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Nous avons ces dernières heures multiplié les échanges entre collègues. Le net s’agite et nous nous éparpillons. Alors une petite synthèse s’impose :

Sur l’état des “troupes”

  • une minorité d’enseignants chercheurs est favorable au décret en l’état ou avec modification.
  • une majorité est en revanche opposée à l’esprit même du décret

Sur le mode d’expression de la contestation

  • les principaux modes d’expression de la contestation sont la suspension des cours ou la rétention des notes.
  • Ces manifestations de la contestation présentent une difficulté : elles pénalisent les étudiants qui, du coup, ne voient pas le mouvement d’un bon oeil alors que, sur le fond, ils comprennent nos positions.
  • Ces manifestations de la contestation décalent le débat médiatique sur le thème “ont-ils le droit de retenir les notes” ce qui est une somptueuse erreur.

Sur la conduite à tenir

  • L’une de nos faiblesses est de ne pas être doués en communication. Nous gagnerions d’ailleurs à nous rapprocher de nos collègues oeuvrant dans cette discipline pour qu’ils nous donnent des conseils …
  • Il faut donc faire preuve d’imagination pour d’une part augmenter notre visibilité et, d’autre part, pénaliser le moins de monde possible. Parmi les propositions croisées ici ou là, quelques exemples, du plus classique au plus surprenant :
    • opérations de freezing qui consiste à se rendre dans un lieu précis et à une heure précise et à tous s’immobiliser quelques instants.
    • réunion d’étudiants et d’enseignants chercheurs pour un lancer de chaussures symbolique
    • réalisation de vidéos explicatives ou parodiques pour créer le buzz sur le net
    • journée pyjamas symbolisant l’université qui entre dans un grand sommeil
    • cours magistral dispensé en place publique
    • carnaval avec tous les étudiants…

N’hésitez pas à alimenter cette liste et à nous faire part de vos expériences.

Il va sans dire qu’avant chacune de ces “opérations”, tous les médias locaux ou nationaux doivent avoir été prévenus.

C’est évidemment la question que nous nous posons tous à  propos de la conduite à tenir concernant la réforme de nos statuts.

La  position de fermeté émise dans un premier temps par certains a été ébréchée par d’autres tant et si bien que nous avons tous du mal à voir la direction que nous prenons. La division est un art que pratiquent bien volontiers les gouvernants et ils ont raison, elle est d’une redoutable efficacité.

A ce constat vieux comme Machiavel s’ajoute une certaine couardise, il faut bien l’admettre. Nous sommes entrés dans une logique de contestation depuis des semaines. Madame Pécresse vient d’indiquer qu’elle ne retirerait pas le décret. L’équation est simple : aborder les semaines qui viennent en ordre de bataille ou dire très hypocritement qu’elle a fait des concessions et que nous allons accepter la nouvelle version du décret.

Il faut arrêter de se cacher derrière les petits copains comme on se cache sur ce blog derrière des pseudos. Soit on est contre le décret et l’on met en place des mesures de contestation, soit on est pour et on ne fait rien. Mais la position intermédiaire qui consiste à dire : “on est contre mais on laisse faire les autres” est intenable.

Allez, un petit clin d’œil après le dindon ;-)

PS : N’hésitez pas à laisser sur ce blog des propositions de manifestations pour expliquer aux étudiants et au public le fond de notre contestation mais aussi, pour faire savoir au ministère que nous tiendrons bon.

Paris IV

Nous faisons suivre l’information …
1. Le comité d’organisation de Paris 4 appelle toutes les universités mobilisées contre la reforme du statut des enseignants-chercheurs, et contre la masterisation des concours, a rejoindre la coordination nationale qui tiendra sa deuxième réunion le
lundi 2 Février
à Paris 4, Amphi Descartes
à partir de 14h,
entrée au 17 rue de la Sorbonne.

2. Cette rencontre, dont l’ordre du jour précis est en discussion sur la liste [Prepa.coordination.nationale] et sera finalisée vendredi, confirmera selon toute vraisemblance le mot d’ordre “l’université s’arrête”, c’est-a-dire entre en grève illimitée, si le ministère n’a pas répondu a notre ultimatum sur le retrait sans préalable des deux projets de décret.
3. Nous appelons chaque université à déléguer, dans la mesure du possible,  4 mandatés (3 enseignants-chercheurs ou chercheurs et un biatos) a la rencontre du 2 février. Ces délégués participeront aux votes stratégiques si nécessaire.
La rencontre est par ailleurs ouverte a tous.
5. Pénalisées provisoirement par la concentration parisienne de la coordination, que les universités de province n’hésitent pas a utiliser un système de procuration pour assurer une juste représentativité.

6. Il serait souhaitable qu’un-e volontaire dans chaque UFR, Institut ou Laboratoire se manifeste à cette adresse email <abonnement.prepa.coord.nationale@shesp.lautre.net> pour s’inscrire à la liste [Prepa.coordination.nationale] afin d’en suivre les débats et d’assurer la circulation des informations entre la coordination nationale est les collègues de son unité.

Merci de faire circuler ce message le plus largement possible.

