Bonjour à tous et toutes.
Avant toute chose, je dois féliciter les différents intervenants du blog qui depuis des semaines continuent à livrer leurs positions sur notre statut. Bien que parfois les avis soient partagés, le propos reste courtois. Grande maturité des participants, c’est évident.
Bien que je ne pensais pas que cela soit utile, je me dois aujourd’hui d’expliquer les raisons qui ont conduit au silence de ce blog ces derniers mois. Je découvre dans les commentaires laissés sur ce site une certaine perplexité, à l’instar du message de “François”.
Je suis dans mon droit le plus élémentaire de penser ce que j’ai indiqué plus haut, que cela plaise ou non aux tenants du discourt dominant sur le web droit- universitaire. Autrement dit, je signe et persiste.
Concernant maintenant le blog mcf qui a fermé prématurément, fermeture, au risque de me répéter, n’est pas si anecdotique que cela (Liberté a raison), je ne sais pas non plus qui en était l’auteur. A vrai dire, cela n’était pas essentiel. J’ai trouvé, qu’à l’image de ce que tente de faire Maîtres de conférences, il s’agissait d’un nouveau type de blog qui, via des informations pour les thésards ou post-thésards sur le concours pour les MCF, était devenu en l’espace de peu de temps l’occasion pour des MCF d’aborder des sujets non débattus ailleurs.
Je maintiens que ce blog, non complaisant, n’a pas été suffisamment encouragé et mis en avant ( et pour cause …) par le web droit-universitaire ( qui en connaissait indéniablement l’existence) qui porte volontiers écho à d’autres blogs …
Je maintiens encore qu’aujourd’hui, à part Maître de conférences, la blogosphère droit-universitaire « n’appartient » pas aux MCF qui veulent exprimer un certain nombre de choses. En ce sens, elle n’est pas intéressante pour nous. L’espace s’est rétréci peut être à notre insu. Cet espace ne s’ouvre à vous, même en abordant des sujets de fond, que si vous acceptez d’épouser une certaine logique à laquelle je n’adhérerais jamais.
A bon entendeur …
Non, “François” (et les autres), rassurez-vous, point de complot. L’explication est bien plus basique. On va dire, de manière sobre “un souci de santé”. J’ai, ces derniers mois, à peine fait face à mes obligations professionnelles et donc mis en sommeil ce blog ainsi que le site “En direct des facs de droit”.
Il n’est pas dans mes intentions de fermer ce blog. Je vais au contraire m’efforcer de le développer, de structurer le propos et, en m’appuyant sur les analyses émises par tous ces derniers mois, tenter de faire une synthèse.
Je pensais, dans un premier temps, que garder l’anonymat permettrait de proposer un blog le plus impartial possible et surtout, un blog qui appartienne à la communauté des maîtres de conférence.
Il semble que je me sois trompé sur ce point. A la lecture de vos messages et mails, on ressent en effet une certaine méfiance : “le ou les auteurs sont ils manipulés ? Ont-il des desseins professionnels personnels ? Ont-ils une couleur politique ? …”
Il me faut donc répondre à ces craintes :
- Suis-je manipulé ? : si tel était le cas, je ne cache pas que je serai le premier surpris.
- Ai-je des desseins professionnels particuliers ? : non, pas d’agrégation en vue et personne à caresser dans le sens du poil.
- Ai-je une couleur politique ? Non. J’aime juste les mots “éducation nationale”, “service public”, “enseignement supérieur” ….
- Ai-je peur ? Oui, que le ciel me tombe sur la tête.
Pour rassurer François (ou l’inquiéter
) ce billet sera donc très exceptionnellement signé.
Stéphane Darmaisin - MCF Droit privé – Université de Nîmes

Merci de donner signe de vie et de signer !
Je n’en demandais pas tant.
A la vérité, je m’étais surtout interrogé sur les raisons de la fermeture prématuré d’un autre blog ( le blog mcf) .
Mais, je n’ai jamais douté de votre opiniatreté et du maintien de votre blog d’autant qe vous êtes le dernier et seul blog sur le web qui s’intéresse aux MCF …
PS : “- Ai-je des desseins professionnels particuliers ? : non, pas d’agrégation en vue et personne à caresser dans le sens du poil”.
J’aime beaucoup …et au moins c’est clair.
Un seul mot : continuez !
très heureuse que ce blog se réactive car on en a tous besoin
vous avez vu le projet de décret avec la modulation de seervice
à mon avis on va pas s’amuser les prochains temps
évaluation
compétition
l’excellence
les meilleurs
modulation de services décharge ou surcharge car qui dit décharge dit surcharge et pour qui ??????
et le projet de décret modifiiant celui encadrant le statut des EC Article 4
L’article 7 du même décret est remplacé par les dispositions suivantes :
« Article 7 – Les fonctions des enseignants chercheurs s’exercent dans les domaines énumérés aux articles L.123-3 et L.952-3 du code de l’éducation et L.112-1 du code de la recherche.
I – La modulation de services entre les différentes activités des enseignants-chercheurs s’envisage sur la totalité du temps de travail de référence dans la fonction publique. Ce temps de travail de référence est constitué pour les enseignants-chercheurs :
1° Pour moitié, par les services d’enseignement déterminés par rapport à une durée annuelle de référence égale à 128 heures de cours ou 192 heures de travaux dirigés ou toute combinaison équivalente. Ces activités s’accompagnent des heures consacrées à la préparation et au contrôle des connaissances afférentes, aux tâches d’intérêt collectif correspondant à la mission d’enseignement ainsi qu’aux actions de formation à distance, de tutorat et de suivi de stages ;
2° Pour l’autre moitié, par une activité de recherche soutenue et reconnue comme telle par une évaluation régulière réalisée au moins tous les quatre ans par le conseil national des universités ou le conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques ainsi que par des tâches d’intérêt collectif correspondant à la mission de recherche.
