Chers collègues,
Plus de 1000 visites sur ce site en quelques heures hier et un grand nombre de mails confirment d’une part votre forte mobilisation et, d’autre part, vos inquiétudes au regard des négociations actuelles. Vous êtes nombreux à penser que certains "petits arrangements entre amis" se feront sur le dos des maîtres de conférences.
Un collègue nous rapporte la réflexion suivante :
J’ai posé la question suivante à mon Doyen. "Si tu devais donner un nom au Président qui exige, dans le cadre du nouveau décret, une modulation des services. Qui désignerais-tu pour faire (gratuitement) plus d’heures d’enseignement entre un Professeur bien connu de notre Faculté qui n’a plus rien écrit depuis 20 ans (!!!) et un MCF qui publie raisonnablement ?" Long silence….
Cette remarque résume fort bien la situation et conforte dans la volonté de demander le retrait total du texte. Plus que jamais, les maîtres de conférence doivent rester vigilants, se structurer et se mobiliser. Ce blog est à votre service.

Merci, cher collègue, d’avoir repris mon pseudo pour le titre de votre billet.
Car le problème est le suivant :
- retrait pur et simple du decret statutaire comme base de nouvelles négociations ( position de la Coordination nationale)
- toilettage du texte ( et "petits arrangements entre amis" euh pardon "entre professeurs de droit"… ) car il faut être clair : le texte, même avec de médiocres arrangements comme ceux présentés par le groupe I, est une catastrophe pour les MCF.
Courage et battons-nous.
N’oublions pas que c’est nous les plus nombreux et que nous sommes indispensables. Ils peuvent nous faisander aussi longtemps qu’on se laisse faire. Mais si on se réveille, les choses s’inverseront totalement. Vous allez demander à M le PR de Paris II de faire des TD en Seine Saint Denis ?
Les professeurs de droit du CNU , menés par l’inénarrable F.Sudre, ont ce soir trahi en toute quiétude et en pur égocentrisme, comme l’avaient annoncé des collègues que certains avaient pris pour des alarmistes.
Ils ont accepté les propositions honteuses de Précresse dans sa lettre d’ajourd’hui, c’est à dire la modulation des services avec la complicité du CNU.
J’ai honte ce soir d’être juriste et pardon auprès des collègues des autres disciplines, qui continuent à se battre.
Mr Sudre et autres mandarins, vous ne représentez pas et vous ne représentez jamais les maîtres de conférences et de manière générale les juristes qui, je l’espère, vont réagir.
Bonjour,
L’affaire malheureusement me semble pliée. Le décret vient d’être enviyé au Conseil d’Etat. Et, comme par hasard, le jour où Pécresse nous écrit, la CPU vote une motion en faveur de la modulation, dont je vous reproduit le contenu :
"Statut des enseignants-chercheurs : le bureau de la CPU souhaite une modification du décret de 84 29/01/2009
La modification du décret de 1984 est une nécessité car les enseignants-chercheurs demandent que soient pris en compte dans les services la globalité de leurs missions, y compris l’encadrement des stages et les enseignements assurés à distance, au titre de la FOAD proprement dite, ou pour l’accompagnement pédagogique des étudiants handicapés, des étudiants salariés ou en cours de VAE. Il s’agit aussi de pouvoir prendre en compte officiellement l’engagement dans les relations internationales, dans les relations avec les entreprises, dans l’animation et la gestion pédagogique des filières de formation. La modification du décret de 1984 est également nécessaire pour que les modulations de services déjà existantes dans un grand nombre d’universités entrent, enfin, dans un cadre réglementaire.
La CPU est donc favorable à une modulation de services reconnaissant la diversité, la richesse et la variété de nos fonctions et résultant d’un contrat passé entre l’université et l’enseignant, via son UFR, son Ecole, son Institut, et son équipe de recherche, prenant en compte les évaluations conduites par le CNU, avec bien sûr des instances de recours et de réexamen en cas de litige. Nous sommes favorables à une modulation des services organisée par les acteurs au sein des équipes pour optimiser les capacités de recherche et de formation, et pour atteindre des objectifs collectifs à moyen terme.
Dans cette perspective, le Bureau de la CPU tient à préciser les points suivants :
1) Les évolutions du Décret de 84 doivent clairement préserver le statut national des enseignants chercheurs ; cependant, chaque établissement aura la liberté de pratiquer ou non, de généraliser ou non la modulation des services, et de choisir le moment de sa mise en oeuvre, et ce seront les instances statutaires et collégiales des universités qui en décideront ; la possibilité de cette modulation est néanmoins immédiatement indispensable pour régulariser de nombreuses pratiques et situations que les évolutions du métier d’enseignant-chercheur ont rendu inévitables, et que les textes statutaires ne reconnaissent pourtant pas encore, et aussi pour permettre de prendre en compte, dans l’établissement du service de chacun, l’ensemble de ses activités, ainsi que les équilibres spécifiques entre ces activités.
2) La modulation spécifique portant sur le temps d’enseignement respectera en outre le sens profond du métier d’un enseignant-chercheur, si elle préserve d’un côté un volume d’enseignement, et de l’autre un temps de recherche, incompressibles ; ces deux limites de la modulation des services pourraient être définis dans le nouveau décret ; elles ne peuvent évidemment pas être appliquées aux enseignants-chercheurs qui exercent de lourdes responsabilités administratives.
3) La CPU souhaite donc la révision du statut des enseignants-chercheurs, et ce au bénéfice des établissements et de tous les intéressés. Pour cela, elle s’engage àétablir une charte des meilleures pratiques, en concertation avec les représentants des grands domaines de formation et de recherche (notamment les conférences de doyens et directeurs) et avec la Conférence Permanente du CNU, pour s’assurer que la modulation des services permettra effectivement de prendre en compte la diversité des tâches, qu’elles seront effectivement toutes évaluées, et que les équilibres entre ces différents types d’activité seront appréciés à l’intérieur du cadre général des 1607h annuels de la Fonction Publique, et pas exclusivement exprimés par une variation du nombre d’heures d’enseignement.
4) La CPU constate que plusieurs des mesures actuellement débattues dans la perspective de la modification du décret de 84 entraîneront des charges supplémentaires pour les établissements, notamment l’intégration dans le service de l’ensemble des activités suivant une charte nationale d’équivalences, et surtout l’équivalence entre les travaux pratiques et les travaux dirigés. Ces charges nouvelles, associées aux actuelles suppressions et aux redéploiements d’emplois constituent un contexte problématique pour la mise en oeuvre de la modulation des services, contexte qui incite à la prudence, car cette dernière ne doit pas être appliquée dans une perspective de gestion comptable, et de compensation des pertes induites dans le potentiel d’encadrement par ce contexte. La CPU rappelle une fois de plus que ces nouvelles charges doivent être spécifiquement financées et que ces suppressions ne doivent pas se renouveler.
5) Pour ce qui concerne la gestion des carrières et des promotions, la CPU est très attachée à l’équilibre entre les interventions nationales et les interventions locales ; le système que nous connaissons actuellement repose sur un cloisonnement des deux ; celui que nous souhaitons voir se mettre en place repose sur le principe d’un dialogue et d’une interaction entre l’un et l’autre. Du côté du CNU, au niveau national : l’évaluation, le classement des candidats au sein de chaque domaine disciplinaire, et le réexamen des situations litigieuses ; du côté des établissements, au niveau local : la répartition et l’interclassement entre les différentes disciplines d’une même université, la garantie des promotions dans les formations à faibles effectifs, l’appréciation des conditions concrètes de l’exercice du métier, du contexte, du profil et des projets de l’établissement, et la prise en compte de l’équilibre entre toutes les missions. Le Bureau considère en outre comme relevant des bonnes pratiques une clause spécifiant que chaque établissement doit choisir au moins 50% des promus parmi les candidats classés A par le CNU. Les modifications du décret doivent permettre un tel dialogue et assurer cet équilibre entre le niveau national et le niveau local.