Pascal Boldini
(pour le comité d’organisation de Paris 4)

Notre collègue Laure Valette nous communique l’adresse de son site qui reprend et analyse le projet de décret :

–> http://statutec.site.voila.fr/

Le dindon de la farce

Chers collègues,

Plus de 1000 visites sur ce site en quelques heures hier et un grand nombre de mails confirment d’une part votre forte mobilisation et, d’autre part, vos inquiétudes au regard des négociations actuelles. Vous êtes nombreux à penser que certains “petits arrangements entre amis” se feront sur le dos des maîtres de conférences.

Un collègue nous rapporte la réflexion suivante :

J’ai posé la question suivante à mon Doyen. “Si tu devais donner un nom au Président qui exige, dans le cadre du nouveau décret, une modulation des services. Qui désignerais-tu pour faire (gratuitement) plus d’heures d’enseignement entre un Professeur bien connu de notre Faculté qui n’a plus rien écrit depuis 20 ans (!!!) et un MCF qui publie raisonnablement ?” Long silence….

Cette remarque résume fort bien la situation et conforte dans la volonté de demander le retrait total du texte. Plus que jamais, les maîtres de conférence doivent rester vigilants, se structurer et se mobiliser. Ce blog est à votre service.

Chers collègues,

Je reproduis ci-après le compte rendu de la réunion qui s’est tenue lundi 26 janvier entre Mme la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le “groupe 1″ du CNU (V. sa composition ci-dessous). Sur le fond, chacun se forgera son opinion (n’hésitez d’ailleurs pas à nous la faire partager sur ce blog). Sur la forme, nous observerons que le vocable est bien celui d’”enseignants chercheurs” ce qui tend à faire taire les quelques rumeurs du moment sur la volonté de certains Pr de lâcher les MCF dans ce mouvement de revendication. Oui, il faut rester attentifs. Attention toutefois aux manoeuvres de ceux qui veulent diviser la communauté des enseignants chercheurs. Pour l’heure, c’est l’unité qui prévaut et faisons tous en sorte que cela dure.

Au-delà cependant, la crise soulevée par ce projet de texte doit nous conduire à faire entendre avec vigueur nos positions concernant notre statut de MCF, positions qui ont été exprimées à de nombreuses reprises sur ce blog.

S. Darmaisin

Réunion avec Madame Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Lundi 26 janvier 2009
Le Groupe 1 du CNU -représenté par Bernard Beignier, Président de la section 01, Jean-Louis Harouel, Président de la Section 03, Aude Rouyère, Vice-Présidente PR de la Section 02, Frédéric Sudre, Président de la Section 02 et du Groupe 1- et le Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Droit, le Doyen Paul-Henri Antonmattei, ont été reçus par Madame le Ministre, à l’invitation de cette dernière, le lundi 26 janvier.
L’entretien a duré environ une heure trente.
Le Président du Groupe 1 a présenté la position commune des quatre sections du Groupe, exposée dans le texte ci-joint (qui a été remis au Ministre), qui avait également reçu l’approbation du Président de la Conférence des Doyens.
La discussion qui a suivi, franche et nourrie, a porté principalement sur la modulation des services, les promotions et les primes. Les représentants du Groupe 1 et le Président de la Conférence des Doyens des Facultés de Droit ont notamment insisté sur les risques de la modulation de service et sur la nécessité de fournir des garanties statutaires en la matière : la modulation de service ne doit être ni une « sanction », ni un instrument de gestion financière pour les universités.
Madame le Ministre a été attentive aux arguments présentés. Elle a fait savoir que :
 elle retenait la possibilité d’introduire dans le « décret-statut » une disposition
prévoyant qu’un enseignant-chercheur, lorsque son activité est jugée conforme aux exigences de sa discipline par la section du CNU qui l’évalue, ne peut se voir imposer une augmentation de son service d’enseignement ;
 elle était disposée à étudier la proposition relative à l’établissement par le CNU d’une liste d’aptitude (ou de qualification) pour les promotions (cf., point 6.2 du texte) ;
 le futur « décret –primes » prévoirait un avis « contraignant » du CNU (on peut
comprendre, avis « conforme ») pour la prime d’excellence scientifique ;
 le « décret-statut » contiendrait une disposition qui subordonnerait son application à l’adoption du « décret-CNU ».

Madame le Ministre a donné l’assurance que des réponses rapides seraient fournies sur les propositions relatives à la modulation de service et aux promotions.
Frédéric Sudre
Président du Groupe 1


Position commune du Groupe 1
Sections 01, 02, 03, 04

Préambule

1. Nous partons du postulat qu’il faut concilier « autonomie des universités » et
« autonomie des corps universitaires » (cf G.Vedel) et réaliser un juste équilibre entre ces deux principes sans que l’un ou l’autre ne soit dénaturé.

2. En l’état, le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs n’assure pas cet équilibre.
En conséquence nous répétons que ce projet de décret ne doit pas être transmis au Conseil d’Etat. S’il l’a été, nous demandons que le projet de décret soit repris et que la procédure d’adoption du décret soit rouverte. De plus le décret sur le statut ne peut pas être dissocié du décret –CNU (infra).

