Chers collègues,
Je ne résiste pas à la tentation de dupliquer ici un billet laissé sur un autre site. Que pensez-vous de ces réactions ?
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Comme prévu, les premières réactions du “peuple” [c'est-à-dire celui qui sait tout, a tout vu, déteste ceux qui enseignent et regarde le TV pour se cultiver] tombent. Je ne résiste pas au plaisir de vous en communiquer quelques unes. Je laisse évidemment le style et les fautes. C’est assez stupéfiant et révélateur d’une véritable haine à l’égard des détenteurs du savoir. Au-delà de nos questions de statuts, j’ai bien peur que notre communauté – notre caste comme l’écrit un commentateur – ait à lutter contre quelque chose de plus grave, de plus effrayant : l’obscurantisme. Etudiants, si vous lisez ces lignes, n’oubliez pas que si vous étudiez, si vous vous cultivez, c’est pour vous élever de cette médiocrité et vous forger une opinion digne de ce nom : on peut sans difficulté considérer que l’université ne fonctionne pas de manière optimale, qu’il y a des choses à changer – opinion partagée je crois par de nombreux enseignants chercheurs – mais il faut prendre le soin d’argumenter sa position par des éléments tangibles. J’avoue que les messages des specimens que je livre ci-dessous sont un peu faibles de ce point de vue. Vous noterez au passage que les enseignants – chercheurs sont assimilés par beaucoup à cette autre catégorie de fainéants : les instituteurs ! Une dernière recommandation à mes collègues : en lisant ce qui suit, ne crachez pas sur votre écran, cela ne sert à rien !
- Paul X : bah voyons…. nos universites sont parmi les plus nulles du monde du fait du mandarinat, sorte de mafia locale qui permets aux nulles de recruter des nulles et perpetuer la misere intellectuelle… soutenons Pecresse la courageuse, ca fait d’ailleurs longtemps que les profs de fac sont de (mauvais) enseignants et meme plus des chercheurs (ils faut les trouver au CNRS) un grand coup ds la fourmilliere. de tte facon leur greve ne sera meme pas visible, tellement leur production est faible
- THOMINE : une Grève, pourquoi une grève ? ils étaient au travail ? Dites-moi, à quand remonte le dernier accord des syndicats, par rapport à un projet de réforme?
- Bluss : bof, comme d’hab
- D.G. : En effet, c’est un scandale d’empêcher des “enseignants-chercheurs” de pouvoir ne jamais rien publier (sinon dans des revues de 10ème rang)… et de pratiquer un absentéisme massif pour leurs cours avec des étudiants qui vont échouer de toutes façons ! Il n’y a aucune raison que ceux qui publient dans des revues internationales reconnues et qui se soucient de la formation et du devenir professionnel des étudiants soient mieux rémunérés et/ou disposent de plus de temps pour la recherche…
- Pier21: Ben encore une fois les nantis et les privilégiés protestent! Comme disait le Général, “des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent…on en cherche!” Evidemment promouvoir les gens au mérite est scandaleux et déranger le rond de cuir qui dort du pur sadisme! Profs de toute nature, vous êtes payés par la Nation pour instruire, chercher et TROUVER, et non pas vous engraisser sur le dos du contribuable! Quand je vois le nombre de chercheurs du CNRS qui débitent des truismes j’en reste confonu pour l’Université! Comment l”Alma Mater peut-elle réchauffer tant de serpents en son sein!
- Casimir : Grève des cours?Personne ne s’en apercevra!
- Bogdanowich : Une fois de plus, dès qu’une réforme se profile, la grève est lancée par les médiocres pour maintenir leur sinécure en l’état. Surtout protéger leur petit train-train qui leur permet d’en faire le minimum, tout en continuant à percevoir des fonds pour continuer à buller tranquillement. Il n’y a pas d’argent pour augmenter les crédits pour la recherche. La seule solution est de rationaliser et économiser sur le gaspillage spécifique à la France, pour pouvoir lui en allouer davantage. On s’étonne qu’elle est du retard par rapport aux grands pays concurrents. Cela ne risque guère de s’arranger quand on s’oppose à toute amélioration d’une situation institutionnelle catastrophique.
- Canasson : les enseignants chercheurs CRAIGNENT!!!!!!!!!!!! et ont peur de faire un peu plus d heures de présence . Pas une année sans revendiquer pas une année sans gréve, C est quand meme un beau métier, ils font ce qu ils veulent ,Exigent ce qu ils veulent .ce sont de vrais dieux ;Savent tout, détiennent toujours la vérité . Un sacré monde quand méme !!!!!!! que l EN
- Rach Johnmichael : le vote dans les facs pour ou contre la reconduction des greves ressemble aux votes dans les pays de dictature .