Le Bureau de la Conférence des Présidents d’Université :
Lionel COLLET
Président
Simone BONNAFOUS
Vice-présidente
Jacques FONTANILLE
Vice-président"
Dindons de la farce, avez vous dit ?
Qu’est ce que je disais…
http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/01/30/enseignants-chercheurs-le-decret-au-conseil-d-etat-greve-des-lundi_1148461_3224.html
C’est fini :
Les profs, en fait ceux de la section 01, 02, 03, seront bien servis et se préserveront "entre amis" , (à la limite un cours dans l’année …) et les mcf, qui n’écrivent jamais rien bien sûr, passeront leur temps à la fac du 1er /09 au 31/07 pour assurer leur service.
Si je suis tombé par terre, c’est la faute à Sudre et consorts qui ont négocié et brisé insidusieusement l’union.
La haine contre Sudre et les autres pantins qui sont allés négocier le 26.
Lundi 2 février : Université morte
Grève totale et reconductible dans les universités tant que le décret ne sera pas retiré et sans condition.
Débrayage des cours et TD si nécessaire.
Un amer contast s’impose.
A l’heure où le combat contre le decret s’annonce difficile à la veille de la grève, et à l’heure où un "autre front" s’est ouvert avec l’initiative et le communiqué du Groupe I, il saute aux yeux que le malaise, que certains d’entre nous ont eu la possibiltié d’exprimer depuis plusieurs mois sur ce blog, n’est plus jamais réalité.
Pire, la réalité a dépassé la fiction. ( merci à l’auteur du blog de maintenir ouvert cet espace qui nous est désormais familier ).
L’inititiave du groupe I, qui confirme le peu de cas qu’ils font des MCF , accroît le malaise et la rancoeur contre les Pr des trois sections (après l’affaire du CND), et marque la distance toujours plus grande entre les deux corps, une distance que nous connaissons tous pour ne pas dire que nous subissons.
L’avis obligatoire et conforme qui serait donné au CNU , quelque soit sa forme , pour nos obligations de service amplifiera de manière indéniable le mandarinat, la différenciation hiérarchique, la politique d’intimidation, ou d’éviction , le sentiment de supériorité des Pr que nous dénonçons tous , bref des traits majeurs qui sont l’apanage des 3 sections de droit et que vous ne retrouvez nulle part ailleurs ( pour ceux qui s’intéressent aux autres disciplines), et que pourtant certains Pr de droit feignent d’ignorer sur certains blogs ….
L’image désastreuse des Pr de droit, que nous savions tous, est aujourd’hui mise au grand jour, auprès de l’ensemble des collègues de la communauté universitaire ( merci au Net). C’est la seul bonne nouvelle de cette inititiave.
Bon combat et portons notre voix en tant que maîtres de conférences des sections 01, 02, et 03 qui, pour reprendre les termes d’un commentateur sur un autre blog, sont en danger.
( des Mcf, confirmés et autement dit, affranchis de la politique d’intimidation des mandarins et des Pr de droit, n’auraint pas accepeté ce qui s’est produit avec le groupe I mené par F.Sudre et ne sont pas prêts à laisser cet "arrangement entre amis"…)
Un très court passage pour vous indiquer :
1/ que si quatre professeurs de droit ont, en début de semaine, rencontré Madame Pécresse, l’opinion qu’ils ont alors exprimée n’était représentative que d’une partie, me semble-t-il assez minoritaire, du corps auquel ils appartiennent ;
2/ que les modifications apportées au texte, pour insignifiantes qu’elles puissent paraître (et qu’elles soient), montrent au moins que le ministère n’est pas aussi sourd qu’il veut bien le dire, lorsqu’une pression forte est exercée à son endroit.
Il est assez probable que la position du Collectif pour la défense de l’université, dont la réunion se tient aujourd’hui, sera légèrement plus ferme.
Chers collègues,
V. Pécresse est au plus préssée. Le décret est un boulet pour elle.
L’enseignement supérieur et l’avenir de la recherche sont secondaires.
Elle est actuellement dans une luttre fratricide avec son rival à l"UMP pour la liste en IDF.
Donnée favorite au départ, les sondages commencent à se renverser en faveur de son rival . C’est cela sa priorité. Les primaires et les débats commencent la semaine prochaine. Il faut continuer la pression et la grève commencera dès lundi.
L’investiture en IDF est l’objectif pour lequel elle travaille depuis des mois, et elle veut en finir avec le decret et la réaction des unviersités et des enseignants-chercheurs, argument que pourrait utiliser son rival ( R.Karoutchi).
Alors, bye bye au communiqué honteux du groupe I qui révèle le fond de la pensé de ses signataires, notamment de Fr. Sudre, chef de file, communiqué dont de nombreux professeurs de droit devraient se désolidariser et ce, de manière officielle.
Si Pécresse est sous pression avec cette histoire d’investiture UMP en IDF, ça veut dire qu’elle peut être battue par l’ensemble de l’Université, cad toutes les sections.
En droit, nous avons, nous MCF ou PR responsables – il y en a, j’en connais largement plusieurs -, au minimum les moyens de faire entendre notre voix, ne serait-ce que sur le net. Nous devons montrer que nous ne nous désolidarisons pas de SLU. Il y en a marre que le droit passe à l’extérieur pour une discipline malsaine, remplie de girouettes et de politiciens UMP prêts à sacrifier n’importe qui pour des privilèges dérisoires (je passe sur les expressions injurieuses que j’ai entendues à maintes reprises sur les juristes), tout ça à cause de l’entrisme de certains.
Si on gagne, après, les intéressés auront des comptes à rendre auprès des autres sections, qui sont bien plus nombreuses et devant lesquelles ils ne pèseront jamais assez lourd. Qu’en pensez-vous ?
Le Collectif pour la défense de l’université a décidé, aujourd’hui, dans sa très grande majorité, de maintenir la grève, reconductible, à partir de lundi.
Les propositions des Présidents des trois sections, dont le maître d’oeuvre était en réalité le Président de la 02, et intégrés dans le projet de décret, n’ont convaincu personne !
4 délégués sont désignés pour la réunion de la coordination nationale de lundi, dont un MCF.
Contrairement à ce que disent certains sur certains blogs, la colère des MCF, notamment sur le net, après la publication du communiqué du groupe I, n’est pas passée inapercue…
Bon vent au groupe I et à son communiqué qui ne restera pas dans les annales de l’histoire de l’université .
Il ne me semble pas de la plus grande intelligence de tirer à boulets rouges sur le président du groupe I du CNU.
D’une part, on voit mal ce que vient faire là la mention d’une affaire de plagiat (au demeurant avéré).
D’autre part, le fait que la ministre ait intégré quelques unes des propositions de F. Sudre et P. Antonmattéi montre que son opération de division des universitaires, qui est son seul moyen de faire passer son texte dans les temps, peut fonctionner parfaitement.
Entrer dans ce jeu, c’est faire sien l’esprit de concurrence et de division qui sous-tend le projet de décret que tout le monde rejette.