Principes
3. Le décret relatif au statut doit assurer le respect des principes constitutionnels
d’indépendance et d’égalité des EC et fournir les garanties statutaires requises. Le
décret doit être le garant d’un statut de fonctionnaire d’Etat et placé sous le contrôle d’une autorité nationale, indépendante, composée de pairs, qui est le CNU.
4. Le décret relatif au statut et le décret relatif au CNU doivent faire l’objet d’une
élaboration parallèle. On ne peut séparer le statut de l’organe de contrôle qui en
assurera le respect.
5. La réforme du statut comporte trois éléments essentiels : la modulation de service, l’octroi des promotions au niveau local à partir d’un classement effectué au niveau national, la « décentralisation » de l’octroi des primes.
Il convient de faire une distinction entre deux types de dispositions statutaires :
►Les dispositions statutaires qui, engageant directement les finances des
établissements universitaires, ne sont pas dissociables de leur politique budgétaire. Ces dispositions doivent être aménagées de telle sorte que l’intervention de l’instance nationale soit compatible avec la préservation de l’autonomie de gestion des universités.
Deux éléments d’ordre statutaire entrent dans cette catégorie : l’octroi des
primes et les promotions.
►Les dispositions statutaires qui ne relèvent pas, par nature, de la gestion des
établissements universitaires et qui ne sauraient, par conséquent, relever de décisions émanant des instances d’administration universitaire locale.
La détermination des obligations de service des enseignants-chercheurs entre
dans cette catégorie.

Propositions

La procédure d’adoption du décret statut doit être reprise pour pouvoir introduire les  modifications suivantes.

6. Le décret sur le statut des enseignants-chercheurs doit prévoir

6.1. que lorsque est envisagée, dans le cadre du contrat quadriennal, une
modulation de service (art. 4 II al. 2 projet de décret), le Président doit consulter le directeur de la composante et le directeur de l’unité de recherche concernée et obtenir un avis favorable de la section compétente du CNU ;
6.2. en matière d’avancement : que le classement du CNU tel que prévu par le
projet de décret constitue une liste d’aptitude au sein de laquelle les instances
locales doivent procéder au choix des promouvables ;
6.3 que les Présidents et Conseils d’Administration des Universités ne peuvent
s’écarter des avis formulés par le C.N.U. en matière de primes, sans motiver
expressément leurs décisions au regard de ces avis.
Observation :
Le caractère contraignant des avis du CNU est modulé en fonction des incidences financières des décisions pour respecter l’autonomie de gestion des universités mais dans la stricte limite de ce qui nécessaire.

Le Groupe 1 propose un dispositif à 3 niveaux :
– primes (incidence financière directe) : avis simple du CNU mais obligation de motiver ;
– promotion (incidence financière via la masse salariale intégrée au budget) : liste d’aptitude ; l’instance locale n’est pas obligée de promouvoir mais ne peut promouvoir hors de la liste.
– modulation de service (mesure non fondée sur des considérations financières ou budgétaires) : avis conforme du CNU

7. Le projet de décret CNU :

7.1. L’élaboration du projet de décret CNU doit se faire en concertation avec les sections CNU.
7.2. Le décret doit préciser les moyens attribués CNU en adéquation avec ses
nouvelles missions.
7.3. Il doit fixer les compétences du CNU en matière d’évaluation et les
modalités de celles-ci.
Le Groupe 1 considère que ces propositions sont parfaitement compatibles, juridiquement, avec la loi LRU.

Lundi 26 janvier 2009
Frédéric Sudre
Président du Groupe 1

Chers collègues,

Je ne résiste pas à la tentation de dupliquer ici un billet laissé sur un autre site. Que pensez-vous de ces réactions ?

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Comme prévu, les premières réactions du “peuple” [c'est-à-dire celui qui sait tout, a tout vu, déteste ceux qui enseignent et regarde le TV pour se cultiver] tombent. Je ne résiste pas au plaisir de vous en communiquer quelques unes. Je laisse évidemment le style et les fautes. C’est assez stupéfiant et révélateur d’une véritable haine à l’égard des détenteurs du savoir. Au-delà de nos questions de statuts, j’ai bien peur que notre communauté – notre caste comme l’écrit un commentateur – ait à lutter contre quelque chose de plus grave, de plus effrayant : l’obscurantisme. Etudiants, si vous lisez ces lignes, n’oubliez pas que si vous étudiez, si vous vous cultivez, c’est pour vous élever de cette médiocrité et vous forger une opinion digne de ce nom : on peut sans difficulté considérer que l’université ne fonctionne pas de manière optimale, qu’il y a des choses à changer – opinion partagée je crois par de nombreux enseignants chercheurs – mais il faut prendre le soin d’argumenter sa position par des éléments tangibles. J’avoue que les messages des specimens que je livre ci-dessous sont un peu faibles de ce point de vue. Vous noterez au passage que les enseignants – chercheurs sont assimilés par beaucoup à cette autre catégorie de fainéants : les instituteurs ! Une dernière recommandation à mes collègues : en lisant ce qui suit, ne crachez pas sur votre écran, cela ne sert à rien !

