Nous avons ces dernières heures multiplié les échanges entre collègues. Le net s’agite et nous nous éparpillons. Alors une petite synthèse s’impose :
Sur l’état des “troupes”
- une minorité d’enseignants chercheurs est favorable au décret en l’état ou avec modification.
- une majorité est en revanche opposée à l’esprit même du décret
Sur le mode d’expression de la contestation
- les principaux modes d’expression de la contestation sont la suspension des cours ou la rétention des notes.
- Ces manifestations de la contestation présentent une difficulté : elles pénalisent les étudiants qui, du coup, ne voient pas le mouvement d’un bon oeil alors que, sur le fond, ils comprennent nos positions.
- Ces manifestations de la contestation décalent le débat médiatique sur le thème “ont-ils le droit de retenir les notes” ce qui est une somptueuse erreur.
Sur la conduite à tenir
- L’une de nos faiblesses est de ne pas être doués en communication. Nous gagnerions d’ailleurs à nous rapprocher de nos collègues oeuvrant dans cette discipline pour qu’ils nous donnent des conseils …
- Il faut donc faire preuve d’imagination pour d’une part augmenter notre visibilité et, d’autre part, pénaliser le moins de monde possible. Parmi les propositions croisées ici ou là, quelques exemples, du plus classique au plus surprenant :
- opérations de freezing qui consiste à se rendre dans un lieu précis et à une heure précise et à tous s’immobiliser quelques instants.
- réunion d’étudiants et d’enseignants chercheurs pour un lancer de chaussures symbolique
- réalisation de vidéos explicatives ou parodiques pour créer le buzz sur le net
- journée pyjamas symbolisant l’université qui entre dans un grand sommeil
- cours magistral dispensé en place publique
- carnaval avec tous les étudiants…
N’hésitez pas à alimenter cette liste et à nous faire part de vos expériences.
Il va sans dire qu’avant chacune de ces “opérations”, tous les médias locaux ou nationaux doivent avoir été prévenus.
Bonjour,
Je rejoins vos conclusions en terme médiatique. Vos propositions, aussi surprenantes soient-elles, sont des moyens de créer une animation.
Amis lecteurs, communiquez aussi autour de vous. Le bras de fer engagé avec Mme Pécresse signifie que la bataille décisive se fera dans l’opinion publique et donc dans la sphère médiatique.
Ainsi, utiliser les termes “victimes collatérales” plutôt que “prises d’otages”, par ex., sont des petits plus qui aident.
http://www.youtube.com/watch?v=iyBXfmrVhrk
A voir, évidemment !
Cela s’appelle du mensonge et de la propagande. Il y a également beaucoup de mépris.
Il suffit de se reporter aux chiffres de l’OCDE pour comprendre ce dont il retourne :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1878
Merci pour ce blog que nous sommes, je crois, très nombreux à fréquenter. Son adresse circule de plus en plus et c’est heureux.
L’envoi des travaux des EC à N.S est aussi une bonne idée non ?
Pourquoi ne pas défiler en tenue d’Eve pour montrer le dénuement de l’université version Pécresse ?
PS : C’est une blague, je n’oserai pas mais s’il y a des volontaires, pourquoi pas !
il faudrait en tous les cas trouver un bon slogan qu’on pourrait mettre partout sur des pin’s, nos mails,…..
mais là je suis pas douée
Bonjour,
Trouvé sur le site du Monde, par la vice présidente de la Conférence des Présidents d’Université, Simone BONNEFOUS…
“Autre exemple, une expérience innovante est menée à Grenoble en médecine. En première année il n’y a plus de cours en amphi, les cours sont donnés sous forme de DVD aux étudiants, qui viennent ensuite en TD poser des questions à leurs professeurs après avoir travaillé le cours chez eux. La réforme va permettre de reconnaître des formes d’investissement qui ne pouvaient pas l’être”.
Si l’on se posait la question de notre future disparition, je crois bien que la réponse est toute trouvée…
Comme beaucoup ont pu le constater, la grève n’est pas véritablement suivie en tout cas sur le site de Vauban et nous avons du mal à préparer la journée de mobilisation nationale dans la capitale du gard.