En un mot : il y a certaines avancées dans le nouveau projet, c’est donc qu’il est possible de modifier un texte présenté il y a une semaine comme intangible parce que parfait : ce n’est donc pas le moment de s’arrêter en si bon chemin, même si on peut comprendre que certains de ceux qui ont été en première ligne depuis plusieurs mois souhaitent se mettre en retrait.
Merci pour le feed back rapide. Effectivement les attaques personnelles contre le président de la 02 sont déplacées, hors sujet voire contre-productives.
Les petits soldats ou lieutenants, comme on voudra, sont partout, chez les Pr bien évidemment ( voir aussi la réaction indignée des Pr ( c’est à mourrir de rire) sur le blog de D.Houtcieff et la défense immédiate) mais aussi chez certains MCF ( là c’est plus surprenant …).
Souhaitons que WordPress ne change pas de bord et reste un espace de liberté et d’échanges pour les mcf et surtout non censurés pour propos irrévérencieux …
Restons vigilants sur la suite des événements.
Question naïve :
Que va faire le groupe I après avoir été désavoué à ce point et par tout le monde ?
Est-ce que cela veut dire que les Présidents des trois sections 01, 02,et 03, autrement dit des disciplines juridiques, n’appellent pas à la grève alors que toute la communauté universitaire le fait ?
C’est pour savoir car dans ce cas-là, cela fait juste un peu désordre …
On entend ici et là des personnes ( surtout des Pr mais aussi des mcf, ce qui est le plus surprenant car ils seraient les premières « touchés » , considérant le particularisme des trois sections) qu’il faut se résigner à la modulation, même via le CNU.
Rappelons que la Coordination nationale demande purement et simplement le retrait du décret. Ensuite, s’ouvriront des négociations pour nous donner les moyens d’assurer notre mission de service public d’enseignement et de recherche.
J’étais hier à l’AG. Il y avait de nombreux MCF . Pour certains, c’était leur première AG. Ils expliquaient qu’ils avaient été alertés par la lettre du politistes ( merci à celui-ci) qui a été diffusée localement ( et aussi sur ce blog).
Tous avaient aussi vu les réactions hostiles le jour du communiqué du groupe I sur ce blog et aussi celles sur celui de D.Houtcieff. Ils se sont aperçus qu’ils allaient devenir, en effet le dindon de la farce.
Il y a avaient aussi des Pr qui s’inquiétaient de cette affaire des professeurs de droit qui n’allait pas arranger la tension inter- corps et leur image arrogante à l’extérieur des 3 sections ( à l’intérieur, il va de soi ). Ce n’était pas les plus jeunes Pr qui faisaient ce constat lucide. Etonnant …
Merci à ce blog dont on a beaucoup parlé dans les couloirs hier.
Ne changez pas. Restez tel que vous êtes.
Ne cherchez pas à ressembler aux autres blogs. Gardez votre indépendance et votre liberté de ton. Ne commettez pas l’erreur de recourir à la censure qui sévit sur d’autres blogs.
Des collègues l’ont déjà dit avant moi, vous êtes le seul blog où règne une liberté de parole. Les billets et les commentaires sont toujours très intéressants, plein d’informations et sur un ton toujours courtois.
Lorsque d’autres bogs sont restés silencieux ou ont publiés des billets ambigus sur « l’affaire des professeurs de droit », vous avez publié un billet intitulé Le dindon de la farce, en permettant aux collègues de réagir à ce qui se tramait.
Lorsque d’autre blogs pratiquent ouvertement la censure, implicite dans la blogosphère droit, et sans que personne ne s’en offusque, alors que le propos n’est ni injurieux ni diffamatoire ( perso, je sui privatiste, merci à ce collège de m’avoir informé, ce qui démontre par qui les collègues de la 02 sommes « menés » au CNU), la liberté règne sur votre blog.
Enfin, certains expliquent que la Ministre a joué la division, mais personne ne s’interroge sur les raisons pour lesquelles la division a fonctionné et qu’elle est allée cherché « les bonnes personnes », autrement dit le groupe I. Tout simplement parce que le ministère, notamment via ce blog, est au courant du malaise des MCF en droit et des relations désastreuses entre les deux corps des trois sections, surtout la 01 et 02. Elle n’a fait qu’ouvrir la boite de Pandore et le tour était joué.
Alors au lieu que certains Pr jouent les vierges effarouchées, ils auraient dû simplement affirmer haut et fort qu’ils contestaient ce communiqué qui accentuait le mandarinat inhérent au trois sections.
Silence radio.
Pire, c’est la censure qui est pratiquée sur certains blogs, ce qui ne va pas arranger les choses, notamment chez mes collègues qui sont les plus amers sur ce qui pratique dans les trois sections..
A bon entendeur.
( quand j’évoque la blogosphère droit, je ne vise pas les blogs pédagogiques comme Droit et culture juridique ou Drôle d’endroit qui tentent de faire ce qu’ils peuvent mais ce sont plutôt dans blogs à vocation pédagogique. Je parle des autres blogs …)
Article très critique à l’égard de Pécresse dans le JDD d’aujourd’hui. Le journaliste annonce la grève générale de lundi, et prédit à Pécresse un possible échec qui pourrait lui coûter l’investiture UMP en IDF pour les régionales de 2010. Karoutchi n’attend que ça.
La bataille n’est pas perdue !
Personnellement, je pense en revanche qu’on échappera pas à une forme d’évaluation de notre activité de recherche. Par contre, la modulation, on peut l’empêcher. Soyons lucide. Voilà ce qui se prépare. Tout commencerait par une modulation-sanction. Puis, au fur et à mesure que les postes seraient supprimmés au fil des départs à la retraite, conformément à la politique générale de réduction des dépenses de fonctionnement, les heures vacantes seraient attribuées de force aux MCF et PR frappés de modulation. De cette façon, le décret prépare un amaigrissement général de l’Université tout en réalisant des économies, puisqu’il n’y aurait plus d’heures complémentaires à payer. Je peux me tromper, mais c’est à mon avis le VRAI sens du décret, même s’il n’est pas encore visible. Autrement dit, à terme, TOUT LE MONDE se prendra une modulation. Les MCF seront sans doute les premiers, mais, croyez-moi, les PR y passeront aussi. Ils faut que ces derniers le comprennent. Il y a entre nous une différence hiérarchique (je ne reviens sur la question de sa légitimité ni sur celle du fonctionnement réel ou supposé des voies d’avancement),mais nous sommes dans le même bateau. Et ce bateau est en train de se prendre un missile.
Bonne grève lundi à L’ENSEMBLE DES ENSEIGNANTS CHERCHEURS.
Petit mémo: en cas de négociations "privées" avec Valérie Pécresse , n’oubliez pas les MCF, surtout ceux des disciplines juridiques, les plus mals lotis en termes de reconnaissance universitaire.
Bon courrage à tous .
Sérieux camouflet pour les section 01, 02 et 03 :
La section 04 ( science politique) vient d’adopter une motion sans aucune ambiguité, qui demande le retrait total du décret, et la limitation du service à 192hTD.
Pourquoi nos trois sections du CNU n’en font autant ? On se le demande bien. Au moins, là se serait clair. Après le discours, les actes.
Restons vigilants ..
NB: il ne faut pas oublier que dans la délégation de juristes qui sera envoyée à la Coodination nationale, figurent des très proches de F.Sudre et des membres du CNU.
Vigilance
Cher collègues,
Merci pour votre participation au débat.