  • Paul X : bah voyons…. nos universites sont parmi les plus nulles du monde du fait du mandarinat, sorte de mafia locale qui permets aux nulles de recruter des nulles et perpetuer la misere intellectuelle… soutenons Pecresse la courageuse, ca fait d’ailleurs longtemps que les profs de fac sont de (mauvais) enseignants et meme plus des chercheurs (ils faut les trouver au CNRS) un grand coup ds la fourmilliere. de tte facon leur greve ne sera meme pas visible, tellement leur production est faible
  • THOMINE : une Grève, pourquoi une grève ? ils étaient au travail ? Dites-moi, à quand remonte le dernier accord des syndicats, par rapport à un projet de réforme?
  • Bluss : bof, comme d’hab
  • D.G. : En effet, c’est un scandale d’empêcher des “enseignants-chercheurs” de pouvoir ne jamais rien publier (sinon dans des revues de 10ème rang)… et de pratiquer un absentéisme massif pour leurs cours avec des étudiants qui vont échouer de toutes façons ! Il n’y a aucune raison que ceux qui publient dans des revues internationales reconnues et qui se soucient de la formation et du devenir professionnel des étudiants soient mieux rémunérés et/ou disposent de plus de temps pour la recherche…
  • Pier21: Ben encore une fois les nantis et les privilégiés protestent! Comme disait le Général, “des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent…on en cherche!” Evidemment promouvoir les gens au mérite est scandaleux et déranger le rond de cuir qui dort du pur sadisme! Profs de toute nature, vous êtes payés par la Nation pour instruire, chercher et TROUVER, et non pas vous engraisser sur le dos du contribuable! Quand je vois le nombre de chercheurs du CNRS qui débitent des truismes j’en reste confonu pour l’Université! Comment l”Alma Mater peut-elle réchauffer tant de serpents en son sein!
  • Casimir : Grève des cours?Personne ne s’en apercevra!
  • Bogdanowich : Une fois de plus, dès qu’une réforme se profile, la grève est lancée par les médiocres pour maintenir leur sinécure en l’état. Surtout protéger leur petit train-train qui leur permet d’en faire le minimum, tout en continuant à percevoir des fonds pour continuer à buller tranquillement. Il n’y a pas d’argent pour augmenter les crédits pour la recherche. La seule solution est de rationaliser et économiser sur le gaspillage spécifique à la France, pour pouvoir lui en allouer davantage. On s’étonne qu’elle est du retard par rapport aux grands pays concurrents. Cela ne risque guère de s’arranger quand on s’oppose à toute amélioration d’une situation institutionnelle catastrophique.
  • Canasson : les enseignants chercheurs CRAIGNENT!!!!!!!!!!!! et ont peur de faire un peu plus d heures de présence . Pas une année sans revendiquer pas une année sans gréve, C est quand meme un beau métier, ils font ce qu ils veulent ,Exigent ce qu ils veulent .ce sont de vrais dieux ;Savent tout, détiennent toujours la vérité . Un sacré monde quand méme !!!!!!! que l EN
  • Rach Johnmichael : le vote dans les facs pour ou contre la reconduction des greves ressemble aux votes dans les pays de dictature .
    Les résultats sont presque publié avant d avoir voté et seul, ceux qui sont pour on le droit de voter . Apres cela ce sont les mémes qui se plaignent lors du vote d une loi parcque leur syndicat n aurait pas été entendu !!!!!!!!!
  • Grumpy5 : qu’ils bloquent les universités jusqu’a la st glinglin au delà du bac le gouvernement n’ a aucune obligation de résultats en ce qui concerne les études supérieures.. personnellement j’ai terminé les miennes ça ne me cause aucune contrariété les perdants seront les étudiants eux mêmes sans restrictions les bons (dommage pour eux sincèrement..) comme les mauvais(donc qui n’en ont que faire de leurs diplomes).. mais curieusement les facs vont encore être bloqué par des étudiants “chomeurs ;syndicalistes fauteurs de troubles et autres intérimaires de la fauche et de la casse” j’ai été à la fac et on sait bien qui bloque les facs je défie quiconque de me dire le contraire! l’état doit réquisitionner des camions lanceurs d’eau pour refroidir toute cette agitation” ahaha.
  • Arm00 : Dissolution immediate des syndicats etudiants regroupant la chienlit manipulee par l’ultra gauche francaise… quand cesserons-nous d’avoir 3% de la population organiser le terrorisme social dans ce pays? Tous dans la rue, la matraque a la main!
  • Lych95uk : décidément , les instits , les profs , ne sont que d ‘éternels frustrés , quelque soit les réformes proposées … ils sont toujours contre , et ce , depuis une vingtaine d ‘années à croire qu ‘ils sont atteints d ‘une maladie mentale chronique , qui détruit leurs neurones , et les rend allergiques , à toute évolution de l école et des universités , mais plus encore et surtout , au changement de leurs précieux statuts !
  • Bouamy1 : Une de + !!! que peut on attendre de cette caste ? rien ! A ignorer !!!!!!!!
  • Michael03 : OHHHHHHhhhhhhhhhhhh Non….c’est une blague????….. Faut arreter le délir la….!!!Non mais je rève!! Ce projet est dans la continuité de la réformes des universitées adoptée il y a qq mois…(a savoir l’autonomie de l’université). Non mais y’a un moment faut prendre conscience de certaine chose et certaine valeur! La grève la grève la grève la grève la grève la grève la grève …. Quand je vois le niveau globale des universités au classement mondiale et ce depuis des dixaines d’années , je trouve vraiment cette attitude lamentable et inconsciente!!!
    Une fois de plus……..LA HONTE!!!!!
  • Justise : Allez les petits – formation : gréviste vous serez grâce à une formation complète plus aptes à rechercher un emploi sur les listes de l’ANPE…