Peu importe les raisons et ne perdons pas de temps, il serait possible de faire des coups d’éclat médiatiques peut-être plus adaptés à la taille de notre université.
Je propose qu’en accord avec nos enseignants la semaine prochaine, au moins un cours représentatif de chaque filière se déroule en sitting sur le boulevard Gambetta ou Daudet avec un appel à la presse locale.
Je pense que cette action aura au moins le mérite de mettre tout le monde d’accord: les cours se dérouleront mais en place publique, au moins nous serons visibles.
On pourrait au terme de cours tout se rejoindre sur le parvis de la maison carré pour y tenir un débat public et ainsi informer les Nîmois en direct avec des EC qui prendraient la parole pour expliquer la mobilisation.
Pourquoi pas faire en sorte que cela se déroule même jour partout en France
Conséquences de la LRU sur le statut des personnels EPSCP
V. la note DGRH C1-3 n°2008-0-237 diffusée par le ministère aux présidents des 20 universités passées aux compétences élargies au 20 janvier, relative au changement de statut des personnels EPSCP (disponible sur le site de Sauvonslarecherche).
Voici la réaction de quelques syndicats à cette note.
“Conditions de vie des agents : défendons nos prestations sociales !
Nous venons de recevoir une information très alarmante sur les conséquences de la LRU pour les personnels appartenant aux universités ayant demandé le passage aux compétences élargies, qui concernera à terme, si la LRU est maintenue, toutes les universités.
Selon les termes de la note de la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche en date du 27 janvier, destinée aux présidents des universités qui accèderont aux compétences élargies à compter du 1er janvier 2009 : « les personnels de (votre) établissement ne seront plus directement rémunérés sur le budget de l’Etat et ne pourront donc plus bénéficier des prestations d’action sociale interministérielles et ministérielles qui leur sont servies habituellement sur ce budget ».
Les personnels des EPSCP sont désormais sortis de la fonction publique d’Etat pour tout le dispositif d’action sociale : ceci est le résultat direct de l’application de la loi du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités (LRU).
Dans un contexte de diminution des budgets et de suppressions de postes, ceci constitue une nouvelle attaque sur le pouvoir d’achat des personnels et une dégradation de leurs conditions de vie qui, une fois de plus, touchera plus fortement les plus défavorisés d’entre nous.
Nous appelons les collègues à se joindre aux actions en cours pour résister au démantèlement de la fonction publique, des statuts et défendre nos prestations sociales dans le cadre du budget de l’Etat.
FSU – SNESUP – SNASUB”
Quand je disais que Sarkozy ressemblait de plus en plus à G.W. Bush… je n’avais pas tort : regardez le discours, on se croirait à la Maison Blanche il y a quelques années. Les chercheurs américains ont d’ailleurs été la cible de Bush pendant toute sa mandature. Et pour cause, il n’y comprenait rien…
Je suis d’accord sur un point : la grève “classique” n’a plus l’efficacité d’antan. En revanche, des méthodes plus originales, plus médiatiques, peuvent très bien fonctionner. La journée pyjama me semble une excellente idée.
Quelques propositions pour les juristes :
- banalisation du cours : exposer en amphi les dangers de la réforme, et les mensonges qui l’accompagnent
- publicité pour Christian Clavier, le grand ami de Sarkozy, pour lequel il n’a pas hésité à envoyer la police anti-terroriste contre ceux qui avaient, en Corse, lancé un canard en plastique dans sa piscine; avec par exemple, un slogan, “Jacquouille Prix Nobel !”
- séance de dénigrement assassin sur la Princesse de Clèves, symbole de la culture française qu’il faut détruire d’urgence
- faire faire des T-Shirts avec un slogan ” NOUS SOMMES TOUS DES PRINCESSES DE CLEVES”
- Utiliser la comparaison Bush/Sarkozy (c’est porteur, car ça l’énerve fortement : il est jaloux d’Obama et de son prestige), notamment sur le net
- Un slogan “MEME LE DROIT FAIT GREVE” !