Je ne suis pas un adepte de la censure mais j’ai pris la décision de supprimer deux messages. L’explication est simple : administrateur de ce blog, je suis responsable des propos qui s’y tienne et il se trouve que les deux messages mettaient en cause la probité de Monsieur Sudre.
Ne pas être d’accord avec sa position est une chose. Le mettre en cause en tant que personne en est une autre.
Je vous remercie de votre compréhension.
S. Darmaisin
Je pense qu’en quelques mots, Captain Cheeselove a parfaitement résumé ce qui se trame.
C’est clair, c’est concis.
Voilà donc un paragraphe qui, à mon avis, mériterait d’être élevé au rang de billet avec le titre "Pourquoi il faut refuser la modulation" et dont il faudrait envoyer le texte par mail à tous nos contacts.
Qu’en pensent le captain et l’administrateur du site ?
MCF inquiète de la réforme, je le suis en tant qu’EC et non en tant qu’MCF. ici comme sur d’autres blogs (cités ici où la, de PR notamment) je ne retrouve qu’aigreur et corporatisme de bas étage (MCF contre Pr)!
j’ai assisté à la réunion de samedi comme à celle précédente et je n’y ai pas vu ou entendu qu’il faut se résigner à la modulation et que les Pr approuveraient puisque seuls les MCF paieraient l’addition à la sortie!
où sont passées la rigueur et l’honnêteté scientifique des juristes?
Tout à fait d’accord avec PO Caille.
Beaucoup de membres du Collectif, et donc des juristes, sont pour la modulation, comme s’ils s’étaient résignés.
Désolé de contredire MCF de droit. Moi aussi, je vais aux AG.
Donc, je suis d’avis avec PO Caille, si l’administrateur l’accepte évidemment, de mettre en évidence les risques insidieux que cela représente à travers le commentaire cité.
Je précise qu’il y a des Pr qui sont pour, mais aussi des mcf bien sûr, même s’ils sont minoritaires. Comme une résignation que l’on ne retrouve pas dans les autres disciplines par exemple.
nous payons pour nos branleurs, y compris les soi-disant agrégés qui ne foutent rien depuis leur pseudo agrég.
La modulation sera d’autant plus généralisée que l’article II§4 semble la rendre implicite.
Selon ce dernier un enseignant bien "noté" peut accepter de faire plus d’enseignement. Les termes employés laisse sous entendre qu’il accepte alors implicitement de faire moins de recherche.
Cela en serait donc fini des heures complémentaires pour tous, à moins que l’enseignant démontre qu’il a fait le nombre règlementaire d’heures de recherche, ce qui semble quasiment impossible à faire…
Des EC, quel que soit leur grade, qui ne font pas le boulot, nous en connaissons tous. D’où la tentation d’approuver la modulation ou de s’y résigner en se disant non pas que les fantômes (appelons-les comme ça) feront plus d’heures à notre place (quoique… s’ils pouvaient avoir cours le lundi à 8 h et le vendredi de 19 h à 21 h…) mais en se disant que ça en poussera quelques uns à démissionner ou à se mettre à mi-temps pour pouvoir continuer à s’occuper de leur cabinet d’avocat et en se disant qu’en travaillant sérieusement, on échappera à la modulation.
Mais c’est ici que le commentaire de Captain cheeselove est particulièrement important : il ne faut pas se tromper d’ennemi. Pour les raisons qu’il a dites, ce sont TOUS les EC qui sont visés et qui seront concernés à moyen ou à long terme. Gardons donc également en tête les observations de mcf droit privé : si j’étais le ministre, je me démènerais pour monter les juristes contre les autres disciplines et les mcf contre les pr.
Je crois (mais je peux me tromper) que les universitaires sont aujourd’hui dans une (relative) position de force. Ce n’est pas le moment de lâcher et c’est l’union qui fait la force.
J’ouvre une parenthèse que je referme aussitôt.
Jamais Président de CNU n’a essuyé autant de critiques, de haine et d’acrimonie.
C’est incroyable. Il faut reconnaître que tout le groupe I en a pris pour son grade. Mais, sur tous les blogs, cette détestation s’est cristallisée autour d’une seule personne.
Au delà du cas personnel qu’il faut dépasser, il faudra tout de même s’interroger sur le mode fonctionnement des disciplines juridiques, et ce après la grève, car il faut que nous soyons, comme le dit PO Caille, UNIS.
Car tout ceci est anormal.
Je vous invite à vous rendre sur des blogs de sciences éco ou sciences politiques ( qui ont eux aussi le concours d’agrégation). Vous ne trouvez nulle part une telle déferlante de critiques et exécration à l’encontre d’un ou de plusieurs agrégés.
Ce n’et pas la première affaire : nous avons eu le concours d’agrégation en 02 en juin. La contestation a été portée sur les membres du jury et la légitimité du concours.
Nous avons eu un blog en histoire du droit qui a fermé pour cause de critiques véhémentes à l’encontre des agrégés.
Autrement dit, ce politiste ( qui sait de quoi il parle) a très bien mesurer la particularité de nos disciplines et notre vulnérabilité dans le cadre d’un décret modifié.
Conclusion, il ne suffit pas d’être méprisant ou condescendant à l’égard de cette critique, un mépris qui ne fera que renforcer ses auteurs.
Après la grève, il ne faudra pas échapper au débat pour éviter ce genre d’affaires. Les professeurs qui se disent responsable doivent en être conscients.
Certaines attitudes et postures « supérieures », vécues comme hiérarchiques ou mandarinales, ne passent plus aujourd’hui en 2009.
Les blogs apparaissent comme le moyen de porter cette contestation dans un milieu, celui de l’enseignement du droit, comme l’a indirectement souligné ce politiste, hermétique à la critique ou aux changements.
Je ferme la parenthèse et revenons à notre grève.
La stratégie TSS est désastreuse : un parti politique en a fait l’expérience. Il faut s’unir contre le décret. PR et MCF sont dans un même bateau : si le bateau tombe à l’eau que reste-t-il ?
5 ou 6 universités concentreront bientôt tous les moyens, seront visibles dans le classement de Shangaï, et comme il n’y a que le paraître qui compte, nous serons à la mode. Les autres universités feront du post-bac de 3e zone et exit ce que fut l’Université, exit la largeur d’esprit, exit le désintéressé.
Requiescat in pace
Post scriptum : j’oubliais ; dans les universités pluridisciplinaires, la modulation n’a pas vocation à jouer seulement entre enseignants d’une même discipline. Elle pourrait aussi très bien jouer entre les disciplines. Par exemple à Rouen, si j’ai bien compris, le président mathématicien a déjà fait part de son intention d’augmenter les services des juristes (peu d’enseignants, bp d’étudiants) au bénéfice des scientifiques (qui ont peu d’étudiants).
A bon entendeur…
MCF et PR ont ici les mêmes intérêts. S’il est évident que les MCF seront en première ligne, les professeurs ne seront pas loin derrière, en particulier dans les petites universités pluridisciplinaires, où les présidents ne font pas toujours la différence entre l’agrégation du secondaire et celle du supérieur, pas plus qu’ils ne la font entre un MCF avec HDR et un PR…
Il n’est pas temps de sombrer dans la théorie du complot.
Je rappelle que la motion du 31 janvier adoptée par le Collectif pour la Défense de l’Université a appelé au retrait du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs et a expressément affirmé sa solidarité avec les autres disciplines.
