C’est évidemment la question que nous nous posons tous à propos de la conduite à tenir concernant la réforme de nos statuts.
La position de fermeté émise dans un premier temps par certains a été ébréchée par d’autres tant et si bien que nous avons tous du mal à voir la direction que nous prenons. La division est un art que pratiquent bien volontiers les gouvernants et ils ont raison, elle est d’une redoutable efficacité.
A ce constat vieux comme Machiavel s’ajoute une certaine couardise, il faut bien l’admettre. Nous sommes entrés dans une logique de contestation depuis des semaines. Madame Pécresse vient d’indiquer qu’elle ne retirerait pas le décret. L’équation est simple : aborder les semaines qui viennent en ordre de bataille ou dire très hypocritement qu’elle a fait des concessions et que nous allons accepter la nouvelle version du décret.
Il faut arrêter de se cacher derrière les petits copains comme on se cache sur ce blog derrière des pseudos. Soit on est contre le décret et l’on met en place des mesures de contestation, soit on est pour et on ne fait rien. Mais la position intermédiaire qui consiste à dire : “on est contre mais on laisse faire les autres” est intenable.
Allez, un petit clin d’œil après le dindon

PS : N’hésitez pas à laisser sur ce blog des propositions de manifestations pour expliquer aux étudiants et au public le fond de notre contestation mais aussi, pour faire savoir au ministère que nous tiendrons bon.
Bonjour,
Merci pour ce blog. D’accord avec vous sur toute la ligne.
La peur de représailles serait-elle l’explication ? Cette peur est-elle fondée ou non ? Voilà un débat intéressant …
Pour le reste, je pense que nous aurons droit au décret faute de marcher en ordre … Hélas.
Bonjour,
Une remarque tout d’abord aux propos de Valérie Pécresse : puisque retirer le décret serait un “recul pour les enseignants chercheurs” et qu’ils sont trop bêtes pour comprendre les immenses avancées que va leur procurer le nouveau texte, pourquoi ne le retire-t-elle pas ?
Plus prosaiquement, le Conseil scientifique de l’Université de Perpignan a voté la banalisation de l’après midi du 05 février prochain pour permettre une AG de tous les enseignants chercheurs.
Jusque là, nombre de cours ont été suspendus et pas mal de notes du 1er semestre n’ont pas été rendues…
Dernière chose : à Perpignan, sachez qu’il a été décidé que toute consultation devrait désormais être autorisée par le service commercial de la Faculté (avec prélèvement de 20 % du montant au profit de l’Université). Amis professeurs, pensez y…
Merci Sébastien pour l’information.
La fin de ton post est ahurissante. N’est-ce pas du proxénétisme ???
Bravo à l’équipe de Perpi pour son implication et merci à toi qui, dès l’origine de ce blog, a toujours signé de ton nom.
Aux dernières nouvelles, Evry en grève
Allez, HAUTS LES COEURS ! Les enseignants chercheurs ont du cran et la bagarre continue.
SD
Ahurissant : maintenant le président de l’Université a le pouvoir de lever l’impôt ! Demain, il aura sans doute sa propre police. A quand une cotation en bourse de la Fac ? Un CAC 40 des facs ?
En tout cas, tout ceci confirme que nous devons être unis : tout le monde va y passer ! Ca commence par un X2 sur le service de cours, ensuite un -30 % sur les consultes, et à terme un travail de recherche imposée sur les sujets définis pas le ministère, cad qu’on fera son boulot ! Ca arrive déjà au CNRS : on les consulte de force pour faire le travail des conseillers du Pdt ou d’un ministre…
Du cran, il en faut, sinon, on est tout simplement mort. Quand je pense que certains soulignaient en permanence la prétendue incompétence et/ou inculture de G.W. Bush, et bien ils devraient s’interroger sur la façon dont on traite les universitaires en France… Nous, on joue en première division ! Il paraîtrait que c’est de la bêtise de lire la Princesse de Clèves… Moi je crois surtout qu’on se prépare un Germinal !