- Faire circuler des informations sur la place de la recherche dans la vie quotidienne; par ex : “votre clé USB a été inventée par un jeune chercheur”, “avec Pécresse, retour à l’âge de pierre”
- Rétablir la vérité sur la recherche dans les pays de pointe (USA, Japon, Angleterre, Allemagne, Israël, etc.) : la recherche est ultra-valorisée. Aux USA, un professeur a 40 étudiants !
-
J’oubliais : rappeller aux PR ce qui s’est passé au début des années 80. Le Gouvernement de l’époque avait décidé de faire passer les MCF de 76 à 128 h de cours. Les MCF s’étaient organisés pour protester, et les PR de l’époque ne les ont pas soutenus. Ils sont dits “cette réforme ne concerne que les MCF, nous, les PR, on y passera jamais”. Et la réforme est passée, grâce à la division. Que s’est-il passé ensuite ? L’année suivante, le service des PR est passé à 128h.
Comme par hasard, le discours de Sarkozy mentionne le fait qu’on a arrêté de réformer l’Université… au début des années 80 ! Coïncidence ? Certainement pas. Le ministère a déjà étudié le scénario et la stratégie de l’époque qu’il reproduit. Et le Groupe I est tombé dedans, lui et d’autre PR dedans qui croient encore aujourd’hui le but est d’évaluer le recherche pour récompenser les meilleurs. Alors qu’il s’agit d’un prétexte fallacieux pour augmenter le service de tout le monde petit à petit mais définitivement et pour tout le monde.
FAITES CIRCULER CE RAPPEL HISTORIQUE.
A Strasbourg à 11.00 nous étions là pour accueillir Valérie Pecresse venue inaugurer l’Université et on nous a envoyé les CRS (au moins deux compagnies ) qui nous ont refoulé du parvis du Palais universitaire avec gaz lacrimogènes ! , la foule était composée d’enseignants chercheurs, d’étudaints et de chercheurs très pacifiques, la réponse est complètement disproportionnée et frise la provocation
Pour la prochaine manifestation munissez vous de sérum physiologique et d’écharpes !
QUESTION COMMUNICATION
http://www.youtube.com/watch?v=Ye5_PDkp_1c
L’université de Strasbourg inaugurée sous les lacrymos
SOCIETE – Les personnalités invitées à l’inauguration de l’université
unique de Strasbourg (UdS) ce jeudi ont du trouver que champagne et
petits fours avaient un goût amer. La faute aux gaz lacrymogènes
utilisés à l’extérieur du palais universitaire pour repousser les
manifestants venus exprimer leur mécontentement à l’occasion de la venue
de la ministre Valérie Pécresse. Récit d’une inauguration sous haute
tension.
10h25. Environ 300 manifestants, des étudiants pour la plupart, sont
rassemblés sur les escaliers et sur le perron du palais universitaire.
“Pécresse démission !”, scandent-ils. Au fronton du bâtiment est
accrochée une banderole en forme de clin d’oeil à la naissance de la
plus grande université française par le nombre d’étudiants (42.000),
formée après la fusion au 1er janvier des trois universités
strasbourgeoises : “Elle est unique et elle est en grève”. Les gendarmes
mobiles ont installé des barrages de part et d’autre du palais
universitaire, rue Goethe et rue de l’Université.
10h30. Le gros des troupes arrive, en cortège depuis le campus de
l’Esplanade. Il y a là des professeurs, des enseignants-chercheurs en
lutte contre la réforme de leurs statuts, des étudiants qui dénoncent la
loi sur l’autonomie et la “privatisation” des universités françaises,
des élèves de l’IUFM. Un agrégat de conflits résumé par les pancartes :
“Historien cherche entrepreneur pour le financer” ; “Master sans
conscience = ruine de l’Education” ; “Profs sans avenir, quel avenir
pour nos enfants ?” ; “Pécresse, fac off !”. Il y a des sifflets et des
grosses caisses. Cela fait un raffut d’enfer. Les manifestants sont
désormais 2.000 environ. “L’UdS est à nous !”, crient-ils.