Un très bon papier :
http://sciences.blogs.liberation.fr/home/2009/02/universits-jour.html
J’ai l’impression qu’il y a un décalage entre la position du Collectif de défense de l’Université et Autonome Sup, alors même que certains animateurs du collectif sont simultanément membres de ce syndicat, notamment G. Drago.
Voici en effet, ce qu’indique notamment la motion du 6 janvier du collectif :
"Que le service statutaire soit uniquement défini par un volume maximum d’heures de cours en fixant une équivalence pour les activités administratives liées à l’enseignement et à la recherche (par exemple, direction d’UFR, de diplômes, d’équipes de recherche, mandat au CNU, responsabilité dans les relations internationales de l’université…)".
Or le communiqué d’Autonome Sup du 2 février 2009, soit aujourd’hui, semble au contraire prendre acte de la modulation sans limite et l’entériner, pourvu que la décision revienne à des instances nationales :
http://autonomesup.snab.org/Communiqu%E9%20du%202%20f%E9vrier.doc
La position d’Autonome Sup ne me semble pas correspondre à celle de la grande majorité des enseignants-chercheurs de la "base". Je la trouve beaucoup trop timorée.
@Dimitri Houtcieff
" la motion du 31 janvier adoptée par le Collectif pour la Défense de l’Université a appelé au retrait du projet de décret réformant le statut des enseignants-chercheurs et a expressément affirmé sa solidarité avec les autres disciplines".
Merci de nous le rappeler ! On a eu chaud…
Les choses sont ainsi très claires. On sait où on va et restons en effet groupés.
@Hector : d’accord avec vous sur la nécessité d’un débat ultérieur entre PR et MCF, un débat dont on ne pourra pas faire l’économie. Un débat constructif qui permettrait de faire avancer les choses dans les facultés de droit, et les rélations entre les deux corps avec des gens de bonne volonté…
@tous
Il faut préciser que le ministère joue beaucoup aussi sur la binome évaluation et modulation, l’un n’allant pas sans l’autre. Là aussi, il faudra savoir répondre.
@mcf droit prive
En effet, le communiqué est très ambigu puisqu’il reprend l’idée d’un décret CNU et donc d’une modulation.
Je croyais que cette idée avait été abandonnée par le Collectif. ????
@ mcf inquiet
Le collectif en reste visiblement à sa position arrêtée le 6 janvier dernier, puisqu’il fait expressément référence à sa motion du 6 janvier dans son communiqué du 31 janvier pour justifier son appel à la grève pour aujourd’hui.
Le collectif n’a pas pris parti sur le principe de la modulation, son communiqué du 6 janvier indiquant, si j’ai bonne mémoire, "que la modulation des services, si elle était décidée…", etc… Mais sa motion comportait aussi le passage que j’ai cité selon lequel le service statutaire doit être "uniquement défini par un volume maximum d’heures de cours en fixant une équivalence pour les activités administratives liées à l’enseignement".
En revanche, le communiqué d’Autonome Sup est muet sur la revendication d’un plafond des heures et semble peu ou prou se satisfaire de la version amendée du projet de décret du 30 janvier 2009, sauf à s’insurger contre les mesures transitoires, qu’il juge dangereuse.
Si ma lecture ne comporte pas d’erreur, il y a un décalage net entre la position du Collectif et celle d’Autonome Sup, et les enseignants-chercheurs mcf seraient bien inspirés d’être vigilants.
Comme l’a écrit Captain Cheeselove et moi-même ailleurs sur ce blog, l’évaluation est difficilement évitable, puisque c’est une marotte stupide de nos gouvernants, en particulier de N. Sarkozy. En revanche l’évaluation n’est pas liée nécessairement à une modulation des services et c’est celle-ci qu’il faut refuser, à peine de voir les services de la plupart des mcf insidieusement alourdis à terme, voire ceux des profs agrégés enseignant dans des universités pluri-disciplinaires où les juristes sont minoritaires (cf. les déclarations absolument scandaleuses prêtées au président de l’université de Rouen).
En effet, je crains que même les mcf en droit actifs en recherche et consciencieux dans leur activité ne soient pas bien évalués par le CNU, pour des raisons tenant à l’accès aux revues et aux publications que l’AERES entendra classer "A". Tout le monde, encore une fois, ne pourra publier à la RTDC et encore moins régulièrement, ni à la Revue française de droit public. Et, par exemple, une rumeur circule sur internet, dont je n’ai aucune possibilité de vérifier l’exactitude, selon laquelle le Dalloz serait classé "D" par l’Aeres, sur une échelle allant de A à D… C’est dire que des publications régulières au Dalloz ne permettraient pas d’être bien évalués. Ce n’est qu’un exemple, de surcroît hypothétique, mais il est significatif.
On ne peut accepter la clause "ENSEIGNEMENT-SANCTION" du projet de décret, ni se soumettre à une évaluation dont on ignore, en l’état, les critères, et partant s’il seront réalistes et équitables.
Quand je disais, dans mon précédent message, qu’il faut refuser la modulation, j’entendais la modulation à la hausse, je précise.
Une modulation à la baisse pour un prof ayant des responsabilités d’école doctorale, une lourde équipe pédagogique à encadrer, etc…, ne me choque pas, personnellement, bien que ma rémunération soit sensiblement moindre. Si telle doit être la conséquence d’une évaluation, pourqoii pas ? Je n’ai pas pour habitude de regarder dans l’assiette des autres et tout ce qui m’importe est que je dispose personnellement du temps nécessaire pour mes activités de recherche et d’enseignement.
Simplement je ne suis pas d’accord pour que cette modulation à la baisse en faveur d’un enseignement se traduise automatiquement pour moi à une modulation à la hausse.
Or le projet de décret semble lier l’une à l’autre, puisqu’il précise que la modulation ne pourra "porter atteinte au potentiel global d’enseignement" de l’établissement, disposition scélérate s’il en est.
Je vous invite à lire ce billet très clair de G.Koubi sur le mouvement de grève et sur l’existence, bel et bien réelle, de deux voies.
C’est bien analysé, sans esprit partisan. Elle montre bien qu’il y a en réalité deux tendances qui se dessinent de plus en plus, comme l’ont souligné certains de nos collègues.
le lien :
http://koubi.fr/spip.php?article217
à méditer et restons tous, EC que nous sommes, vigilants …
Je vous invite à lire l’article 41 du projet de décret.
Je comprends que l’évaluation peut commencer dès l’entrée en vigueur du décret (2009), évaluation qui sera faite provisoirement par une formation restreinte du CS en attendant la première "véritable" évaluation faite pour le CNU.
Les DINDES sont au menu dès l’an prochain.
Sur l’évaluation et l’AERES, en fait, comme le craignaient certains, les premières revues classés sont les revues trimestrielles ( RTDC, RDP, RFDC .., bref les grosses revues écrites en tout petit) qui demandent, pour pouvoir y être publié, un temps de travail important, s’agissant d’articles lourds et d’études de fond.
Il y aurait aussi les contributions de fond dans des ouvrages collectifs du style Mélanges, etc.. Et, là on gagnerait des points par rapport à notre service. On a le tiercé gagnant.
Par contre, les participations aux colloques, ce ne serait pas cher payé apparemment. Je ne parle même pas des articles aux Petites Affiches, etc …
Dindons de la farce, vous avez dit ?
Sur l’évaluation et l’AERES, en fait, comme le craignaient certains, les premières revues classés sont les revues trimestrielles ( RTDC, RDP, RFDC .., bref les grosses revues écrites en tout petit) qui demandent, pour pouvoir y être publié, un temps de travail important, s’agissant d’articles lourds et d’études de fond.