Les résultats sont presque publié avant d avoir voté et seul, ceux qui sont pour on le droit de voter . Apres cela ce sont les mémes qui se plaignent lors du vote d une loi parcque leur syndicat n aurait pas été entendu !!!!!!!!! - Grumpy5 : qu’ils bloquent les universités jusqu’a la st glinglin au delà du bac le gouvernement n’ a aucune obligation de résultats en ce qui concerne les études supérieures.. personnellement j’ai terminé les miennes ça ne me cause aucune contrariété les perdants seront les étudiants eux mêmes sans restrictions les bons (dommage pour eux sincèrement..) comme les mauvais(donc qui n’en ont que faire de leurs diplomes).. mais curieusement les facs vont encore être bloqué par des étudiants “chomeurs ;syndicalistes fauteurs de troubles et autres intérimaires de la fauche et de la casse” j’ai été à la fac et on sait bien qui bloque les facs je défie quiconque de me dire le contraire! l’état doit réquisitionner des camions lanceurs d’eau pour refroidir toute cette agitation” ahaha.
- Arm00 : Dissolution immediate des syndicats etudiants regroupant la chienlit manipulee par l’ultra gauche francaise… quand cesserons-nous d’avoir 3% de la population organiser le terrorisme social dans ce pays? Tous dans la rue, la matraque a la main!
- Lych95uk : décidément , les instits , les profs , ne sont que d ‘éternels frustrés , quelque soit les réformes proposées … ils sont toujours contre , et ce , depuis une vingtaine d ‘années à croire qu ‘ils sont atteints d ‘une maladie mentale chronique , qui détruit leurs neurones , et les rend allergiques , à toute évolution de l école et des universités , mais plus encore et surtout , au changement de leurs précieux statuts !
- Bouamy1 : Une de + !!! que peut on attendre de cette caste ? rien ! A ignorer !!!!!!!!
- Michael03 : OHHHHHHhhhhhhhhhhhh Non….c’est une blague????….. Faut arreter le délir la….!!!Non mais je rève!! Ce projet est dans la continuité de la réformes des universitées adoptée il y a qq mois…(a savoir l’autonomie de l’université). Non mais y’a un moment faut prendre conscience de certaine chose et certaine valeur! La grève la grève la grève la grève la grève la grève la grève …. Quand je vois le niveau globale des universités au classement mondiale et ce depuis des dixaines d’années , je trouve vraiment cette attitude lamentable et inconsciente!!!
Une fois de plus……..LA HONTE!!!!! - Justise : Allez les petits – formation : gréviste vous serez grâce à une formation complète plus aptes à rechercher un emploi sur les listes de l’ANPE…
Beaucoup de ces intervenants sont des sympathisants de l’UMP qui ont pour mission de discréditer la grève des enseignants chercheurs dans l’opinon publique.
Ce n’est pas un hasard si on voit fleurir ce genre de commentaires sur les blogs depuis une ou deux semaines.
Du reste, le président de la République donne lui-même l’exemple : son discours la semaine dernière sur la recherche et l’enseignement supérieur suait le mépris envers les enseignants chercheurs en même temps que l’autosatisfaction permanente.
Nous n’arriverons jamais à gagner la bataille de l’opinion publique.
D’une part, en effet, nous ne bénéficions pas des mêmes relais dans les médias que le pouvoir en place. En ces temps de démagogie et de propagande effrénés, la lutte est trop inégale.
D’autre part, le public est trop ignorant de la manière dont nous accomplissons nos missions et de notre modeste rémunération pour comprendre que nous puissions nous insurger contre un risque d’aggravation de nos charges. Nos obligations de service seraient-elles de 380 heures par an, au lieu d’être de 192 h comme actuellement, que le public continuerait de trouver scandaleux que nous soyons payés pour faire aussi peu d’heures.
Nous ne devons pas nous acharner à convaincre une opinion publique qui nous est par définition hostile. Comment en est-on arrivé là, à cette “dégradation vertigineuse” (disait déjà G. Durry dans son rapport de 1986 commandé par le Ministre de la recherche de l’époque) du statut de l’enseignant-chercheur et à cette perte totale de respect ? Les causes sont diverses et trop longues à énumérer ici.
La seule voie qui nous est ouverte pour faire reculer un gouvernement très déterminé à casser notre statut, c’est de serrer les dents et de paralyser le fonctionnement des universités jusqu’à ce que nous soyons écoutés. Il est navrant d’en arriver là, mais aucune autre alternative ne nous a été laissé : depuis des mois le ministre des universités balade les enseignants-chercheurs, en feignant une concertation qui n’a jamais eu lieu dans les faits.
Des négociations vont finir par s’engager, Valérie n’aura pas le choix. Mais il faudra être très vigilant sur les “concessions” qui seront avancées. Il est clair, en effet, que les gens du ministère et de l’Elysée vont émettre des leurres pour embobiner à nouveau les enseignants-chercheurs, comme ils s’efforcent de le faire depuis des mois dans cette affaire.
Il faut avoir conscience que nous avons face à nous des gens aussi intelligents que dénués de scrupule lorsqu’il s’agit d’imposer leur conception de l’Université, laquelle repose sur un modèle anglo-saxon largement mal compris.