Je me suis exprimé à titre personnel sur mon propre site sur le contexte actuel mais il me semblait utile de laisser ici également une trace des débats en cours. Ce n’est plus un secret pour personne, le projet de décret réformant le statut des enseignants chercheurs mécontente tout le monde. Rarement la communauté universitaire n’aura été autant mobilisée et c’est heureux. Vous avez, ces derniers jours, ces dernières heures, laissé sur ce site des informations importantes qu’il semble utile de faire émerger avec une plus grande visibilité. N’hésitez pas par ailleurs à “poster” vos informations quant aux décisions prises sur vos établissements. Une carte des universités touchées par le mouvement s’est mise en place.  Il semble qu’elle ne soit pas complète mais donne une bonne idée de la contestation qui s’ouvre.

Evidemment, nous devrons tous veiller dans les prochains jours à ce que les MCF ne soient pas les dindons de la farce dans le rapport de force qui s’engage avec le ministère. Dans toute négociation, il y a des concessions et nous devrons nous assurer qu’elles ne se font pas à nos dépens. Pour l’heure, nous pouvons apparemment compter sur le soutien de nos collègues professeurs qui n’entendent pas nous laisser sur la touche… A suivre.

I : La coordination nationale des universités

“Chers collègues,

Après d’intenses débats et plus de 4 heures d’AG, la coordination nationale des universités a voté aujourd’hui les motions suivantes, transmises par une collègue parisienne qui était sur place. Ce mouvement est sans précédent, il est donc important de diffuser l’information ci-dessous.

Philippe RAIMBAULT

Professeur de Droit public Université de Limoges

La coordination nationale des universités a réuni le 22 janvier 2009 des délégués provenant de quarante six universités. Elle a voté les motions suivantes :

Motion n°1 :

La coordination nationale réunissant ce jeudi 22 janvier 2009 condamne la mise en place d’une politique d’affaiblissement structurel de l’enseignement et de la recherche, la précarisation des personnels de toutes catégories, notamment au travers de l’individualisation des carrières, de la mise en place du nouveau contrat doctoral et des suppressions d’emplois, exige le rétablissement des postes supprimés, un plan pluriannuel de création d’emplois statutaires dans les universités et les grands organismes de recherche, et soutient les mobilisations en cours.

Elle déclare que si le ministère ne retire pas, sans préalable :

1) le projet de décret sur le statut des enseignants-chercheurs

2) la réforme de la formation et des concours de recrutement des enseignants du premier et du second degré

l’université française se mettra en grève totale, reconductible et illimitée :

le 2 février 2009 l’université s’arrête

Unanimité moins 3 voix contre

Motion n°2

La coordination nationale a également voté l’appel immédiat à la rétention des notes, la non transmission des maquettes de formation des enseignants du premier et du second cycle et le soutien aux mouvements de grève qui ont déjà commencé ainsi que l’appel au renforcement de la mobilisation dans tous les établissements

II : Résolution adoptée à Strasbourg

RÉSOLUTION

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES ENSEIGNANTS DE LA FACULTÉ DE DROIT DE STRASBOURG

Alarmée par le projet de décret portant statut des enseignants du supérieur actuellement en discussion,
S’indigne de ce qu’il comporte des atteintes graves aux prérogatives qui sont traditionnellement celles des professeurs et maîtres de conférences de l’enseignement supérieur,
Rappelle que les universitaires ne peuvent s’acquitter de leur mission de recherche et de transmission de ses résultats qu’à la condition de bénéficier pour ce faire du temps, de l’indépendance et de la sérénité nécessaires,
Constate que les principaux éléments du dispositif actuellement envisagé ne respectent pas ces impératifs : la carrière et le service de chacun sont livrés au bon plaisir du président d’université et d’un conseil d’administration qui ne comportera que peu ou pas de spécialistes de la discipline considérée et sera donc inapte à prendre avec impartialité et justice les décisions qui lui incomberaient, au risque du clientélisme ; la « sanction » envisagée à l’encontre de ceux qui seraient jugés ne pas justifier d’une recherche de qualité suffisante est l’accroissement de leur service d’enseignement, ce qui est pour le moins paradoxal et traduit un singulier mépris pour les étudiants ; le conseil national des universités, seule instance nationale à la fois représentative et constituée de spécialistes de la discipline, voit ses jugements dotés d’une simple portée consultative ; des tâches accessoires à la recherche et à l’enseignement se multiplient et sont censées constituer la mission des universitaires alors qu’elles devraient, pour l’essentiel, relever de l’administration des universités,
Demande que l’administration de l’éducation nationale consacre son énergie à aider dans leur tâche les enseignants-chercheurs et non pas, comme depuis de trop nombreuses années, à inventer de nouveaux dispositifs destinés à les surcharger d’activités annexes, tout en faisant peser sur eux un soupçon permanent,
Exige que ce texte, attentatoire aux libertés universitaires telles qu’elles sont conçues en Europe et dans l’ensemble du monde libre, soit retiré ou amendé de manière à sauvegarder le caractère national du statut des universitaires, élément indispensable de la protection de l’indépendance des professeurs et maîtres de conférences de l’enseignement supérieur, principe de valeur constitutionnelle.

