Voilà près de 10 mois que ce blog tourne au ralenti et pourtant, continue d’attirer de nombreux visiteurs. Notre “communauté” a besoin de se structurer, c’est une évidence. Alors au travail ! Toute aide est la bienvenue ! Parlez de ce blog, faites circuler l’adresse et ne croyez surtout pas que cela ne sert à rien : notre petit doigt nous dit qu’un certain ministère surveille tout ceci de très près … Et notre petit doigt est bien informé.
Et pour les nostalgiques d’un autre blog qui s’est intéressé de manière éphémère à la situation des MCF : Quelques “traces” ici


Pour la pub, rassurez-vous.
Rares sont les MCF ( et les Pr) qui ne consultent pas votre blog et tant en 01 que 02 ( je crois même en 03). Autour de moi, mes collègues connaissent tous votre blog.
A ce propos, comment expliquez-vous votre classement ( ou plutôt l’absence de classement) sur wikio alors que vous avez tant de visites. J’ai l’impression que c’est du bidon ce classement …
Il y a des positions sur ce classement qui ont une ascension ou bénéficient d’un maintien douteux (notamment pour les blogs qui ne sont plus actifs et ce depuis un certain temps) .
Cas pratique:
docteur en droit décide de candidater au CNU. Il lit l’arrêté de juillet 2008 pour suivre la procédure d’inscription et se conforme aux exigences du ministère en matière de date…
Quelques semaines après, il apprend qu’il existe une deuxième vague de qualification…avec l’arrêté du 5 novembre 2008 permettant à ceux qui n’ont pas respecté les premiers délais de déposer tout de même une candidature…avec des délais plus longs pour rendre son dossier…
Le CNU aura donc deux types de candidats, et peut-être deux sessions, nécessitant alors de répartir les postes à pourvoir entre ces deux sessions…ainsi les candidats au titre du premier arrêté verront des places s’envoler au profit de la deuxième session…
moralité: à quoi ça sert de respecter les règles en matière de concours si un arrêté peut venir faire la voiture balai…
ah mais mon gars tout est comme ça dans l’université ! on se reveille !
De toutes les manières, le CNU c’est le gros foutoir ( pardonnez l’expression).
Il faudrait vraiment des personnes nouvelles qui s’investissent sérieusement dans ces fonctions.
Certains membres (en droit public) y sont uniquement pour dire qu’ils sont au CNU et n’en font pas une, rendent des rapports de deux pages, ne viennent jamais aux réunions sous l’oeil complice sinon complaisant de celui qui devrait hausser le ton ( ce sont les MCF qui assurent là aussi au niveau du CNU).
Le comble, c’est que ce sont ces mêmes membres qui se permettent de juger des thèses de qualité des candidats.
Il y a des Pr qui ne sont jamais sollicités pour y siéger ( et donc se présenter au vote) alors qu’ils apporteraient un oeil neuf et sont souvent bien plus compétents.
Le CNU en section de droit public ( je ne sais pas pour le droit privé), c’est l’auberge espagnole à part une Pr administrativiste ( je crois qu’elle est de PI) qui prend sa charge au sérieux et se soucie du sort des candidats, et à part les MCF qui pallient l’absentéisme et le manque de rigueur, , le reste … il faut repasser …Ce n’est vraiment pas Bysance …
Le CNU est apparemment plus un lieu de pouvoir qu’une instance “scientifique”.
Il est d’ailleurs incohérent de vouloir renforcer son rôle (et ses pouvoirs) sans lui en donner les moyens, notamment en terme de décharge d’heures pour ses membres.
Absolument.
Le CNU est devenu, au fil d’une certaine pratique, (celle qu’il faut bannir ) un haut lieu d’exercice du pouvoir, et nullement un instrument d’évaluation scientifique, qui était sa vocation première.
Les membres du CNU, sollicités pour y siéger, le sont en raison de leur allégeance facile soit à l’égard du Président, dont le nom est prévisible, soit à l’égard de ceux y siègent, souvent depuis deux mandats, et sont les gardiens du temple.
Conclusion, être membre au CNU est aujourd’hui une démarche purement passive, ce qui explique le désintérêt et le manque d’investissement de certains membres.
On les choisit car on sait parfaitement qu’ils avaliseront les choix les plus discutables, ceux de la Présidence ou de ses alliés du moment.