Il y aurait aussi les contributions de fond dans des ouvrages collectifs du style Mélanges, etc.. Et, là on gagnerait des points par rapport à notre service. On a le tiercé gagnant.
Par contre, les participations aux colloques, ce ne serait pas cher payé apparemment. Je ne parle même pas des articles aux Petites Affiches, etc …
Dindons de la farce, vous avez dit ?
Je redis mon point de vue, apparemment largement partagé. Ce décret n’a pas pour but de sanctionner ceux qui ne publient rien. Il introduit une évaluation, certes, ce qui en soi ne me choque par principe, mais tout cela dans un but caché : faire sauter la limite de la charge annuelle d’enseignement.
Le but réel est de pouvoir confier aux actuels titulaires le travail que faisaient auparavant ceux qui partent à la retraite et dont le poste ne sera pas renouvelé (cad 1 sur 2, conformément à la règle générale en la matière pour l’ensemble de la fonction publique), et ce gratuitement. Il ne s’agit de faire faire à chacun de nous le travail de deux personnes, sans avoir à nous payer, donc en réalisant d’impressionnantes économies budgétaires. VOILA LE VRAI BUT. On ne voit pas comment on aurait pu autrement concevoir l’enseignement comme une sanction, car c’est une idée qui en soi est complètement absurde : ceux qui font le moins de recherche, donc les plus mauvais pour les étudiants, devraient enseigner deux fois plus ? C’est un non-sens. Ce système est déjà employé de facto dans le domaine de la médecine hospitalière, notamment aux urgences : les internes (équivalent Moniteur/ATER), les PH (équivalent MCF) et les Chefs de services (équivalent PR) font à Paris, par exemple, le double du travail qu’ils peuvent raisonnablement bien faire. Voilà vers quoi on va.
Pour ce qui est du fameux Groupe I, j’ai l’impression que l’Université toute entière est aujourd’hui contre eux, et que leur petite sortie par la porte de service n’est pas passée inaperçue : voilà qui augure de futurs règlements de compte inter-sections. Une fois cette affaire passée, va y avoir du sport ! Le droit ne va peut-être pas s’en tirer indemne…
En tout cas, je redis aussi une chose : quelles que soient les critiques que l’on peut légitimement adresser à la quasi-ségrégation dont nous MCF sommes victimes, et à la très grande obscurité – si vous voyez ce que je veux dire – des voies d’accès au corps des PR, et bien entendu de la principale d’entre elles, il est vital d’être unis contre ce projet de décret. De la même façon, quels que soient les intérêts des PR – même si c’est de défendre la distinction hiérarchique surannée et les voies d’avancement -, il est du leur aujourd’hui de s’unir à nous. Parce que si nous sommes les dindons, eux sont le dessert !!! Tous unis donc, à part le goupe I et sa très courageuse tentative…
Dernière chose : le Captain est entièrement d’accord pour faire mon premier billet sur le vrai pourquoi du décret.
Valérie Pécresse vient de prendre position face au mouvement de grève des EC.
Il est hors de question pour elle de retirer le projet car ce serait "un recul pour les EC"…
Comment peut on être aussi obtus ?
Je ne comprends pas bien ce que nous attendons pour déclencher une grève générale et reconductible de jour en jour ? Il y en a assez de se faire mener en bateau…
Signé Méfiance (EC publiant selon les critères de l’AERES)
Posons les vrais problèmes. Au delà du décret, ne faut-il pas revenir sur le sens et la place de l’université en France?
Et d’abord le problème de la recherche: celui du choix des doctorants, de l’attribution d’allocation (bientôt contrats doctoraux). Est-ce qu’il y a un sens à financer autant de monde pour par la suite, se rendre compte qu’il n’y a pas assez de place. Car là est bien le problème principal, celui de la place; or il faut reconnaître qu’il n’y en pas. D’où logiquement le dilemme CNU: comment avec quarante postes disponibles qualifier plus d’une centaine de thèses acceptables chaque année? Et d’ailleurs, qu’est-ce qu’une thèse bonne? Comment peut-on arriver à financer pendant cinq ans (allocation et ATER) des doctorants dont plus de moitié se retrouvent la trentaine débutant, sur un marché du travail auquel ils ne connaissent presque rien. Combien sont ceux-là qu’on forme finalement pour rien. Qui vont au front et, à cause de "balles perdues", sont obligés de se reconvertir parfois dans la douleur à d’autres types d’activités professionnelles? Je ne comprends pas cette folie; c’est de l’absurde total. Là devrait commencer peut-être les économies si on tient tant à en faire…
Comme il n’y a pas assez de place, vient le second problème: celui de la crédibilité du CNU et de toute l’institution universitaire. Le principe d’évaluation n’est, à mon sens, pas mauvais en soi. Je suis pour l’évaluation mais pas celle-là du projet de décret. Oui, il faut évaluer les travaux de recherche (par ceux-là mêmes qui sont considérés dans la communauté scientifique comme les meilleurs, qu’ils soient MCF ou PR), il faut évaluer les directeurs de thèse, organiser des comités de scientifiques dans les revues, comprendre de fait que la recherche n’est pas affaire de statut mais de profondeur de réflexion et d’originalité intellectuelle. Le voilà peut-être le vrai problème, celui de savoir ce que chercher veut dire. Certains sont bons chercheurs mais ne seront jamais professeurs parce qu’ils n’ont pas la qualité de rhétoriciens nécessaire et alors? D’autres sont de bons rhétoriciens mais n’écrivent rien de profond ou n’écrivent pas tout simplement. Le système est ainsi fait qu’il crée des inégalités à tous les étages au point que ce n’est que maintenant que l’on s’en préoccupe alors même que l’on est déjà proche de la septicémie… La guérison doit être radicale ou ne pas être du tout. Les demi mesures, les batailles de corps n’ont pas sens. Il faut maintenant se demander enfin, comment réformer la production du savoir français en sciences sociales de façon à ce que l’originalité intellectuelle soit le principe et les arguments d’autorité tenant au statut ou à la position d’ancienneté, l’exception. A mon sens, là est la question véritable. si l’on y parvient pas, alors nous serons condamnés à vivre "l’honnête médiocrité" actuelle…
@Siméon
Nous sommes tous d’accord avec votre analyse. Mais en attendant, point de beaux discours car notre Président bien aimé et sa Ministre ne les comprennent… pour eux le spécialiste de la Princesse de Clèves tout comme le spécialiste de la théorie de l’Etat chez Hobbes ou le spécialiste du code civil ne sont que de dangereux parasites…
Donc avant de réfléchir sur le meilleur moyen de réformer la production du savoir français il faut donner un grand coup d’arrêt à cette réforme sinon demain nous serons tous (Pr et MCF) à faire, pour pas un centime de plus, 18h00 de cours ou TD par semaine… et à ce moment là, la production du savoir français sera la dernière de nos préoccupationz puique nous ne serons plus que des professeurs de lycée amélioré…
pardon pour les fautes… le message est parti trop tôt
Les étudiants se mettent eux aussi à protester. La mobilisation devient générale ! Comme qui dirait, mais cette fois c’est nous, "ensemble, tout devient possible !"
Franchement après les déclarations de Valérie Pécresse hier, je suis plus résolu que jamais à participer à la poursuite du mouvement.