Pour manifester avec force sa vive préoccupation, l’Assemblée décide de surseoir à la communication des notes des examens du premier semestre et déclare qu’une grève sera déclenchée si les revendications qui viennent d’être exprimées n’étaient pas prises en compte. Elle tient à marquer qu’elle regrette profondément de devoir recourir à de telles mesures, qu’explique seule la gravité des orientations envisagées par le gouvernement. Il y va de l’avenir des étudiants et de l’université

III : CPU –> Lettre ouverte au Président de la République 05/01/2009

Chronique d’une crise annoncée dans les universités.

Monsieur le Président de la République,

Les universités débutent l’année 2009 dans un très grand état de tension et d’inquiétude, alors même que vous avez affiché l’Université et la Recherche au rang des priorités nationales. Le budget global de l’enseignement supérieur et de la recherche a été sensiblement accru, des projets ambitieux ont été lancés, telle l’opération campus, et dix-huit établissements accèdent, depuis janvier, aux responsabilités et compétences élargies accordées par la Loi LRU (relative aux Libertés et Responsabilités des Universités) que Valérie Pécresse a préparée et fait voter dès 2007. La volonté politique est clairement exprimée, l’élan collectif est manifestement engagé, les défis sont propres à susciter l’enthousiasme.

Comment expliquer alors le malaise grandissant et les mécontentements accumulés, sinon en écoutant les interrogations que suscitent ces trois dossiers eux-mêmes ? Interrogations persistantes et justifiées sur la proportion des moyens nouveaux qui parviennent réellement aux universités pour améliorer leur fonctionnement quotidien et la qualité de l’accueil des étudiants. Incompréhension et protestations face aux suppressions d’emplois dans l’enseignement supérieur et la recherche, qui sont totalement contradictoires avec l’objectif affiché de porter l’enseignement supérieur français au meilleur niveau international. Interrogations sur la réalité des dotations de l’Etat pour les neuf campus retenus par l’opération campus et sur le devenir des autres sites, pourtant cruciaux pour la qualification future de notre jeunesse, et l’attractivité internationale globale de notre système d’enseignement supérieur et de recherche. Interrogations enfin sur le devenir des statuts des personnels au sein des universités devenues autonomes, sur l’avenir de la fonction publique d’Etat dans ces établissements.

Tout cela déjà mérite réponse, examen et concertation, et pourtant trois dossiers particulièrement sensibles se surajoutent et risquent de mettre le feu aux poudres : la modification du décret de 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs, la formation des enseignants et l’accord du 18 décembre dernier entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux.

La modification du décret de 1984 était une nécessité car les enseignants-chercheurs demandaient que soient pris en compte dans les services d’enseignement les enseignements assurés à distance. Si, en 1984, on ne concevait guère les enseignements que magistraux, dirigés ou pratiques en présence des étudiants, en 2009, en revanche, nul ne peut discuter la nécessité de l’enseignement à distance pour les étudiants salariés, les étudiants en situation de handicap ou encore la promotion des enseignements français hors du territoire national. Tout le monde s’accorde aussi sur la nécessité de prendre en compte l’encadrement de stages, les relations internationales ou les relations avec les entreprises dans les charges statutaires des enseignants, pour ne citer que quelques exemples. Personne ne conteste non plus que les enseignants-chercheurs ne consacrent pas tous le même temps à chacune de leurs fonctions, ni pendant toute leur carrière. Ce qui crée le malaise est la conception même de la modulation des services, telle qu’elle ressort du projet de modification du décret, et qui revient en fait à alourdir le temps d’enseignement de ceux que le Conseil National des Universités aura jugé moins performants en recherche.

Une analyse primaire et simpliste pourrait trouver « normal » qu’il en soit ainsi. L’enseignant-chercheur qui « cherche peu enseigne plus ». Mais cela revient à considérer l’enseignement universitaire comme une activité par défaut – ce que l’on est obligé de faire quand on n’est pas capable de faire autre chose –, alors que l’enseignement est au contraire l’activité la plus noble, celle qui couronne les productions de la recherche, celle qui fait le pari de l’avenir à travers la compétence des jeunes diplômés. En outre, une telle conception de la modulation des services compromet définitivement l’avenir de ceux qui ne parviennent pas à dégager du temps pour la recherche, notamment parce que le ratio enseignant/étudiant est défavorable dans certains secteurs ou certaines universités, ou parce que certaines filières plus professionnalisantes demandent une plus grande disponibilité pédagogique et organisationnelle: moins ils auront de temps pour la recherche, moins bien ils seront évalués et moins ils seront autorisés à faire de la recherche.

Une modulation des services qui transformerait l’augmentation du temps d’enseignement en sanction pour recherche insuffisante, voire en compensation pour des suppressions de postes constatées et annoncées, et qui cristalliserait par ailleurs les inégalités entre domaines et entre filières, créerait des dommages irréparables au sein des communautés universitaires, sans pour autant augmenter significativement la capacité de recherche du système d’enseignement supérieur français.