II – Dans le respect des dispositions de l’article L. 952-4 du code de l’éducation et compte tenu des priorités scientifiques et pédagogiques, le conseil d’administration ou l’organe en tenant lieu, définit les principes généraux de répartition des services entre les différentes fonctions des enseignants-chercheurs. Il fixe également les équivalences horaires applicables à chacune de ces activités ainsi que leurs modalités pratiques de décompte.
4
Le président ou le directeur de l’établissement arrête les décisions individuelles d’attribution de services des enseignants-chercheurs dans l’intérêt du service, après consultation, du directeur de la composante et du directeur de l’unité de recherche concernés. Le tableau de service de chaque enseignant-chercheur lui est transmis en début d’année universitaire et est adapté pour chaque semestre d’enseignement. Il peut comporter un nombre d’heures d’enseignement inférieur ou supérieur au nombre d’heures de référence mentionné au I en fonction de la qualité des activités de recherche et de leur évaluation par le conseil national des universités ou le conseil national des universités pour les disciplines médicales, odontologiques et pharmaceutiques.
Les principes généraux de répartition des obligations de service et les décisions individuelles d’attribution de services ne peuvent conduire à dégrader le potentiel global d’enseignement, tel qu’il est prévu dans le contrat entre l’Etat et l’établissement.
Dans le cas où il apparaît impossible d’attribuer le service de référence à ces personnels, le président ou le directeur de l’établissement leur demande de compléter leur service dans un autre établissement public d’enseignement supérieur de la même académie sans paiement d’heures complémentaires. La région d’Ile-de-France est, pour l’application des dispositions du présent alinéa, considérée comme une seule et même académie.
Il est parlé de ce projet de décret sur un autre endroit du blog :
http://mcf01.wordpress.com/2007/06/11/la-tension-monte/#comment-1405
Bonjour,
un mouvement, présenté comme national, pour la rétention des notes d’examen du 1er semestre se met en place dans mon université (votée lors d’une 2e AG des personnels).
La cause en est la publication prochaine du décret réformant le statut des enseignants-chercheurs.
Qu’en est-il ? Merci et bonnes fêtes.
Bonjour,
Pour répondre à Rétention des notes, c’est la même chose dans la nôtre, même cause, même effet…
Pour ceux qui doutent encore, lisez l’article ci-joint :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2206
On va bientôt travailler (beaucoup) plus pour gagner moins.
Et j’ai appris récemment, plusieurs fois confirmé, qu’un MCF CONTRACTUEL aurait été recruté à TOULOUSE.
Début de la précarisation ?
“Les principes généraux de répartition des obligations de service et les décisions individuelles d’attribution de services ne peuvent conduire à dégrader le potentiel global d’enseignement, tel qu’il est prévu dans le contrat entre l’Etat et l’établissement.”
(article 4 dans la version modifiee du decret de 1984 sur les enseignants chercheurs).
Il veut dire tres clairement que les allegements en charges d enseignement de certains se traduiraient par un alourdissement des charges d autres, selon le bon plaisir du conseil d administration.
Voila en effet ce qu on lit dans le rapport du senateur Freville (session parlementaire 2001-20020), ex professeur de droit public dans le civil et qui eclaire le sens de cette phrase un peu sibylline du projet de decret :
“Au niveau de l’université, le président devra respecter une contrainte globale : la somme des modulations individuelles des services d’enseignement ne pourra en aucun cas être inférieure au potentiel d’encadrement théorique de son établissement (192 heures par emploi occupé). Une plus grande souplesse ne doit pas dégénérer en un laxisme inflationniste en matière de créations d’emplois.”
http://www.senat.fr/rap/r01-054/r01-05449.html
Il est donc clair que l entree en vigueur du principe de la modulation des services se traduirait par un alourdissement des charges de la plupart des enseignants chercheurs, car les autorites n entendent pas assumer une charge financiere supplementaire, qui serait rendue necessaire par l allegement des charges de certains enseignants chercheurs.
En clair : la plupart des enseignants chercheurs enseigneraient plus, voire beaucoup plus pour le meme salaire, et ne pourraient plus assumer de mission de recherche de toute facon.
Motion très incisive publiée dans le Mondede cette semainepar 13 professeurs de discipline diverses contre le projet de réforme des statuts, dont deux juristes, Olivier Beaud (Paris II) et Guy Carcassonne (Paris X) :
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/01/05/universite-pas-de-normalisation-par-le-bas_1138017_3232.html
Elle coïncide avec la lettre ouverte de la CPU (conférence des présidents d’université) à Nicolas Sarkozy, lui demandant de suspendre la réforme en cours, déjà évoquée par un précédent intervenant sur le fil de cette discussion :
http://www.cpu.fr/Actualites.240.0.html?&no_cache=1&actu_id=142
La résistance à la réforme s’amplifie. Les universitaires tentent de s’opposer à la propagande gouvernementale sur ce projet en informant le public sur la réalité de la situation universitaire.
Il faut s’inscrire dans ce mouvement d’opposition au projet de réforme : il y a va de notre avenir à tous, particulièrement les mcf des sciences humaines qui seraient les premières victimes de la modulation des services.
Un billet que je vous engage à lire dans le contexte actuel de mobilisation contre le décret :
http://www.darmaisin.com/?p=477
Tous en grève le 26 !