Mme La Ministre ne veut pas comprendre ? Mme La Ministre est pressée à cause des élections régionales ? Mme La Ministre et son chef de cabinet autiste vont comprendre que nous sommes furieux.
info a écrit :
"Sur l’évaluation et l’AERES, en fait, comme le craignaient certains, les premières revues classés sont les revues trimestrielles ( RTDC, RDP, RFDC .., bref les grosses revues écrites en tout petit) qui demandent, pour pouvoir y être publié, un temps de travail important, s’agissant d’articles lourds et d’études de fond.
Il y aurait aussi les contributions de fond dans des ouvrages collectifs du style Mélanges, etc.. Et, là on gagnerait des points par rapport à notre service. On a le tiercé gagnant.
Par contre, les participations aux colloques, ce ne serait pas cher payé apparemment. Je ne parle même pas des articles aux Petites Affiches, etc …
Dindons de la farce, vous avez dit ?"
Ben évidemment, c’est que je dis depuis octobre. Les mcf seraient les premières victimes de la réforme, car beaucoup d’entre eux ne pourront publier dans les revues classées A pour une raison très simple. Ces revues sont insuffisamment nombreuses, tout particulièrement en droit public. En outre, les professeurs, qui se sentiraient menacés par l’évaluation, publieraient davantage dans ces revues, ce qui laisserait encore moins de place aux mcf pour y publier leurs articles. Quant à y publier régulièrement, c’est totalement impossible : même si le comité de lecture agrée une fois, par chance, votre article pour la RTDC, il ne va pas refaire de même deux ans après : faut pas rêver…
La grande majorité des mcf, qui sont déjà mal payés, se retrouveraient inévitablement avec un service alourdi, parce qu’ils ne pourraient éviter une mauvaise évaluation, faute de pouvoir publier dans les revues classées A. Si le décret passe, c’est ce qui les attend.
Au fait, lors du centenaire de la revue trimestrielle de droit civil, en 2002, G. Durry (membre du comité de direction de la revue) avait déclaré ironiquement, je crois, que l’inflation absurde des publications avait pour conséquence que "plus personne ne lisait plus personne". C’est dire l’intelligence du système que Valérie Pécresse et ses conseillers, avec l’aval de l’Elysée, essaient de mettre en place.
Question de cas pratique en droit:
un professeur agrégé à 28 ans ne produit rien ou pas grand chose pendant, disons, 8 ans.
A côté de lui un sous-merde de conférence publie disons 3 ou 4 articles, des vrais et pas des notes sous arrêt.
Le président de l’Université peut augmenter le service de l’agrégé et minorer celui du sous-merde de conférences ?
(je dis sous-merde car en droit un MCF est une sous-merde, tout juste bon à se syndiquer chez SUD.
Merci pour votre réponse éclairée.
A voir absolument :
http://tf1.lci.fr/infos/podcast/analyse_barbier/0,,4245310,00-le-commentaire-politique-de-christophe-barbier-du-3-fevrier-.html
PS : prévoir un remontant (pour avant) et un calmant (pour après)
J’ai pris un remontant avant et un calmant après mais cela n’a pas suffi.
Il faut vraiment que je réfléchisse au retour sur investissement que je procure à ma fac …
Christoph Barbier est un habitué des propos outranciers, violents et accusateurs. Il s’est même fait "secouer" dans la rue, à ce qui se dit, par certaines personnes qu’il a l’habitude d’insulter à coup de formules fleuries…
L’explication est très simple : Christophe Barbier est un ami de Carla Bruni… Ce commentaire est probablement une commande pour rendre service. C’est la guerre médiatique.
PS : Vous pouvez lui répondre sur le site de l’Express, qu’il dirige. Il n’aime pas ça… Seul détail : soyez efficaces et modérés, car sinon la rédaction efface vos messages. Le ton que lui emploie, vous ne devez pas l’employer si vous voulez que votre message passe.
Une petite comparaison…
MCF Article 39 Décret de 1984 (modification par art 14 projet de décret)
« L’avancement d’échelon des maîtres de conférences a lieu à l’ancienneté. Il est prononcé par arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur. L’ancienneté requise pour accéder aux divers échelons des deux classes du corps des maîtres de conférences est fixée ainsi qu’il suit :
CLASSES (et avancement d’échelon), ANCIENNETE REQUISE (pour l’accès à l’échelon supérieur) :
- Hors classe :
Du 5e au 6e échelon : 5 ans
Du 4e au 5e échelon : 1 an
Du 3e au 4e échelon : 1 an
Du 2e au 3e échelon : 1 an
Du 1er au 2e échelon : 1 an
- classe normale :
Du 8e au 9e échelon : 2 ans 10 mois
Du 7e au 8e échelon : 2 ans 10 mois
Du 6e au 7e échelon : 3 ans 6 mois
Du 5e au 6e échelon : 2 ans 10 mois
Du 4e au 5e échelon : 2 ans 10 mois
Du 3e au 4e échelon : 2 ans 10 mois
Du 2e au 3e échelon : 2 ans 10 mois
Du 1er au 2e échelon : 2 ans => 1 an (Projet de décret) »
Total avant modif : une carrière en 31 ans et 6 mois
(Total avec la modif. : une carrière en 30 ans et 6 mois (un gain de 1 an sur 31 ans = 3 %)
Prof. Article 55 Décret de 1984 (modification par article 31 du projet de décret)
« L’avancement d’échelon dans la 1ère et la 2ème classe du corps des professeurs des universités a lieu à l’ancienneté. Il est prononcé par arrêté du ministre de l’éducation nationale à l’ancienneté. L’ancienneté requise pour accéder aux divers échelons de ces deux classes est fixée ainsi qu’il suit :
CLASSES et avancement d’échelon, ANCIENNETE REQUISE pour l’accès à l’échelon supérieur :
- 1ère classe :
Du 2e au 3e échelon : 4 ans 4 mois => 3 ans
Du 1er au 2e échelon : 4 ans 4 mois => 3 ans
- 2ème classe :
Du 5e au 6e échelon : 5 ans => 3 ans et 6 mois
Du 4e au 5e échelon : 1 an
Du 3e au 4e échelon : 1 an
Du 2e au 3e échelon : 1 an
Du 1er au 2e échelon : 1 an. »
Total avant modif : une carrière en 17 ans et 8 mois
Pécresse propose aujourd’hui une "Charte de bonne conduite" pour encadrer le pouvoir de modulation des services du président d’Université.
En clair, une norme NON OBLIGATOIRE et sans effectivité.
Elle fait semblant de céder, ce qui est déjà un début. Mais il faut continuer, car ce n’est pas avec ça qu’on sauvera le navire.
oubli :
Total avec la modif. : une carrière en 13 ans et 6 mois (un gain de 4 ans sur 17 = 23 %)
Réforme des statuts et moyens afférents : la CPU réaffirme ses positions
Le Conseil d’administration de la Conférence des Présidents d’Université
réuni le jeudi 5 février 2009 entend les grandes inquiétudes qui
s’expriment dans les universités et tient à affirmer les positions suivantes
:
1. La CPU a soutenu les principes de la Loi LRU en ce qu’elle permet aux
universités, plus autonomes, de remplir leurs missions d’enseignement et de
recherche, en bénéficiant à la fois d’un soutien majeur et pérenne de l’Etat
et de modalités d’organisation internes plus souples, comparables à celles
des autres universités européennes.
