient nécessaire de se partager les tâches. La hierarchie MCF/PR dans les petites facs semble simplement moins lourde.
Il est évident que dans tous les cas, le calcul 100% contre 15% n’est pas raisonnable
A Haut les coeurs.
C’est peut-être vrai : je ne suis pas assez informé de la situation des facs de province pour pouvoir en parler et je m’en remets donc à ton jugement.
Je me suis contenté de parler de la situation des facs parisiennes, que je connais.
Bonne soirée
à Haut les coeurs !
“La hiérarchie MCF/Pr”… voilà le malaise… ce sont là deux corps différents mais il n’y a aucune idée de hiérarchie dans les textes contrairement à que laissent croire les professeurs (qu’ils soient agrégés interne, externe, voie longue ou autre système)
Attention, il me semble que la suite de ces posts repose depuis le 10 juin sur un hoax concernant les services.
Voir: http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21207/le-ministere-saisit-le-procureur-de-la-republique-pour-un-faux-courrier.html
à et que çà brille
si il y a une hiérarchie puisque les MCF ont vocation à faire des TD et les profs des cours (je retrouverai l’article du décret). En droit, encore une fois, c’est une distinction capitale. Elle est évidemmebnt plus respectée à Paris qu’ailleurs. Tant mieux pour ailleurs
A mistinguette.
Le texte en question ne dit pas exactement cela. Il indique simplement que les professeurs ont une vocation prioritaire à assurer leur enseignement sous forme de cours magistraux (article 7, alinéa 1er du décret du 6 juin 1984). Dès lors s’il y a insuffisamment de cours pour que tous les enseignants-chercheurs soient servis, les professeurs passent en premier et les maîtres de conférences peuvent se voir réduit à assumer tout ou partie de leur service sous forme de TD. C’est effectivement un cas de figure fréquent dans les grandes universités parisiennes, mais aussi dans de grandes universités de province (par exemple à Lille II). En outre, le texte a pour conséquence que, même dans l’hypothèse où il existe suffisamment de cours magistraux pour satisfaire tout le monde, les professeurs se servant en premier, prennent les cours les plus intéressants. Ainsi, dans une fac de province pas trop importante et où les professeurs ne sont pas trop nombreux, les maîtres de conférences peuvent espérer avoir des cours convoités ailleurs.
Pour ce qui est des obligations de service des enseignants-chercheurs, le rapport de l’ancien président de l’Université de Toulouse (qu’il me pardonne, j’ai oublié son nom) prévoyait d’accroître la charge de ceux qui ne justifient pas d’une véritable activité de recherche en publications pour la porter à un niveau équivalent à celle des prag. Peut-être cette idée sera-t-elle reprise dans le rapport Schwartz : je n’en sais rien.
Toutefois, je l’ai écrit ailleurs sur ce site, la mise en oeuvre d’une telle évaluation conduirait à des injustices. En effet, il existe de très bons enseignants-chercheurs, qui, se dévouant complètement à leurs étudiants, ne trouvent guère le temps de publier. Et inversement, il existe des enseignants-chercheurs féconds en articles, dont la désinvolture à l’égard de leurs charges d’enseignement et administratives (réunion de commission, etc…
est confondante. On voit très bien à l’étranger (en Allemagne, par exemple), les effets pernicieux d’une évaluation par la quantité de publications (qui peut juger objectivement leur qualité ?). A mon avis, donc, le critère d’évaluation par l’activité de recherche, matérialisée par des publications, est extrêmement discutable.
Quoi qu’on fasse, il y aura toujours des gens qui feront leur travail et d’autres non. C’est pareil partout, à l’Université comme dans l’enseignement primaire ou secondaire, dans la magistrature ou dans le secteur privé. Ca ne servirait à rien de caporaliser tout le monde, sinon à nous gêner encore davantage dans l’exercice de notre métier et à multiplier les injustices. Mais évidemment, l’idée de laisser aux gens un minimum de liberté n’est pas dans l’air du temps.
i agree with you
Bonjour à tous,
Pour répondre à mcfdroitprivé et Mistinguette, il est vrai qu’il vaut mieux être dans une petite fac de Province quà Paris ou dans dans une grande fac…
J’ai pour ma part la chance d’enseigner à Perpignan où les cours magistraux foisonnent par rapport aux nombres de titulaires. Résultat : chaque MCF enseigne au moins une matière fondamentale, voire deux ou trois.
Inconvénients : nous sommes tellement peu nombreux que la charge de travail devient, pour certains, colossale… Entre les heures de service, les heures complémentaires et les charges administratives, il reste peu de place pour autre chose, notamment la recherche. Si l’on double demain les heures de service, cela va devenir ingérable…
à mistinguette
Il ne faut pas confondre les fonctions et la hiérarchie… Ce n’est pas parce q’un MCF fait des TD qu’il est soumis hiérarchiquement au PR titulaire du cours… il ne manquerait plus que cela… même à Paris !
Je réitère… deux corps certes mais pas de hiérarchie.
on peut rêver…
Bonjour,
Pour ceux que ça intéresse…
http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/cid21624/remise-des-rapports-hoffmann-et-schwartz.html