Evidemment, nul ne rétorque à part, d’après ce que j’ai entendu dire, cette Pr ( MD, autant dire ses intiales si elle est compétente dans sa fonction), qui hausse le ton, tient tête et ne défend pas, elle , que ses candidats mais l’ensemble des candidats qu’elle juge bons.
Pour les MCF qui sont au CNU, c’est différent car “n’étant que MCF”, ils n’osent pas trop contester sauf certains qui ne sont du genre à se taire surtout devant un Pr, qu’il s’appelle Sudre, Beaud ou Sorel.
Mais, surtout, les MCF se permettent d’intervenir car ils connaissent bien le dossier sur lequel ils rapportent, ayant lu la thèse ou examiné attentivement les travaux.
Voilà la réalité du CNU.
Le CNU doit rompre avec cette pratique entretenue par certains Pr ( ce n’est pas demain la veille …) et ne réunir en son sein des membres qui ne voient pas en lui un lieu d’exercice de leur petit, petit, petit pouvoir personnel.
A bon entendeur …
J’ajoute que le système est entretenu par les conditions matérielles de fonctionnement de l’institution. Aucun membre, même avec la meilleure volonté, ne peut, en deux mois lire et rapporter sérieusement sur 20 dossiers (thèse et articles) en continuant à assumer ses charges d’enseignement et de recherche, d’où la tentation de s’en remettre à des critères autres que la qualité de ces travaux appréciée de façon impartiale.
Comment les membres du CNU pourront-ils faire s’ils devaient, dans ces conditions, évaluer, tous les quatre ans tous les enseignants chercheurs ?
Une réforme du CNU s’impose-t-elle ?
Sur les trois Pr cités plus haut, Sudre, Beaud et Sorel, cela n’a rien d’étonnant qu’ils jouent aux grands Manitous au CNU dans la mesure où au niveau local, dans leur propre fac, ils jouent aux petits chefs, ce qui agace gentiment certains Pr mais surtout des MCF qui le leur font savoir et sont en opposition frontale avec eux. Pour P II, je ne m’avance pas trop car là-bas, on est encore sous l’Ancien régime puisque le MCF ne parle pas et n’existe pas sauf pour corriger des copies, faire les TD et assurer les suveillances d’examen et accesoirement éteindre les lumières.
En revanche, pour Montpellier c’est clair. Mais, c’est surtout pour PI où les collègues MCF, confrontés à la “pratique”, ont très vite appris à se défendre et pour eux quelqu’un comme Sorel c’est du régal comme cas pratique. D’aiileurs merci aux MCF de PI qui nous donnent une sacré leçon pour les MCF de province que nous sommes.
Alors, pour ces trois compères, le CNU est un boulevard, que dis-je une thérapie de groupe, un faire-valoir personnel, d’où l’importance d’élire en son sein des personnes, certes sérieuses et rigoureuses, mais surtout équlibrées psychologiquement et qui n’ont pas un égo surdimensionné ou ne sont pas des Rastignac en puissance.
Sur le Pr publiciste (MD) qui est au CNU, je confirme . Elle n’est pas au CNU pour casser du candidat, se pavaner et surtout pèse la portée de ses décisions. Elle rend de vrais rapports. Idem généralement pour les MCF qui sont au CNU, qui travaillent sur les dossiers. Mais, pour le vérifier, il faut avoir accès aux documents internes …
Plutôt que, dissimulé derrière un anonymat prudent, distribuer de bons et de mauvais points à des personnes nommément désignées, ne vaudrait-il pas mieux s’inquiéter sérieusement du projet de réforme du statut en cours, qui menace au premier chef les maîtres de conférences ?
D’autant plus que cette année il va être difficile de devenir MCF sans rupture d’égalité.
Cf commentaire de Egalité auquel vous n’avez nullement répondu.
Bonjour,
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2206
A lire de toute urgence…
Une question : certains d’entre nous ont adhéré à la “société des Maîtres de Conférences”, association destinée à défendre notre statut.
Or, nous n’avons pour l’instant aucune nouvelle de cette dernière. Est-il envisagé une action quelconque ?
Merci de votre réponse.
Bonjour,
A propos du projet de décret du statut des enseignants-chercheurs, vous trouverez ci-joint un article intéressant.
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2206
Pour autant, nous sommes un certain nombre à avoir adhéré à l’association des Maîtres de Conférences.
Est-il prévu une action de sa part ou du moins un communiqué sur ce projet ?
Merci.