C’est pourquoi la CPU a toujours soutenu la révision du décret de 1984 afin
que l’ensemble des formes d’activité des enseignants-chercheurs puissent
être prises en compte dans leur service. Elle considère que les dernières
modifications du projet de décret représentent un équilibre satisfaisant
entre les instances locales et nationales.
La CPU estime cependant que la mise en œuvre des mesures inscrites dans le
projet de réforme ne peut s’opérer sans qu’une concertation nationale
s’ouvre sur ses conditions d’application.
2. La CPU réitère sa protestation contre la suppression d’emplois au budget
2009. Elle insiste au contraire sur la nécessité que des moyens humains
nouveaux soient donnés aux universités pour faire face aux besoins engendrés
par la maîtrise des nouvelles compétences et pour améliorer la qualité du
service public de l’Enseignement et de la Recherche. Elle considère que
l’augmentation pluriannuelle du nombre des emplois est seule à même de
répondre aux inquiétudes de ceux qui craignent que la modulation des
services ne soit un moyen de compenser le déficit en encadrement de
certaines filières. La CPU insiste en particulier sur la nécessité de donner
aux universités dès 2010 les moyens de compenser l’égalité TD = TP inscrite
dans le projet de décret.
3. Le CA de la CPU constate par ailleurs avec inquiétude la confusion
croissante qui s’instaure dans les universités suite aux conditions dans
lesquelles se prépare la « mastérisation » de la formation des maîtres.
Fait à la CPU, le 5 février 2009. »
Cette réforme permet de faire un constat plein d’amertume : les enseignants-chercheurs sont considérés comme des profiteurs tant par la majorité de l’opinion publique (v. les différents témoignages sur les sites des journaux) que par le gouvernement.
Voici la déclaration du recteur de l’académie de Corse, ancien enseignant du secondaire : en résumé, les EC n’ont rien compris, le décret ne fait que reprendre ce qui se passe déjà. A se demander pourquoi il est nécessaire de modifier le décret de 84 ?
Depuis Ajaccio qu’il venait de regagner après un déplacement au ministère, le recteur de l’académie de Corse n’a pas manqué de prendre connaissance de la décision des enseignants-chercheurs de se mettre en grève. En sa qualité de chancelier de l’université de Corse, Michel Barat nous a livré son sentiment.
Comment percevez-vous la grogne des universitaires ?
Dès lors que l’objet de la grève, c’est la modulation de service, il convient de s’interroger sur sa signification sachant qu’un maître de conférences ou un professeur partage son temps de travail en deux parts égales : l’enseignement et la recherche. Or, la modulation de service, c’est justement la possibilité de ne pas en rester à ce partage égal. Ce que réclamaient justement les intéressés il y a quelques années à l’occasion des états généraux de l’université. Aujourd’hui, la révision du décret de 1984 correspond justement à la satisfaction de cette revendication. Pourquoi, dès lors, sont-ils inquiets ?
- Cette inquiétude n’est donc pas fondée à vos yeux ?
J’essaie quand même d’en comprendre les raisons. De nombreuses universités, dont celle de Corse, ont récemment accédé à l’autonomie. Ce qui veut dire en premier lieu que l’organisation dépend du conseil d’administration et du président de l’université. À partir de là, des craintes se font jour quant à l’arbitraire du président et du CA par rapport à leur recherche. Pourtant, il faut dire très clairement que tous les chercheurs qui auront été évalués positivement par le conseil national des universités ne pourront être concernés par la modulation qu’avec leur accord.
« L’enseignement ne deviendra pas une activité secondaire »
- Tout dépendra donc de l’évaluation du CNU ?
L’évaluation constitue la deuxième crainte dans cette affaire. Mais il faut savoir qu’il s’agit là de la compétence du CNU, instance indépendante de l’université qui se prononcera d’abord sur le quantitatif : le nombre de publications sur une période de quatre ans, le nombre de participations à des colloques nationaux et internationaux. Il existera, en outre, une possibilité d’appel en cas d’évaluation négative. Je considère donc que ces craintes ne sont pas fondées, d’autant que le décret n’est pas encore sorti.
- Le président de l’université ne comprend pas pourquoi, dans cette réforme, l’enseignement apparait comme la sanction des « mauvais chercheurs » alors qu’il est aussi important que l’activité scientifique ?
Je suis d’accord avec lui, mais je crois que le président Antoine Aiello émet une crainte qui n’est pas dans le texte du décret amendé.
Je crois qu’il y a là un problème de communication. Ce point-là, bien entendu, a été vu par le ministère de l’Enseignement supérieur, il est hors de question de considérer l’enseignement comme une activité secondaire par rapport à la recherche. Au contraire, il s’agit de les lier.
- Que répondez-vous aux enseignants-chercheurs qui, inquiets des tâches administratives qu’on veut leur octroyer, craignent pour leur dossier scientifique, donc pour leur carrière ?
Que ces tâches, ils les font déjà, mais on veut aujourd’hui les comptabiliser dans leur temps de travail.
Ce qui va permettre d’en tenir compte et de leur payer des heures complémentaires.
C’est plutôt une reconnaissance. Je soulignerais aussi les efforts très importants qui viennent d’être accomplis pour revaloriser les salaires des maîtres de conférences, sans parler des primes et de l’accès plus rapide aux échelons supérieurs.
- À l’heure où la grève se poursuit, quel est le message du recteur que vous êtes ?
L’autonomie est un cadre à développer, surtout à l’Université de Corse. Si les universitaires ont encore des inquiétudes, il faut qu’ils dialoguent avec le ministère qui les entend. Vous le verrez quand le dernier décret sortira. Quant au chancelier de l’université que je suis, il est tout à fait disposé à faciliter ce dialogue.
Universités, le grand soir : un film à projeter pour
> accompagner dans la lutte l’hiver de l’enseignement et de la recherche
>
> La Bande Passante
> présente
> Universités, le grand soir
>
> Réfutations II
>
> (68)
http://www.labandepassante.org/universite-grand-soir.php
>
> Un film de L’Autre campagne et Sauvons la recherche Paris
>
> Réalisé par Thomas Lacoste
>
>
> Visionnez le film et soutenez linitiative sur
http://www.labandepassante.org/universite-grand-soir.php
>
>
> Régulièrement les gouvernements de droite comme de gauche rêvent de
> prendre le contrôle sur l’Université et de transformer la Recherche
> en un vaste bureau d’études. Cette fois l’attaque est
> particulièrement brutale. Profitant de la crise profonde qui frappe
> des établissements universitaires dépourvus de moyens et confrontés
> à un afflux sans précédent d’étudiants, le gouvernement souhaite
> instaurer un système inégalitaire, localiste, autocratique, de plus
> en plus dépendant de la commande publique et privée.
>
> Dans ce film chercheurs, enseignants, syndicalistes viennent
> démonter les pièges d’une réforme rétrograde et rappeler quelles
> sont les conditions de production et de transmission d’un savoir
> universel accessible au plus grand nombre qui devraient guider une
> réforme réellement progressiste de l’Université.
> Soutenez et achetez le DVD 12 (frais de port inclus) par paiement
> en ligne sur le site
> ou par chèque à lordre de LAutre association, 3, rue des Petites
> Ecuries, F-75010 Paris.
@siméon, ces premiers éléments pour nourrir votre réflexion.
Il s’agit d’une leçon de Marcel Gauchet à l’EHESS
http://www.slru.ehess.org/index.php?post/2009/02/04/en-etat-de-legitime-defense
Ce matin sur Europe 1 A Kahn a laché Sarko et Pécresse en beauté…