10h45. Ambiance cosy à l’intérieur du palais universitaire. Les tables
sont dressées, les verres soigneusement alignés, les caméras posées sur
une estrade, face à la tribune d’honneur. De là, on n’entend quasiment
pas le bruit des manifestants.
11h00. Alain Beretz, président de l’UdS, prend la parole. Valérie
Pécresse est arrivée, elle a pris place au centre de la tribune. Trois
personnes tentent de se mettre dans le champ des caméras, tenant chacune
une feuille A4. Leur message dit “halte au mépris”. D’autres pancartes
similaires fleurissent de part et d’autre, de même qu’une banderole
disant “Non au décret sur les statuts” des enseignants-chercheurs. Un
homme se lève et interrompt le discours : “L’université est en grève.
Cette inauguration est une mascarade !”. “C’est cela…”, reprend Alain
Beretz, qui évoque ensuite les “moyens 2009″, la formation des maîtres
et la réforme du statut des enseignants-chercheurs : “Le président que
je suis ne peut pas ignorer les interrogations et les contestations.
J’en appelle à votre capacité à renouer le fil du dialogue”,
déclare-t-il à la ministre. Avant de faire l’éloge, Jean Sturm et Marc
Bloch à l’appui, d’une “université fière de son passé, mais tournée vers
l’avenir, innovante et ambitieuse”.
11h20. Le président PS de la communauté urbaine, Jacques Bigot, est au
micro : “Les expressions de contestation doivent être considérées comme
une manière de se mobiliser pour le succès de l’université”. Il appelle
à la vigilance sur les moyens financiers des établissements
d’enseignement supérieur. Le maire PS, Roland Ries, prend la suite et
évoque une visite ministérielle qui s’inscrit “dans un contexte de crise
générale de notre université et de notre recherche”. Applaudissements.
11h25. A l’extérieur, ça barde. En haut des escaliers, les manifestants
se pressent vers les accès au palais universitaire. Le cordon de
policiers est comprimé. Les CRS débarquent et repoussent les
contestataires à coups de matraques et de jets de gaz lacrymogènes.
Ceux-ci s’infiltrent à l’intérieur du palais. Dans le hall, on commence
à tousser et à pleurer. Livide, Alain Beretz quitte la tribune pour
constater les dégâts. A l’intérieur, Paul Meyer, conseiller municipal
délégué à la jeunesse, dénonce un “scandale” : “Si à chaque fois qu’un
ministre se déplace on a besoin de moyens policiers aussi
disproportionnés et de faire usage de la force…”. A l’extérieur,
consternée, l’ancienne ministre et eurodéputée Catherine Trautmann,
vice-présidente de la communauté urbaine chargée de l’enseignement
supérieur, se demande pourquoi les CRS ont réagi d’emblée aussi fort
plutôt que d’appeler au calme. Les policiers sont intervenus sur un
terrain appartenant à l’université, et a priori sans qu’on les ait
requis, fait-elle aussi remarquer.
11h45. Valérie Pécresse prend la parole. Des policiers en civil ont pris
place au pied de la tribune. Le préfet Jean-Marc Rebière surveille le
tout, à quelques mètres. Des enseignants-chercheurs de l’UFR des
sciences historiques, qui jouent à domicile (le siège de cette
composante se trouve au palais universitaire), interrompent le discours
ministériel, pour réclamer le “retrait des réformes”. “Je vous
écouterai, j’ai pris cet engagement. Je ne représente pas seulement ici
les réformes, je représente la République qui rend hommage à
l’Université de Strasbourg”. Elle veut conclure par une citation de
Goethe, mais les cris de protestation reprennent. “Si vous ne me
respectez pas, respectez au moins Goethe…”, coupe Valérie Pécresse.
11h55. Pascal Maillard, professeur de littérature française, s’empare du
micro. Il remet à la ministre l’Appel de Strasbourg et les 2.200
signatures qui l’accompagnent : “Merci, Mme la ministre, de faire un peu
plus que lire cet appel. Il faut que vous l’entendiez.”