Bonjour,
Pour ceux que ça intéresse…
http://www.france-info.com/spip.php?article231691&theme=9&sous_theme=43
http://www.liberation.fr/societe/0101308548-universites-ce-qui-change-au-1er-janvier
et surtout
http://www.lesechos.fr/info/france/4813619-universites-les-pionnieres-de-l-autonomie-se-jettent-a-l-eau.htm
où il est dit clairement que les Présidents d’Université “vont pouvoir recruter des enseignants-chercheurs (contractuels et étrangers compris) quand bon leur semble, mais ils pourront moduler leurs activités (partage entre recherche et enseignement…) et leurs primes. Une nouvelle culture universitaire, davantage basée sur la performance et l’évaluation individuelle…”
Le problème dans ces nouveaux pouvoirs attribués aux Présidents est qu’il n’y a justement aucun … contre-pouvoir.
Quid du pauvre type qui verra son service “modulé” de 300 heures comp intégrées dans son service au simple motif qu’il aura “oublié” de se courber devant Monsieur le Président,… ou aura eu un discours subversif sur Internet.
A bon entendeur…
Bonjour,
Nous venons de recevoir à Perpignan ces deux messages que je m’empresse de faire suivre.
Cher[e]s collègues,
A la suite de la publication dans le Monde du mardi 6 janvier 2009, de
l’article intitulé” “Université : pas de normalisation par le bas”, signé
par treize universitaires, beaucoup de collègues ont souhaité manifester
leur soutien à ce texte en proposant de le signer. C’est la raison pour
laquelle ce texte est désormais proposé à la signature de toute personne qui
en approuve le contenu. L’objet de la pétition est de demander le retrait du
projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs.
La pétition est désormais en ligne. Elle est accessible à l’adresse suivante
:
http://petitions.alter.eu.org/universite
N’hésitez pas à diffuser cette information le plus largement possible.
Bien cordialement
A propos de la loi d’autonomie des Universités (LRU) : Questions d’Ethique
par Jacques Broda, Pr. de Sociologie, Université de la Méditerranée
02.01.09
La déferlante normative, destructrice de l’esprit de la recherche et de l’enseignement, nous oblige à la Résistance, et à une riposte éthique, sans précédent.
Ceux qui nous gouvernent, nous évaluent, nous gèrent, ignorent manifestement le réel de l’enseignement et de la recherche. Ils ignorent ce qui pousse chacun à travailler, inventer, innover, chercher, publier, transmettre, gérer, questionner, chercher encore, trouver parfois, consulter toujours, entendre, écouter, les étudiants, partager, les collègues, les colloques, les articles, les rapports, les thèses, les directions de recherche, les programmes pédagogiques, les corrections…
Le travail réel est sans commune mesure avec le travail prescrit.
Nous faisons tous autre chose et autrement, que ce que nous devons, et c’est pour cela que ça marche. Nous inventons, nous co-opérons, nous créons, dans la norme et hors norme, heureusement !
La recherche est immersion, questionnement du réel, dans sa prise, sa surprise, l’étonnement, et le tâtonnement, la découverte enfin, individuelle, collective toujours.
Tout cela échappe aux critères d’une évaluation et d’une normalisation catastrophiques quant à la liberté d’inventer.
Le Ministère et bien des Présidents, croient nous tenir avec le ‘fric’ : on va donner plus à ceux qui publient plus, à ceux qui se plient aux normes de la gestion capitaliste. Car il s’agit d’une gestion capitaliste, qui applique à l’Université les normes qualité de l’entreprise, l’avancement au mérite pour casser les solidarités, la participation-collaboration des plus asservis. D’aucuns pensent que notre motivation c’est l’argent, la carrière, le pouvoir, ils manient la carotte et le bâton, pour faire avancer le troupeau des enseignants-chercheurs.
Mais la recherche et l’enseignement, c’est tout l’opposé, c’est la solidarité, la co-opération, le partage, la transmission, l’engagement, la liberté.
Comment peut-on imaginer une recherche sans liberté, sans indépendance, sans but de pouvoir, et de course au mérite ? Comment définir des revues, avec des comités de rédaction limités, sélectionnés, par qui ? Et laisser choir des pans entiers de créativité, d’inventivité hors champ de la concurrence et de la compétition acharnée.
Face à cette entreprise de destruction massive de l’éthique de l’EC, nous répondons par une éthique supérieure. Pour l’enseignement supérieur une éthique supérieure, celle qui nous oblige dans le quotidien à bien faire notre travail, à être proches des étudiants, étrangement absents du système d’évaluation.