Nous sommes favorables à une vraie modulation de services, c’est-à-dire à une modulation reconnaissant la diversité, la richesse et la variété de nos fonctions et résultant d’un contrat passé entre l’université et l’enseignant, via son UFR et son équipe de recherche, avec bien sûr une instance possible de recours en cas de litige. Nous sommes favorables à une modulation des services organisée par les acteurs au sein des équipes, autour de projets, pour optimiser les capacités de recherche et de formation de l’équipe, et pour atteindre des objectifs collectifs à moyen terme. Mais nous ne pouvons ni admettre ni cautionner une conception restrictive et punitive qui ne propose, de manière très significative, aucune méthode pour aider ceux qui auraient décroché de la recherche et leur dégager plus de temps pour s’y remettre. En l’état des projets de réforme du décret de 1984, la modulation des services telle qu’elle est conçue ne concernerait de fait que les marges de la communauté universitaire (d’un côté une élite très étroite de chercheurs très actifs, et de l’autre les très rares collègues qui ne remplissent pas leurs obligations) : mais, justement, et en raison de cela même, elle inquiète et mécontente déjà la communauté toute entière, qui se demande à juste titre pourquoi il serait nécessaire de mettre en oeuvre une réforme des statuts en général pour traiter quelques cas marginaux !

La réforme de la formation des enseignants est un autre sujet très préoccupant pour l’ensemble des universités. La Conférence des Présidents d’Université a soutenu l’intégration des IUFM dans les universités et, à travers elle, l’affirmation que la formation des maîtres était une des vocations naturelles de l’université. La CPU a également considéré comme positif que soit exigé un master pour prétendre à une fonction d’enseignant car cela permet à la fois de revaloriser les salaires et d’envisager des reconversions plus faciles en cours de carrière. Mais la précipitation dans laquelle s’est engagée cette réforme et l’absence de réponse aux questions que nous posons depuis des mois sur les stages, sur les conditions d’entrée dans le métier ou sur le financement des études des futurs maîtres, rendent la situation aujourd’hui intenable : d’un côté les universitaires ont travaillé depuis l’été au niveau national, comme dans les académies, sur des projets de maquette et de l’autre les programmes de concours auxquels ces masters sont censés préparer n’ont été connus qu’en décembre. La formation des enseignants est trop importante pour l’avenir des connaissances et des compétences de la nation pour que soit refusé le temps d’une réflexion nationale et d’une vraie coordination entre les deux ministères concernés. Nous insistons tout particulièrement sur la prise en charge financière des étudiants, et ce pour une raison stratégique.

D’aucuns disent que les économies induites par la suppression de l’année de stage salarié seraient la motivation principale de cette réforme, expliqueraient à la fois la précipitation et l’incohérence du calendrier, seraient en somme la « clé » de cette réforme ; la création d’un financement spécifique pour la préparation des masters enseignement, sur le principe des anciens IPES qui ont joué un rôle décisif de promotion sociale en leur temps, constituerait le meilleur démenti par rapport à une telle rumeur : la concertation sur l’essentiel, c’est-à-dire l’avenir de l’enseignement primaire et secondaire, et de la formation des enseignants qui en assurent la qualité pourrait alors s’engager positivement.

Pour finir, l’accord entre la France et le Vatican sur la reconnaissance des diplômes nationaux ravive inutilement le débat sur la laïcité. Selon cet accord, les diplômes délivrés par les instituts catholiques contrôlés par le Vatican seront reconnus en France au même titre que les diplômes délivrés par les universités publiques. Non seulement cet accord porte sur les diplômes canoniques, ce qui peut se concevoir mais mériterait discussion, puisque les diplômes canoniques font partie du champ initial des instituts catholiques, mais aussi sur les formations profanes, ce qui est proprement inacceptable. Si le processus de Bologne instaure la reconnaissance européenne des diplômes européens, il n’impose nullement à chacun des Etats-membres de reconnaître automatiquement, comme équivalents aux diplômes dispensés par ses établissements nationaux, les diplômes des autres établissements européens. Or si la reconnaissance des diplômes canoniques délivrés par les institutions catholiques relève bien du processus de Bologne, notamment parce qu’elle n’entre pas en concurrence avec les diplômes nationaux, celle des diplômes profanes délivrés par les instituts catholiques s’impose tellement peu que l’Union des établissements d’enseignement supérieur catholique n’en était semble-t-il pas informée, selon La Croix du 19 décembre dernier ! Quelle nécessité d’avoir ajouté cette clause provocatrice, qui constitue un précédent inacceptable, et qui ne peut que soulever les protestations de l’ensemble de la communauté universitaire, soucieuse de défendre les valeurs laïques et républicaines ? En outre, le biais retenu pour cette démarche, à savoir un accord international piloté par le Ministère des Affaires Etrangères, est particulièrement incongru, s’agissant d’établissements avec lesquels les universités françaises entretiennent depuis longtemps, dans plusieurs régions françaises, des liens de proximité et d’actives collaborations : ce type d’accord international, en effet, conduit à rappeler que chaque institut catholique français est, de droit, une implantation universitaire étrangère qui serait, pour tout ce qui concerne le pilotage et l’accréditation des formations, une émanation directe du Vatican. Est-ce bien l’objectif visé par la démarche ?