12h05. Conférence de presse de Valérie Pécresse. Elle commence par la
bonne nouvelle : dans le cadre du plan Campus, l’UdS va recevoir 375
millions d’euros. Un capital placé qui doit lui permettre de financer
ses projets immobiliers, les intérêts servant à rembourser les
constructions et rénovations effectuées par le biais de partenariats
public-privé. Puis la ministre annonce “une charte de bonne application”
sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs : “L’essentiel des
craintes qui s’expriment vient de la manière dont le texte va être
appliqué concrètement. Il faut que dès mercredi prochain, nous nous
réunissions avec l’ensemble du monde universitaire (présidents
d’université et syndicats représentatifs, selon un conseiller de la
ministre) pour travailler sur la charte nationale de bonne application
du texte, qui doit prendre en compte les spécificités de chaque
discipline. Elle se dit “attentive à toutes les interrogations qui
s’expriment et soucieuse d’y apporter une réponse”. Et promet qu’elle
est “une femme de dialogue et d’écoute”.
T.C.
Lire aussi l’article de Sylvestre Huet sur le blog Sciences de Libération.
http://libestrasbourg.blogs.liberation.fr/actu/2009/02/luniversit-de-s.html
Je propose que les EC membres de l’UMP (et il y en a bcp en droit) renvoient leur carte au siège dudit parti politique en indiquant dessus au marqueur “Enseignant-Chercheur”… Qu’en pensez-vous ?
Il serait bon de connaître l’agenda des déplacements de Valérie et de ses ouailles… Le “son” me paraît une arme intéressante : ça brise un discours devant les caméras. A vos flûtes, à vos harmonicas, à vos trompettes !
“Trompettes de la renommée,
Vous êtes bien mal embouchées…”, comme disait Brassens.
Autre chose : les “flûtes” sont apolitiques. Parce que dans ce débat, comme l’a déjà dit MCF01, la question n’est pas de savoir qui est de droite, de gauche, mais simplement de défendre l’indépendance dans la recherche (temps et moyens).
Bonjour,
Etonnez vous que les présidents d’Université discutent avec notre Chère Ministre.
Dans son discours du 20 octobre dernier, elle a proposé ceci :
“4) Enfin, il n’aurait pas été concevable que j’oublie dans cet ensemble ambitieux, ceux qui assument les fonctions d’encadrement des universités, au moment du passage à l’autonomie, en assumant de nouvelles responsabilités et compétences. C’est pourquoi, l’indemnité de charges administratives des présidents d’université autonomes sera relevée pour atteindre 25 à 40 000 euros selon la taille de l’établissement, tandis que la grille de rémunération des secrétaires généraux, qui deviendront de véritables directeurs généraux des services, ainsi que celle des agents comptables, seront mises en correspondance avec leurs responsabilités”.
Vous trouverez le discours intégral prouvant la véracité de ces propos sur le site officiel du Ministère…
http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr/plan-carrieres-dans-l-enseignement-superieur-et-de-la.html?artpage=1#outil_sommaire_0
Cordialement
Sébastien ROBINNE
PS : Sur Rispostes ce soir, Valérie Pécresse a nié qu’Axel KHAN ait demandé le retrait du décret…
Bonjour,
La Conférence des doyens de droit s’est réunie samedi 7 février à Lyon, avant la réunion du Collectif de défense de l’université où elle a délégué Gilles Dumont, doyen de la Fac de droit et d’économie de Limoges. La ligne « molle », satisfaite par la dernière version du projet de décret (et représentée par P-H. Antonmattei, Montpellier 1), a été battue par la ligne « dure » hostile à ce dernier (emmenée par Yves Gaudemet, Paris 2 Panthéon Assas, représentant le président). Mais la motion adoptée (ci-après et ci-jointe) est nettement en-deçà de la revendication de retrait du projet, reprise quelques heures plus tard par le
Collectif de défense de l’université.