Des étudiants en santé, bien formés, écoutés, insérés, épanouis, ne figureront jamais dans le classement de Shanghai, ni dans les normes actuelles. Et pourtant, ils sont l’avenir, le but, et l’essence de nos actes.
Nous voulons être appréciés, et non évalués.
Je revendique le droit à participer aux critères et aux philosophies de l’appréciation, et à en contester les résultats ; faire du temps d’appréciation le temps de co-construction d’un projet dynamique, inventif, en co-opération, un engagement souple, efficace.
Appréciés oui, évalués non !
Nous sommes ici à l’opposé du décret, de la loi L.R.U, mais nous sommes dans le réel de notre travail. Il est 20 heures, un Dimanche de Décembre, je travaille donc je suis. Combien d’heures les enseignants-chercheurs passent-ils à domicile, dans les labos, sur les terrains, dimanches compris, si l’on totalisait le temps de ce travail invisible, on serait ahuri !!!
Oui, nous avons réinventé le travail à domicile, oui nous travaillons parfois plus de cinquante heures par semaine !
Oui, nous ne le faisons pas pour du fric, mais parce que nous avons une éthique, un désir, une volonté, autour du savoir, de la connaissance, de l’éducation, tout ce qui ne s’évalue pas, et qui échappe à la folie quantitative.
De nombreux collègues n’ont pas vu venir le coup, dont la loi L.R.U est l’avant-goût, ils se sont pliés, ou ont adopté une politique de l’autruche. Aujourd’hui la révolte gronde, les étudiants manifestent, des collègues se jettent dans la grève administrative, des instituteurs entrent en désobéissance civile. N’y aurait-il pas quelques intérêts à unifier ces luttes qui ont pour fil rouge, le vol de l’éthique ?
Les enseignants-chercheurs sont portés par des valeurs, ils en créent, ils ont donné, ils donnent à la civilisation, ce que l’homme peut donner de meilleur à l’autre homme : le savoir. Ce savoir, cette connaissance, ne s’achètent pas, ne s’évaluent pas, ils s’épanouissent dans la sphère infinie des humanités.
Loin de tous les corporatismes et replis sectaires, j’en appelle à l’unité, à l’unification de nos revendications et de nos propositions, en alliance avec tout le secteur de l’enseignement, comme service public, ’signifiant’ ô combien actuel quand il nous ramène au sens social de nos engagements, au sens personnel de nos désirs, au sens humain de notre travail.
Jacques Broda
Professeur de Sociologie à l’Université de la Méditerranée
Bonjour,
Article de l’AERES sur l’évaluation de la recherche juridique.
C’est du grand n’importe quoi… On en frémit d’avance en se demandant comment seront nommés les experts chargés d’une telle évaluation !!
http://www.aeres-evaluation.fr/spip.php?page=imprimer-article&id_article=214
Déjà… lorsque l’on voit la liste des actuels conseillers de l’AERES qui sont issus des facs de droit… ce ne sont pas les plus glorieux chercheurs… il doit être plus simple d’évaluer que de chercher ! Moi qui suis communautariste, j’ai bien ri en lisant la liste… comprenne qui pourra…
Elle est où cette liste pour que l’on rit ensemble …
au JO ?
Sur le site de l’AERES of course…
Bonjour,
La mobilisation est en marche…
Un collectif d’enseignants chercheurs de l’Université de Strasbourg vient de lancer le mouvement ce jour.
Ci-joint la fin du texte
“Il est grand temps que le gouvernement nous entende : nous lui demandons instamment de suspendre sans délai l’ensemble de ces réformes pour ouvrir enfin un grand débat national sur l’Enseignement et la Recherche dont les principaux acteurs ne soient pas exclus, y compris les jeunes chercheurs et les étudiants dont l’inquiétude est aujourd’hui aussi profonde que la nôtre. Nous lançons un APPEL à toutes les universités françaises et à toutes les institutions de recherche afin qu’elles unissent leurs voix et leurs actions dans le cadre d’une COORDINATION NATIONALE à même de défendre les valeurs républicaines de liberté et de laïcité du monde de l’éducation, de la science et de la recherche”.
Pour ceux intéressés par l’intégralité du texte, ci-joint le lien :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/01/relance-de-la-m.html
A bientôt
Qu’est ce que je disais…
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/30/enseignants-chercheurs-le-decret-au-conseil-d-etat-greve-des-lundi_1148461_3224.html