Monsieur le Président de la République, afin de garantir la sérénité dans les universités et de leur donner les moyens de leur développement au service de la nation, il est souhaitable d’apporter des réponses précises et durables aux questions de fond, de prendre le temps de la réflexion sur la réforme du statut des enseignants-chercheurs et sur la formation des enseignants et de modifier l’accord entre la France et le Vatican afin que les diplômes profanes ne soient pas concernés par cet accord. Nous vous prions de croire, Monsieur le Président de la République, en l’assurance de notre haute considération.

Lionel Collet, Président de la Conférence des Présidents d’université
Simone Bonnafous, Jacques Fontanille,
Vice-présidents de la Conférence des Présidents d’université

Télécharger la lettre au format PDF

IV : Quelques liens :

http://www.sauvonsluniversite.com/

http://www.appeldesappels.org/

http://petitions.alter.eu.org/index.php?petition=1

http://defensedeluniversite.fr/

L’actuel statut des enseignants chercheurs

Le projet de décret

Voilà près de 10 mois que ce blog tourne au ralenti et pourtant, continue d’attirer de nombreux visiteurs. Notre “communauté” a besoin de se structurer, c’est une évidence. Alors au travail ! Toute aide est la bienvenue ! Parlez de ce blog, faites circuler l’adresse et ne croyez surtout pas que cela ne sert à rien : notre petit doigt nous dit qu’un certain ministère surveille tout ceci de très près … Et notre petit doigt est bien informé.

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Et pour les nostalgiques d’un autre blog qui s’est intéressé de manière éphémère à la situation des MCF : Quelques “traces” ici

Bonjour à tous et toutes.

Avant toute chose, je dois féliciter les différents intervenants du blog qui depuis des semaines continuent à livrer leurs positions sur notre statut. Bien que parfois les avis soient partagés, le propos reste courtois. Grande maturité des participants, c’est évident.

Bien que je ne pensais pas que cela soit utile, je me dois aujourd’hui d’expliquer les raisons qui ont conduit au silence de ce blog ces derniers mois. Je découvre dans les commentaires laissés sur ce site une certaine perplexité, à l’instar du message de “François”.

Je suis dans mon droit le plus élémentaire de penser ce que j’ai indiqué plus haut, que cela plaise ou non aux tenants du discourt dominant sur le web droit- universitaire. Autrement dit, je signe et persiste.
Concernant maintenant le blog mcf qui a fermé prématurément, fermeture, au risque de me répéter, n’est pas si anecdotique que cela (Liberté a raison), je ne sais pas non plus qui en était l’auteur. A vrai dire, cela n’était pas essentiel. J’ai trouvé, qu’à l’image de ce que tente de faire Maîtres de conférences, il s’agissait d’un nouveau type de blog qui, via des informations pour les thésards ou post-thésards sur le concours pour les MCF, était devenu en l’espace de peu de temps l’occasion pour des MCF d’aborder des sujets non débattus ailleurs.
Je maintiens que ce blog, non complaisant, n’a pas été suffisamment encouragé et mis en avant ( et pour cause …) par le web droit-universitaire ( qui en connaissait indéniablement l’existence) qui porte volontiers écho à d’autres blogs …
Je maintiens encore qu’aujourd’hui, à part Maître de conférences, la blogosphère droit-universitaire « n’appartient » pas aux MCF qui veulent exprimer un certain nombre de choses. En ce sens, elle n’est pas intéressante pour nous. L’espace s’est rétréci peut être à notre insu. Cet espace ne s’ouvre à vous, même en abordant des sujets de fond, que si vous acceptez d’épouser une certaine logique à laquelle je n’adhérerais jamais.
A bon entendeur …

Non, “François” (et les autres), rassurez-vous, point de complot. L’explication est bien plus basique. On va dire, de manière sobre “un souci de santé”. J’ai, ces derniers mois, à peine fait face à mes obligations professionnelles et donc mis en sommeil ce blog ainsi que le site “En direct des facs de droit”.

Il n’est pas dans mes intentions de fermer ce blog. Je vais au contraire m’efforcer  de le développer, de structurer le propos et, en m’appuyant sur les analyses émises par tous ces derniers mois, tenter de faire une synthèse.

Je pensais, dans un premier temps, que garder l’anonymat permettrait de proposer un blog le plus impartial possible et surtout, un blog qui appartienne à la communauté des maîtres de conférence.

Il semble que je me sois trompé sur ce point. A la lecture de vos messages et mails, on ressent en effet une certaine méfiance : “le ou les auteurs sont ils manipulés ? Ont-il des desseins professionnels personnels ? Ont-ils une couleur politique ?  …”

Il me faut donc répondre à ces craintes :

- Suis-je manipulé ? : si tel était le cas, je ne cache pas que je serai le premier surpris.

- Ai-je des desseins professionnels particuliers ? : non, pas d’agrégation en vue et personne à caresser dans le sens du poil.

- Ai-je une couleur politique ? Non. J’aime juste les mots “éducation nationale”, “service public”, “enseignement supérieur” ….

- Ai-je peur ? Oui, que le ciel me tombe sur la tête.

Pour rassurer François (ou l’inquiéter ;-) ) ce billet sera donc très exceptionnellement signé.

Stéphane Darmaisin - MCF Droit privé – Université de Nîmes

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