Amicalement,
Philippe Enclos
ASSOCIATION DES UNIVERSITES A DOMINANTE JURIDIQUE ET POLITIQUE, DES FACULTES DE DROIT ET DE SCIENCE POLITIQUE ET DES UFR JURIDIQUES ET POLITIQUES
Réunie le 7 février 2009 à la Faculté de droit de l’Université Jean Moulin Lyon III, la Conférence des Doyens des Facultés de Droit :
- partage l’inquiétude des enseignants-chercheurs sur le projet de décret modifiant le texte du 6 juin 1984 et comprend leur mobilisation ;
- considère que la version du projet transmise au Conseil d’Etat, et sous réserve de sa régularité procédurale, prend en considération de manière significative les propositions présentées par la délégation de juristes reçue par Madame le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche le lundi 26 janvier 2009 ;
- considère néanmoins, dans l’attente de la communication du projet de décret CNU, que le texte transmis au Conseil d’État doit être modifié pour mieux garantir l’indépendance des enseignants-chercheurs ;
- poursuit les discussions avec Madame le Ministre de
l’enseignement supérieur et de la recherche.
Lyon, le 7 février 2009
Le Président de la Conférence
Paul-Henri ANTONMATTEI
Consternant ! Cette conférence n’a aucune légitimité. Elle n’a fait qu’approuver les négociations effectuées sans aucun mandat par quelques proches du pouvoir.
On a l’impression que quelques généraux s’allient avec l’ennemi et tirent sur leurs troupes en pleine bataille.
Chers collègues,
Deux précisions d’importance.
1. Je me suis rendu à la réunion du Collectif pour la défense de l’université ce samedi, à la suite de la Conférence des doyens qui n’avait pas achevé ses travaux. Je n’étais évidemment pas mandaté par la Conférence pour parler en son nom. J’ai seulement informé le collectif, et je maintiens en tout point mes propos, que les débats avaient été vifs, et montraient qu’une très large majorité des doyens soutenaient les mouvements en cours dans leurs facultés ; que l’équilibre général était d’une part qu’il faut poursuivre les négociations avec le ministère (il aurait fallu rajouter : avec les autorités compétentes, ce qui n’est pas tout à fait la même chose), d’autre part que le projet de décret est en l’état inacceptable.
2. A ma connaissance, le texte à la signature du président Antonmattéi n’est pas public, puisqu’il ne s’agit que d’un projet de motion. Sa date est en outre inexacte, puisqu’elle ne peut être datée du 7, mais au mieux du 9 février, aucun texte n’ayant été adopté, au sens strict du terme, à l’issue de nos longs débats. Il va de soi que sa diffusion n’est pas possible, tant qu’il n’a pas été adopté comme position commune de la conférence…
Chers collègues,
Je n’ai pas de recettes à vous proposer pour nous opposer à cette inique réforme.
Je voudrais simplement vous recommander – si ce n’est déjà fait… – la lecture d’un papier édifiant – pour ne pas dire terrifiant – de Geneviève Koubi:
Prose “prof-éthique”. « Sur la route de l’uni-vers cité capitali-STIC »
http://koubi.fr/spip.php?article221
Bonne lecture!
SB
Merci à M. Gilles Dumont pour cette information, car certains doyens sont en train de diffuser depuis ce matin cette motion dans leur faculté pour sabrer tout mouvement… c’est beau !
Merci à M. Dumont
Merci à “Merci !”… on se sent moi seul… le doyen de l’UFR Droit de Paris 5 (respectons l’anonymat) vient de diffuser ce texte à tout le corps enseignant !
Et voici la dernière manoeuvre de Pécresse pour enfumer les enseignants-chercheurs :
http://fr.news.yahoo.com/4/20090209/tts-france-universites-pecresse-ca02f96_3.html
Annoncer, la veille d’une manifestation nationale qui promet d’être largement suivie, la nomination d’un médiateur, dont les pouvoirs sont visiblement limités à négocier les modalités de mise en oeuvre du projet de décret de réforme des statuts, et non pas à le modifier sur le fond.
Décidément, ce conflit sera dur, je l’avais pressenti et écrit il y a quelques semaines.